<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321</id><updated>2012-02-17T18:53:38.430+01:00</updated><category term='Politique'/><category term='Cinéma'/><category term='Laïcité'/><category term='Cherbourg'/><category term='Religion'/><title type='text'>Les chroniques de Rémy Helpiquet</title><subtitle type='html'>Réflexions politiques et sociétales, au gré de l'actualité, autour de sujets divers.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>114</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8088173664735984859</id><published>2012-02-17T09:02:00.000+01:00</published><updated>2012-02-17T09:02:07.757+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><title type='text'>La dame de fer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Margareth Thatcher est au crépuscule de son existence. Elle vit dans une vieille maison londonienne, surveillée par la police, avec les soins des soins d’une assistante, d’une maîtresse de maison, de la bienveillance de sa fille. L’ancienne Premier ministre a d’autant besoin d’aide et de surveillance qu’elle souffre de la maladie d’Alzheimer. Elle s’entretien régulièrement avec son médecin, et lui garantit que tout va bien. Mais elle ne lui avoue pas qu’elle souffre d’hallucinations de plus en plus fréquentes, et très &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;envahissantes. Elle s’imagine vivre encore aux côtés de son époux Denis Thatcher, pourtant décédé en 2003. Et elle est submergée par ses souvenirs, ceux de sa vie personnelle, de sa carrière politique, son mariage, ses enfants. Et plus les souvenirs reviennent, plus l’angoisse l’étreint, et plus la relation imaginée avec son défunt époux devient oppressante. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On voit la jeunesse laborieuse et modeste de Margareth Thatcher, Elle est fille d’épicier. Elle travaille dur, à la boutique. Elle est reçue à l’université d’Oxford. Très jeune, elle se lance dans la politique, difficilement, et sans succès. Elle n’appartient pas à la haute société de l’aristocratie britannique, détentrice du pouvoir politique. Son mariage avec un jeune entrepreneur ambitieux va lui donner l’assise et la crédibilité nécessaires à son engagement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et vient le temps des succès&amp;nbsp;: élue députée, puis choisie ministre. Avant de briguer la direction de chef du parti, sans y croire, en fait, du fait de ses origines, et parce qu’elle est une femme, juste pour faire bouger les rangs. Mais grâce au travail minutieux de ses conseillers en communication, elle gagne la direction du parti conservateur, et finalement les élections, qui la propulsent au poste de Premier ministre. Pour onze ans de règne. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Margareth Thatcher se souvient, revoit ses combats, ses affrontements&amp;nbsp;: les privatisations, les fermetures de mines, devenues non-rentables, ses intransigeances, contre les mouvements de grève. Elle casse le mouvement syndical, qu’elle voit comme à l’origine de la paralyse du pays. Elle impose une cure d’austérité, réduit les dépenses de l’Etat, entraînant des mouvements sociaux extrêmement durs. Elle juge le remède nécessaire, même s’il fait souffrir le «&amp;nbsp;malade&amp;nbsp;», la nation. Elle libéralise l’économie, la finance, les marchés. D’impopulaire, elle retrouve le soutien du peuple et la popularité, grâce à son inflexibilité et son patriotisme, face à l’Argentine, dans le conflit des Malouines. Mais une certaine rigidité, et les divergences avec son équipe et le parti, sur l’Europe, sur la monnaie unique, la mettront en difficulté, jusqu’à son isolement au sein de son parti, et son éviction du pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Margareth Thatcher sera toujours raillée et moquée du fait de ses origines modestes, y compris parmi ses plus proches collaborateurs. De ces origines modestes, elle tire une éthique individuelle et collective. Elle considère qu’elle n’a rien de volé de ce qu’elle a acquis, qu’elle doit tout ce qu’elle a et ce qu’elle est devenue à ses efforts, à son acharnement, à sa volonté de se surpasser. Contrairement à bien des politiques issus de l’aristocratie, et de bonnes familles, qui détienne leur place dans la société de par leur naissance. Elle croit en la responsabilité individuelle, la nécessité absolue de se prendre en charge, de prendre son destin en main. Elle est convaincue qu’il faut croire en soi, demeurer intransigeant sur ses principes et ses convictions. Elle refuse de se plaindre, et consent à accepter son sort quand les choses ne vont pas aussi bien qu’on voudrait. Elle refuse de tout attendre de l’Etat, de dépendre des aides publiques pour sa subsistance. Le message de Margareth Thatcher est celui de l’éthique de la responsabilité, pour tout citoyen, responsable de son devenir et de son destin, selon ses moyens et ses capacités. Il est une invitation à donner le meilleur de soi-même, à se surpasser. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dans la société d’aujourd’hui, on se demandera parfois à qui profite réellement ce sens individuel de l’effort, si c’est à l’individu, ou si c’est aux dirigeants, aux détenteurs des capitaux, des entreprises. Il n’est pas certain que la responsabilité dans le travail, le dépassement de soi, soient réellement récompensés, que ce soit une éthique profitable à l’individu. Les salaires, bien souvent, ne récompensent pas les efforts, et l’éthique personnelle, quand ils sont au rendez-vous. Il y a d’ailleurs bien plus souvent un laisser-aller dans le travail, où tout le monde finirait par se moquer de tout. C’est un contrat non honoré, un vendeur qui ment pour écouler ses produits, une administration sourde et dogmatique, un travail artisanal mal fait. Il faudrait des pages et des pages pour en donner des exemples, tirés de la vie quotidienne. Sans parler des fraudes en toutes sortes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ne soyons pas trop sombres. Il y a quand-même des choses qui vont bien. Et le message de Margareth Thatcher garde toute sa pertinence. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8088173664735984859?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8088173664735984859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8088173664735984859&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8088173664735984859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8088173664735984859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2012/02/la-dame-de-fer.html' title='La dame de fer'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1816591617119102415</id><published>2012-01-05T03:15:00.000+01:00</published><updated>2012-01-05T03:15:35.922+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Religion'/><title type='text'>Eduquer les jeunes à la justice et à la paix - Benoit XVI</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dans le jardin des origines, selon le livre de la Genèse, Adam et Eve mangent du fruit de l’arbre interdit, ce qui leur vaut la connaissance du bien et du mal. Ce qui leur vaut aussi d’être chassés du jardin, de connaître la souffrance au travail, pour Adam, la douleur de l’enfantement, pour Eve, l’errance, &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et la mort. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Selon une certaine vision théologique, Dieu révèle sa loi et ses volontés, dans le Décalogue, par la première Alliance avec Israël, et par la vie et l’enseignement de son fils Jésus, qui appelle à l’amour du prochain, au service et au don de soi, et à l’obéissance, jusqu’au don ultime de soi la mort. Cette révélation serait ensuite étendue par la Tradition et l’enseignement de l’Eglise, du pape et des évêques. Le chrétien obéirait à cette révélation et à ces lois, et renoncerait à connaître le bien et le mal de par lui-même, contre le péché d’Adam, péché des origines. La vie chrétienne serait finalement une obéissance à une loi donnée par une révélation et une institution. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de la paix, daté du 8 décembre 2011, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Eduquer les jeunes à la justice et à la paix&lt;/i&gt;, le pape Benoit XVI s’adresse aux responsables de l’éducation, parents, au sein de la famille, responsables des institutions éducatives, aux responsables politiques, aux médias. Il entend donner son point de vue sur le fait d’éduquer, qui consiste à &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;conduire hors de soi pour introduire à la réalité&lt;/i&gt;. Il s’agit d’éduquer à la vérité et à la liberté, à la justice, à la paix. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pour Benoit XVI, il existe en tout homme une connaissance innée du bien et du mal. Elle réside pour ainsi dire au fond de la conscience. &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;L’homme se découvre une loi qu’il ne se donne pas lui-même, mais à laquelle il faut obéir&lt;/i&gt;. Ainsi l’homme ne peut ni ne doit faire ce qu’il veut et comprendre le monde, l’existence, de manière anarchique, désordonnée, au gré de ses besoins et de ses envies, au gré de ses désirs de domination. L’homme entend un appel, une requête, au plus profond de lui, qui le conduisent à un certain type d’action, à une responsabilité vis-à-vis de lui-même et d’autrui, à aimer, à faire le bien, aux conditions et réalités du vivre ensemble. L’homme est appelé au plus profond de lui, dans sa conscience, à construire un monde de paix et de fraternité, de justice, de charité, de solidarité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Benoit XVI donne un nom à cette réalité et à cette forme de conscience, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;la loi morale naturelle&lt;/i&gt;. Finalement, on pourrait voir dans cette capacité et ce devoir de l’homme à faire le bien le bénéfice même, l’acquis de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, aux origines de l’humanité, selon ce mythe biblique. L’homme a effectivement acquis une faculté de connaître ce qui est bien et ce qui est mal, une capacité à l’accomplir et à le réaliser. Il le porte au plus profond de lui-même, au cœur de sa conscience. Il doit écouter et entendre sa conscience. Le péché serait le refus, le mensonge, de ces injonctions de la conscience. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Finalement, l’homme n’aurait pas besoin d’un enseignement de type positif, du Décalogue, de l’Evangile, de l’exemple de Jésus, des développements de la tradition de l’Eglise, l’enseignement du pape et des évêques. Il trouverait en lui, en sa conscience, les ressources et le discernement pour accomplir le bien. Il n’aurait pas besoin du christianisme comme religion pour réaliser le bien, un monde plus juste, une existence conforme à la volonté de Dieu, car il pourrait savoir de par lui-même ce qui est bon. Finalement l’homme n’aurait pas besoin de Rédemption&amp;nbsp;: il serait seul face à sa conscience, qui lui ordonne d’agir de manière juste. L’Eglise finalement servirait tout au plus à rappeler, le cas échéant, les grandes lignes d’un agir juste, au gré des circonstances. Mais l’homme porte en lui ce potentiel. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Poussé à l’extrême, ce message de Benoit XVI se verrait comme la révélation d’un christianisme anonyme, à portée de tout homme, qu’il ait connaissance ou non du message porté par la foi chrétienne, car à même de réaliser la volonté de Dieu, car portée au plus profond de lui, dans l’appel de la conscience, les injonctions d’une conscience droite, juste, pour un monde de paix, de justice, de fraternité, de solidarité, pour la dignité de l’homme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ce n’est sans doute pas la volonté de Benoit XVI, que de promouvoir une telle conception, dans son message de paix. Sinon, finalement, il serait hérétique… &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Nous avons dérivé, dans notre pensée. Cette loi morale naturelle serait plutôt vue comme un effet de la Grâce en tout homme, d’un déjà là et un donné à tous de la Rédemption, qui doit trouver son accomplissement et sa plénitude dans la Révélation et la loi de l’Eglise. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais avec cette idée de loi morale naturelle, la foi chrétienne est bel et bien aux antipodes d’une religion qui se verrait comme la simple exigence d’une obéissance assidue à une Révélation, à une loi et à ses interprétations. Tout le contraire de l’Islam. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1816591617119102415?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1816591617119102415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1816591617119102415&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1816591617119102415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1816591617119102415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2012/01/eduquer-les-jeunes-la-justice-et-la.html' title='Eduquer les jeunes à la justice et à la paix - Benoit XVI'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5811839968307517309</id><published>2012-01-03T02:20:00.000+01:00</published><updated>2012-01-03T02:20:01.246+01:00</updated><title type='text'>Soumettre la religion au débat et à la critique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il est une conception militante de la laïcité qui veut cantonner la religion dans le seul champ de la sphère privée. Dans cette ligne, pour ce qui concerne l’Eglise catholique, les prises de position du pape et des évêques, voire de théologiens, ne doivent en aucun cas faire l’objet d’apparitions dans la presse et les médias grand-public. Pour les tenants de cette conception, elles appartiennent au seul domaine confessionnel, et ne regardent en rien la société civile. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il est une autre conception de la religion, qui veut que ce domaine de l’activité humaine soit comme une réserve inviolable. On le voit dans les débats autour de certaines œuvres picturales ou théâtrales. La religion doit être respectée, au titre de sa sacralité, et ne peut en aucun cas servir à alimenter la culture et l’art sous des formes qui ne soient pas respectueuses ou consensuelles, des formes polémiques et sujet à contestation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’Eglise parle et s’adresse au monde. On en tient compte, ou on l’ignore, mais le fait est là. On peut considérer ces prises de position avec mépris et dédain, sur le registre de l’ignorance, ou avec respect. Mais on peut tout autant – mais la chose est moins courante – analyser et critiquer les prises de position de l’Eglise au même titre qu’une prise de position d’un parti politique, d’un syndicat, d’une corporation ou d’une association. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Un texte récent du conseil pontifical «&amp;nbsp;Justice et Paix&amp;nbsp;» se prête fort bien à l’exercice. Car il est de caractère politique. Il ne s’agit pas d’un texte émanant du pape lui-même, ou de conférences épiscopales, mais d’une commission. Mais il a cette particularité qu’il s’inscrit dans une certaine tradition papale de l’Eglise, depuis les années soixante, dans la pensée sociale de l’Eglise. &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d’une autorité publique à compétence universelle&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Tout est dans le titre. L’Eglise entend donner son avis sur la crise financière, en prônant une organisation mondiale commune à toutes les nations. Cette prise de position politique peut être débattue et contestée. Et elle s’y prête bien, car cette proposition de l’Eglise, toute traditionnelle qu’elle soit, se montre pour le moins absurde. L’Eglise veut une gouvernance mondiale, une union de toutes les nations dans une instance de direction commune, pour tout ce qui concerne la paix, la sécurité, le désarmement, le contrôle des armements, les droits de l’homme, les flux migratoires, la sécurité alimentaire, l’environnement. Le bien mondial doit transcender le bien national. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est ignorer la réalité des Etats nations, leur destin, le vouloir-vivre ensemble des peuples qui les constituent, la solidarité interne aux nations, et les incompatibilités, les irréductibilités, ou la simple indifférence entre certaines nations. On se demande en quoi les Etats-Unis accepteraient une gouvernance commune avec la Russie et la Chine, le Mexique avec l’Algérie ou le Bengladesh. Les pays n’ont pas les mêmes cultures, les mêmes systèmes politiques, démocratiques, autoritaires, théocratiques. Bien des nations n’ont rien à voir entres elles. Vouloir les associer, à niveau universel et mondial, relève de la plus totale utopie, pour ne pas dire de la plus grande absurdité. Que l’Eglise apprécie ou n’apprécie pas de se l’entendre dire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sur un tel texte, à caractère politique, il convient de réagir sur ce même plan politique, et l’Eglise perd toute aura sacrée, quand elle intervient sur ces questions. Elle est critiquable. Et on lui reprochera d’autant plus cette théorie qu’on pourrait lui proposer une toute autre vision, sur des bases théologiques et scripturaires. L’Eglise catholique pourrait tout autant prôner, face à la crise, la liberté et l’indépendance des nations face aux systèmes financiers mondiaux, notamment en réduisant leurs dettes et leur dépendance face aux organismes prêteurs. En enracinant, par exemple, ce souci de la liberté et de l’indépendance dans ce même souci de l’expérience de l’Israël ancien, qui sortit d’Egypte, contre l’oppression, pour sa liberté et son indépendance. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On le voit&amp;nbsp;: on peut critiquer l’Eglise, ses prises de position, ses analyses, ses points de vue, en matière politique et sociétale, et même proposer d’autres axes de lectures au sein de sa propre tradition. L’Eglise n’est pas une entité privée, ou sacrée, un monde à part. Elle a droit de cité, et de parole. Mais elle peut et doit faire l’objet de critiques et de contestation, jusqu’à même sur son propre terrain et sa tradition. Et tout autant les positions de l’Islam. Il n’y a pas de terrain sacré, ni d’exclusion de la sphère publique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5811839968307517309?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5811839968307517309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5811839968307517309&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5811839968307517309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5811839968307517309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2012/01/soumettre-la-religion-au-debat-et-la.html' title='Soumettre la religion au débat et à la critique'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3143809096195562852</id><published>2012-01-03T01:01:00.003+01:00</published><updated>2012-01-03T01:02:58.235+01:00</updated><title type='text'>Des affaires de légitimité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 11pt; line-height: 115%; mso-ansi-language: FR; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;Philippe Pétain n’a pas pris le pouvoir par la force, encore moins de manière illégale. Il a été nommé président du Conseil par le président Lebrun, après la démission, et sur recommandation, de Paul Reynaud. Sitôt en poste, il s’est octroyé les pleins pouvoirs, avec l’aval de la Chambre. Ce fut la fin de la 3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; République. Philippe Pétain a choisi l’armistice avec les Allemands, plutôt que d’installer le gouvernement en Afrique du Nord, et d’entamer la résistance avec les alliés, sur les bases de l’empire colonial. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;S’en est suivi un régime autoritaire, avec le pouvoir aux mains d’un seul individu, un régime à la pensée unique, ne tolérant la présence d’aucun parti politique. Un régime de collaboration avec l’envahisseur allemand, fournissant main d’œuvre et matières premières, soutien financier, et acceptation d’une occupation militaire, et abandon de souveraineté. Un régime policier, avec l’appui de milices, pratique de la torture. Un régime raciste, avec la mise à l’écart, puis l’arrestation et la déportation de dizaines de milliers de juifs. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;Ce régime tiendra quatre ans. Il va bénéficier du soutien de la population que peu de temps, à peine une année. Très vite, la résistance va s’organiser. De manière disséminée, dans un premier temps, par affinités et sensibilités politiques, par cooptation. Le général de Gaulle, depuis l’Angleterre, puis depuis l’Afrique du Nord, organisera et unifiera cette résistance. Illustre inconnu, au début de la guerre, il acquerra, en quelques années, une autorité et une popularité auprès d’une grande majorité de français. Au point de bénéficier de toute la légitimité requise pour réorganiser la nation au sortir de la guerre, pour négocier avec le libérateur américain, empêchant une mise sous tutelle administrative et militaire, pour restaurer la République, et organiser des élections. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;Charles de Gaulle a restauré la République, mettant pour ainsi dire entre parenthèse quatre années d’un régime finalement à part dans l’histoire du pays. Mais on peut se poser la question de la légitimité de De Gaulle, contre celle du Maréchal Pétain. Ce dernier a accédé au pouvoir par voie légale, ce qui lui a valu d’ailleurs la reconnaissance internationale jusqu’au terme de son mandat. Tandis que de Gaulle pouvait être considéré comme un opportuniste, un dictateur, un individu profitant de la situation, pour prendre le pouvoir et instaurer à son tour une dictature personnelle. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;Ni Philippe Pétain ni Charles de Gaulle n’ont bénéficié de la légitimité du suffrage universel. Pétain a été nommé à la tête du pays, sans avis du peuple français, par les urnes. Il a opéré un véritable basculement politique de son propre chef, sans que la population n’ait été consultée, et n’ait donné son mandat. Charles de Gaulle a instauré ses vues à la sortie du conflit avec l’appui d’une extraordinaire popularité dans l’opinion publique, mais lui non plus sans la légitimité des urnes. Aux deux périodes, l’heure était à l’urgence et à la crise. Il n’y avait finalement pas le temps de consulter le peuple français. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;Et pourtant, on dira que Charles de Gaulle avait toute légitimité, et non Philippe Pétain. Parce que ce dernier a négocié et signé l’armistice, qu’il a consenti à la présence d’une armée d’occupation, et livré la souveraineté nationale à une nation étrangère. La France n’était plus une nation libre et indépendante sous le mandat de Pétain. Dans ces conditions, son pouvoir n’était pas légitime. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;La légitimité était du côté de l’indépendance, de la résistance à l’envahisseur, le refus de la soumission, de la servitude, à une nation étrangère. Elle était du côté de la résistance, de chacun de ses membres, de ses chefs de réseaux, et de sa hiérarchie, et bientôt, au sommet, Jean Moulin et le Général de Gaulle. Parce que de Gaulle a organisé la résistance, et refusé la perte d’indépendance, et défendu et restauré la souveraineté nationale, il a acquis la légitimité politique. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman; font-size: small;"&gt;  &lt;/span&gt;Ce sont le suffrage, le choix des urnes, qui donnent la légitimité au pouvoir politique, depuis la Révolution française. Mais plus encore, c’est le choix et la défense de l’indépendance nationale, de la souveraineté, qui assurent cette légitimité. Mais cette réalité ne sera peut-être plus de mise dans l’Europe de demain, si le gouvernement concède des pans de souveraineté à Bruxelles, en matière fiscale, en gouvernance économique, en diplomatie, en défense. Et le peuple français n’est plus consulté quand il s’agit de décider des choses de l’Europe.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3143809096195562852?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3143809096195562852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3143809096195562852&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3143809096195562852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3143809096195562852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2012/01/des-affaires-de-legitimite.html' title='Des affaires de légitimité'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1804664603611621668</id><published>2011-12-19T17:08:00.000+01:00</published><updated>2011-12-19T17:08:12.682+01:00</updated><title type='text'>A propos de Vaclav Havel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Qui, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, se révèle le plus compétent pour la fonction présidentielle&amp;nbsp;? Des instituts de sondage posent régulièrement la question aux Français. C’est aussi un sujet de discussion récurrent, «&amp;nbsp;dans les chaumières&amp;nbsp;». A l’actuel président, certains reconnaissent sa fermeté, son sang-froid, sa volonté, son autorité, sa disposition à rassembler, sa stature européenne et internationale, sa capacité à gérer les crises de l’Europe et de l’euro. D’autres sont plus critiques sur les volets de la justice sociale et fiscale. François Hollande peut être perçu comme un bon économiste, un homme soucieux de justice sociale, mais on lui reprochera son manque de stature internationale, sa propension à la dépense publique, et surtout sa mollesse, un certain manque d’affirmation, son indécision. On lui reprochera aussi son manque d’expérience, lui qui ne fut jamais ministre. La question de la compétence entre les deux candidats en lice pourrait être une question importante durant la campagne, un fer de lance pour une certaine frange de l’opinion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy est avocat, de formation, a fait aussi des études en sciences politiques. François Hollande a fait des études en droit, en sciences politiques, à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris, HEC. Il est également diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration, l’ENA. Vaclav Havel, qui grandit dans la Tchécoslovaquie communiste, n’eut pas accès, de par ses origines bourgeoises, à une formation universitaire. Il suivit des cours d’économie, dans le cadre d’un baccalauréat. Passionné par le théâtre, il exerça les métiers de machiniste et d’éclairagiste, mais aussi de manœuvre. Il fut bien sûr auteur de nombreuses pièces de théâtre, et essayiste. Ses orientations politiques et sa propension à critiquer le régime communiste le conduisirent plusieurs fois en prison. Mais il connaîtra un grand succès populaire. On admirera en lui sa vision de la société, son analyse sans concessions du communisme, sa conscience morale. En décembre 1989, il sera élu président de la République, réélu en juillet 1990, en 1993, pour la Tchéquie, après la scission d’avec la Slovaquie, puis de nouveau en 1998. Vaclav Havel était simplement auteur et écrivain. Et il exerça pourtant plusieurs mandats de président de la République. Il n’avait pas de formation en droit, en administration, en diplomatie, en sciences politiques, et si peu en économie. Et pourtant, il siégea à la destinée de son pays. Il avait la vision, mais sur les plans purement techniques de la fonction présidentielle, comment a-t-il bien pu s’y prendre&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et nos deux candidats favoris&amp;nbsp;? Ils ont de la compétence, sur ce même plan technique, à quelques défauts prêt. Mais ont-ils de la vision, de ce qu’est la société française, de ce qu’est l’Europe, de ce qu’est l’homme, de ce qu’est le monde&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1804664603611621668?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1804664603611621668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1804664603611621668&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1804664603611621668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1804664603611621668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/propos-de-vaclav-havel.html' title='A propos de Vaclav Havel'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4805884968359945415</id><published>2011-12-17T12:59:00.002+01:00</published><updated>2011-12-17T12:59:50.555+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cherbourg'/><title type='text'>TGV normand</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Cherbourg rêve de son tgv depuis bientôt vingt ans. L’idée a été lancée au début des années 1990, puis abandonnée, dix ans plus tard, faute de rentabilité. Mais Nicolas Sarkozy est revenu sur le projet en 2009. Le président de la République souhaitait la création d’une ligne tgv qui desservirait le bassin de la Seine, jusqu’à Rouen et le Havre, avec l’option d’une bifurcation vers Caen, et le prolongement sur la ligne classique, jusqu’à la pointe du Cotentin. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce nouveau projet d’un tgv bas-normand a alors été inscrit dans les perspectives du Grenelle du l’Environnement, qui visait la création de 2000 kilomètres de lignes nouvelles. Plusieurs comités de pilotage ont été lancés. Un débat public se tient actuellement, jusqu’en février 2012, avec plus de 23 réunions prévues. Trois projets de tracés sont actuellement à l’étude, avec la création de nouvelles gares. Il serait question d’un train roulant à 250 km/h. L’inauguration de la ligne serait prévue entre 2017 et 2025. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce TGV bas-normand serait une extraordinaire opportunité pour les régions Haute et Basse Normandie, pour les entreprises, pour le tourisme, pour les voyageurs. A terme, les deux régions seraient reliées au réseau national et européen, ce qui faciliterait les échanges et les communications. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ce projet de TGV est là sans doute une belle utopie, et il est fort probable qu’il ne verra en fait jamais le jour. Parce que la SNCF et Réseau Ferré de France croulent sous les dettes. Les deux entreprises confondues accusent un déficit annuel de 1 à 1, 5 milliards d’euros. Le gouvernement exclu tout appel aux contribuables pour résoudre cette crise. Les deux entreprises ont pour projet de ramener l’équilibre à l’horizon&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;2020. Car si rien n’est fait dès maintenant, le déficit atteindra 61 milliards d’euros en 2025. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Des mesures d’économie sont envisagées, notamment l’alignement des salaires des cheminots sur ceux du privé, et l’alignement des cotisations sur celle du droit commun. Il est aussi envisagé de recruter les salariés de moins de 30 ans hors statut du cheminot. Mais ces projets restent aléatoires, car l’opposition syndicale pourrait être virulente. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et les économies se feront largement sur le gel des projets d’extensions de lignes. Les lignes Le Mans-Rennes et Tours-Bordeaux, d’ors et déjà engagés, seront maintenus. Mais les autres seront très certainement reportées, sinon abandonnées.&amp;nbsp;Les dépenses prévues concernent, à terme, la rénovation d’un réseau national devenu largement vétuste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le TGV bas-normand n’échappera pas à cette cure d’austérité. Son coût est estimé entre 8 et 12 milliards d’euros. Hors de portée des finances de la SNCF et de Réseau Ferré de France. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il ne faut pas rêver. Les concertations et groupes de travail se poursuivront un temps. Mais le projet sera tout simplement reporté, sinon de nouveau enterré. A moins qu’un gouvernement, ou que l’Europe, ne décident d’une relance par des projets d’infrastructures ambitieux. Rien n’est moins sûr toutefois que les deux Normandie ne soient considérées comme des priorités nationales ou européennes. Et l’heure est plutôt à la réduction des déficits. Pas aux politiques de relance par l’investissement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Trois heures de trajet seront encore certainement longtemps nécessaires pour rallier Cherbourg à la capitale. On dira que rien quasiment n’aura changé depuis plus d’un siècle. La crise est passée par là. C’est la réalité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4805884968359945415?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4805884968359945415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4805884968359945415&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4805884968359945415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4805884968359945415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/tgv-normand.html' title='TGV normand'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-429602438736273557</id><published>2011-12-15T10:46:00.002+01:00</published><updated>2011-12-15T10:46:58.291+01:00</updated><title type='text'>Grève des enseignants</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La quasi-totalité des syndicats enseignants a appelé aujourd’hui à un mouvement de grève, et à des rassemblements un peu partout en France. Les formations syndicales entendent protester contre la prochaine réforme des méthodes d’inspection et d’évaluation des enseignants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jusque là assurées par les inspecteurs d’académie, ces inspections seraient désormais prises en charge par les chefs d’établissements eux-mêmes, dans les lycées et les collèges. Elles auraient lieu à fréquence beaucoup plus rapprochées, tous les trois ans, contre sept ans en moyenne aujourd’hui. Le chef d’établissement évaluerait la qualité et les contenus de l’enseignement, mais aussi l’implication du professeur dans le projet d’établissement, et sa capacité à faire évoluer les élèves. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi, un chef d’établissement, même secondé par un inspecteur spécialiste de la discipline, serait enclin à apprécier de par lui-même la qualité des contenus d’un enseignement. Pour exemple, un ancien conseiller principal d’éduction, ou un ancien professeur d’arts plastiques, ou un professeur documentaliste, devenu chef d’établissement, serait habilité à porter un jugement sur les contenus d’enseignement d’un professeur de mathématiques, de lettres, de langues anciennes, de sciences physiques, ou même de sport. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce ne sont plus, dans l’optique de cette réforme, les savoir des enseignants, leur maîtrise des sujets et des questions, leur aptitude pédagogique à structurer un cours, à expliquer, à transmettre des connaissances, qui seront ainsi appréciés, car l’examinateur final, le chef d’établissement, n’aura pas les connaissances requises, au même titre qu’un inspecteur, dans le système actuel, spécialiste du sujet. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce qui sera pris en compte, finalement, ce sera l’enthousiasme de l’enseignant à s’impliquer dans un projet d’établissement, son dynamisme, ses initiatives, à organiser des actions pédagogiques, des sorties ou des voyages avec les élèves. L’enseignant ne sera plus considéré comme un dispensateur du savoir et des connaissances, mais comme un animateur socioculturel. Et il aura intérêt à se trouver dans les bonnes grâces du chef d’établissement, au risque de se voir pénalisé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce projet consacre une dérive de la vision du rôle de l’enseignant, l’animateur contre le spécialiste d’un savoir et de sa transmission. Il s’inscrit également dans une évolution en cours, qui pourrait se concrétiser dans les années à venir, à l’image de la récente réforme des universités. Les lycées et collèges iraient vers une plus grande autonomie. Plus encore que d’évaluer, les proviseurs et principaux auraient également pouvoir de recruter, sur présentation de cv, de lettre de motivation, sur recommandation, sur réputation, leurs enseignants. Comme pour la fonction publique territoriale, les enseignants seront reçus à un concours, mais ils devront trouver eux-mêmes leur affectation, et la gagner, par leur capacité de persuasion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dans cette ligne d’évolution, on peut supposer que bientôt, au nom de leur autonomie, les chefs d’établissement auront également tout pouvoir pour se séparer d’un enseignant qui ne leur donnera pas satisfaction, pour des raisons de convenance personnelle, ou pour des problèmes de compétence, dans la transmission des savoirs, ou dans l’aptitude à tenir une classe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ces enseignants jugés mauvais n’auront d’autre perspective que de présenter leur candidature à des chefs d’établissement qui peineront à recruter, dans des zones sensibles où personne n’aura désir d’aller travailler. On arrivera ainsi, et très vite, à un système d’enseignement à deux vitesses&amp;nbsp;: des établissements d’élite, avec des populations d’élèves sans problèmes, avec les bons enseignants, et des établissements de seconde zone, avec des élèves à problèmes, défavorisée, avec de mauvais enseignants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les collèges et lycées se transformeront peut-être à terme en entreprises, gérées selon le bon vouloir des chefs d’établissement, qui évaluera et recrutera ses équipes. Cette réforme à moyen terme appauvrira le rôle de l’enseignant, et renforcera l’inégalité scolaire. L’assouplissement de la carte scolaire consacrera cet état de fait. C’en sera fini d’une école de l’égalité des chances. Mais la pente est peut-être largement prise, indépendamment de ces évolutions à venir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-429602438736273557?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/429602438736273557/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=429602438736273557&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/429602438736273557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/429602438736273557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/greve-des-enseignants.html' title='Grève des enseignants'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1707733426611273687</id><published>2011-12-14T05:24:00.000+01:00</published><updated>2011-12-14T05:24:30.556+01:00</updated><title type='text'>Retraites</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il y a tout juste un an que le décret d’application de la réforme des retraites a été promulgué, le 10 décembre 2010. Comme tous les pays européens, la France a choisi de reporter l’âge légal de départ à la retraite. Il reculera ainsi de deux ans, d’ici 2018. La durée de cotisations est également rallongée, passant à 41, 5 ans. Et le taux plein, sans décote, pour ceux qui n’auront pas suffisamment cotisé, est reporté de 65 à 67 ans. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Réforme dure pour certains, du fait du nombre d’annuités requises pour un taux plein, timide et insuffisante pour d’autres. Les pays européens tendent à faire reculer l’âge légal encore plus loin, le reportant progressivement à 67 ans en Allemagne, 68 ans au Royaume-Uni, 67 ans en Espagne et Italie. Angela Merkel exprimait récemment le souhait d’une harmonisation de cet âge légal à toute la zone euro. Il se pourrait alors fort bien que la France se conforme à cette demande, dans les années qui viennent. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Cette réforme s’avère peut-être nécessaire du fait de l’allongement de l’espérance de durée de vie. Elle pose le problème de la productivité effective des séniors, avançant dans l’âge, dans certains métiers, quand avec les années, la force de travail, l’endurance, la motivation, la capacité d’adaptation, l’élan et l’énergie pour l’action ne sont plus les mêmes qu’à trente ans. Cette question de la productivité vaut encore bien plus pour certains métiers physiques, et en particulier les métiers pénibles, demandant des efforts physiques conséquents, une robustesse, l’exposition aux intempéries, le travail à horaires décalés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et de ce fait, dans bien des situations, les entreprises ne sont pas intéressées par les séniors. Le taux d’emploi des 55-69 ans, fin 2009, était particulièrement bas, 39% seulement. Et seulement 17, 1 % des 60-64 ans sont en emploi. Les entreprises se séparent volontiers de leurs séniors, et n’en recrutent pas. Et aussi parce qu’ils coûtent cher, en terme d’ancienneté. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les derniers gouvernements ont mis en place des mesures successives pour favoriser leur emploi, en particulier des exonérations de charges pendant un an pour l’embauche d’un salarié de plus de 55 ans. Mais rien n’y fait&amp;nbsp;: le chômage des séniors reste endémique. Et les chiffres ne vont pas en s’améliorant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce qui signifie concrètement que l’assurance chômage prendra tout simplement le relais de l’assurance retraite. Les salariés devront travailler plus longtemps, mais en fait, ils seront chômeurs plus longtemps. Et leur traitement final, en termes d’indemnité retraite, n’en sera que réduit, du fait d’années de cotisations perdues. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les entreprises ne sont pas citoyennes. Elles défendent leurs intérêts. Les séniors coûtent chers, et sont parfois moins productifs. Mais il faudra finalement trouver d’autres financements à l’assurance chômage, pour mieux indemniser les séniors ainsi lésés. La loi du 10 décembre 2010 a timidement augmenté certains prélèvements sur le capital, haut-revenus, stock-options, à destination des retraites. Il faudra sans doute faire de même pour l’assurance chômage, et aller plus loin dans la taxation du capital. Et peut-être même taxer les entreprises, quand elles se séparent trop vite de leurs séniors. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sauf à avoir un taux élevé de séniors vivant misérablement, en attendant une retraite qui n’en sera qu’amenuisée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1707733426611273687?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1707733426611273687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1707733426611273687&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1707733426611273687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1707733426611273687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/retraites.html' title='Retraites'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-794237513006956325</id><published>2011-12-13T07:45:00.000+01:00</published><updated>2011-12-13T07:45:18.523+01:00</updated><title type='text'>Etrange patriotisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pour Marine Le Pen, candidate du Front National aux prochaines élections présidentielles, la donne politique a changé, en France. Il n’y a plus vraiment de clivage entre la gauche et la droite. Ces deux formations traditionnelles représentent finalement la même orientation politique, qui est celle de la mondialisation. Seuls des sujets périphériques, tels le mariage homosexuel ou le droit de vote des étrangers, les distinguent. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce qui fonde aujourd’hui le principal clivage politique, en France, selon la leader frontiste, c’est la mondialisation contre le nationalisme, préférant d’ailleurs au terme de nationalisme celui de patriotisme, autrement dit l’amour de la nation, l’amour de la France. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il y aurait donc d’un côté ceux qui prônent une politique axée sur le libre échange au niveau mondial, une politique foncièrement européenne, voire fédéraliste, et les partis qui aspirent à un recentrage sur la nation, sur la patrie, sur la France, son autonomie, son indépendance, sa souveraineté, la défense de ses intérêts, le patriotisme économique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Qui dit patriotisme économique dit entre autres soutien et promotion de l’économie nationale, par la relance de sa production intérieure, par le développement et la promotion de ses usines et manufactures, par l’achat de produits &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;made in France&lt;/i&gt;. Le patriotisme économique est lui-même enraciné dans un patriotisme plus large, un patriotisme de cœur, un amour réel de la nation, de son identité, et de ses valeurs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sur un tout autre registre, le journal Télérama révèle, relayé par le journal le Monde, que la chroniqueuse et humoriste de France Inter, Sophia Aram, bénéficierait actuellement d’une protection policière. Elle aurait reçu des menaces et des insultes à répétition, suite à des propos tenus sur le Front national, et envers Jean-Marie Le Pen, dans une de ses chroniques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Toujours selon le journal le Monde, un autre humoriste, Mathieu Madénian, ferait l’objet de mêmes tracasseries, pour des propos peu appréciés par le Front National, qui le poursuit d’ailleurs en justice, pour injures publiques. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On renvoie ici à l’édition du Monde du lundi 12 décembre pour saisir la teneur exacte de leurs propos, qui ne manquent pas d’une certaine outrance, d’un certain point de vue, en les expressions de &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;gros cons&lt;/i&gt;, et &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;fils de pute&lt;/i&gt;, quand il s’agit des électeurs du Front national. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On ne soutient pas, disons-le, les expressions employées par ces humoristes, car les membres du Front national font partie intégrante du paysage politique français, sont membres à part entière d’une nation qui prône la liberté politique et la liberté de pensée, et ont droit tout autant de considération et de respect que tout autre représentant de n’importe quel autre parti. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais les réactions de certains militants du Front national ont quelque chose d’inquiétant et de peu rassurant, non quand ils saisissent les tribunaux, mais quand ils professent menaces et insultes, au point de mettre à mal la sécurité de leurs adversaires, à point tel que leurs adversaires soient contraints de faire appel à une protection policière. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et on se demande justement de quel patriotisme, de quel amour de la nation, peut se revendiquer le Front national, quand on le voit à l’œuvre face à une certaine contestation, face à certains de ses adversaires. De l’amour de la nation, ici, on entend l’amour de la France en ses valeurs fondamentales de liberté, égalité, fraternité, et ce dernier qualificatif, en particulier, celui bel et bien de la fraternité. Ce n’est pas dans la menace et l’insulte que s’exerce la vertu de la fraternité, valeur fondatrice de notre république. Et on se demandera alors de quel patriotisme peuvent réellement se revendiquer les militants du Front national, si ce n’est pas plutôt un nationalisme exacerbé, fondé sur la haine de ceux qui ne pensent pas et n’agissent pas comme eux, haine de ce qui ne relève pas de leur propre identité et conception des choses. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais si on le dit pour ces militants, qui présentent un visage trouble de l’identité française, on peut finalement le dire aussi de ces humoristes, et regretter leurs propos outranciers. On peut être en désaccord avec des adversaires. Mais il y a manière de le dire. Le respect de celui avec qui on n’est pas d’accord constitue tout autant une des composantes de la fraternité à la française. L’humour doit savoir également faire preuve… d’humour. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-794237513006956325?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/794237513006956325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=794237513006956325&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/794237513006956325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/794237513006956325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/etrange-patriotisme.html' title='Etrange patriotisme'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5290418033328420212</id><published>2011-12-10T17:26:00.000+01:00</published><updated>2011-12-10T17:26:04.923+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Laïcité'/><title type='text'>Reconnaissance de diplômes</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;En vertu du d&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-weight: normal; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;écret n° 2009-427 du 16 avril 2009, consécutif à des accords entre la République française et le Saint Siège, les diplômes de baccalauréat canonique, licence, master et doctorats, délivrés par les établissements d’enseignement catholique supérieurs privés, ont désormais valeur d’équivalence avec les diplômes de l’université française d’Etat. Cet accord répond à une harmonisation engagée à Lisbonne, le 11 avril 1997, &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style="color: #2c2f36;"&gt;"sur la reconnaissance des qualifications relatives à l'enseignement supérieur dans la région européenne". &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="color: #2c2f36;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi, des études en théologie, histoire de l’Eglise, droit canonique, bible, patristique, seront désormais validées par la République, et vaudront un diplôme en psychologie, philosophie, mathématiques, droit, et toutes les nombreuses matières aujourd’hui enseignées par l’université. Et le détenteur d’une licence en théologie, décernée par un institut catholique, de Paris ou de province, ou le Centre Sèvres de Paris (université jésuite), pourra &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-weight: normal; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;postuler à un concours d’Etat de catégorie A. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-weight: normal; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;En fait, jusqu’alors, on pouvait déjà obtenir un diplôme supérieur en théologie, reconnu par l’Etat, par le biais de l’université de Strasbourg, en vertu du Concordat. En ce sens, l’accord passé entre le République et le Saint Siège n’innove pas entièrement, sinon dans le fait qu’il étend cette prérogative jusque là réserve à l’université de Strasbourg, à toutes les universités privées catholiques de France qui enseignent la théologie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-weight: normal; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;Cette mesure va poser un problème en termes de reconnaissance du savoir-faire réel et de la compétence d’un détenteur de ces diplômes. Car les universités catholiques françaises ne forment pas seulement des étudiants soucieux de développer des connaissances en théologie et disciplines annexes. Elles forment également de futurs ecclésiastiques, des religieux et religieuses. Ces étudiants ne sont pas insérés dans ces cursus de formation en vertu d’une capacité intellectuelle, mais de celui d’une élection. C’est la reconnaissance d’une vocation, par la hiérarchie religieuse, qui déclenche un processus de formation nécessaire au statut religieux. Or, rien ne dit qu’un ou une étudiante religieux en théologie ait des capacités intellectuelles effectives. On peut alors se demander s’il obtiendra oui ou non un diplôme au terme de son cursus, si son niveau intellectuel est faible. Et si c’est le cas, il obtiendra un diplôme à valeur universitaire, reconnu par l’Etat, alors qu’il n’en aura pas la capacité. C’est le problème de la sélection par la compétence qui se pose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-weight: normal; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;Et on peut s’interroger aussi sur la pertinence de reconnaître comme savoir officiel, au même titre que le droit, la philosophie, les sciences, une discipline comme la théologie, fondée d’emblée sur une foi, sur des croyances, celles en l’incarnation, en la rédemption, en la révélation… On peut foncièrement s’interroger sur le bien-fondé de telles études, au regard de la culture contemporaine. Ces disciplines ne sont pas dénuées de valeur. Elles appartiennent même à l’histoire de notre nation, à son patrimoine culturel et intellectuel. Elles sont complexes, ardues, et imposent des développements conséquents, un champ de compétence, un vaste réseau de savoir-faire, mais elles restent subjectives, liées à une croyance. On peut se demander si un diplôme fondé sur une foi peut avoir même valeur qu’un diplôme fondé sur un savoir positif, objectif ou scientifique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-weight: normal; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;On peut s’interroger aussi sur la tournure d’esprit que pourraient avoir des étudiants formés aux disciplines théologiques, emprunts des valeurs de l’Eglise, notamment dans les disciplines éthiques, morales et politiques. La question se pose tout particulièrement quand ces étudiants revendiqueront des postes dans la fonction publique, par le biais des concours. Ils pourraient devenir plus que jamais de fidèles porte-parole d’une institution religieuse, de ses valeurs, ceux de l’Eglise catholique, dans une société française à vocation laïque. On déplorerait un tel fait pour des candidats de formation islamique. On peut tout autant le déplorer pour des candidats de formation catholique, au nom d’une certaine idée de la laïcité. Et peut-être qu’un jour des universités islamiques se créeront en France, et revendiqueront la même équivalence de diplômes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Calibri&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-weight: normal; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-theme-font: minor-bidi; mso-hansi-theme-font: minor-latin;"&gt;Cet accord entre la République et le Saint-Siège répond à une dynamique européenne, mais s’harmonise finalement assez mal avec les principes de laïcité et de reconnaissance par la compétence de la République française. Mais c’est trop tard&amp;nbsp;: le décret est entré en application. Cela s’est fait dans une certaine discrétion et une certaine confidentialité. La mesure méritait un débat plus ample. &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5290418033328420212?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5290418033328420212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5290418033328420212&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5290418033328420212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5290418033328420212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/reconnaissance-de-diplomes.html' title='Reconnaissance de diplômes'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6993105891504784345</id><published>2011-12-08T10:59:00.000+01:00</published><updated>2011-12-08T10:59:35.681+01:00</updated><title type='text'>A propos du mesage de Benoit XVI, à l'occasion de la journée mondiale des migrants et des réfugiés</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dans son message du 15 janvier 2012, pour la Journée Mondiale des Migrants et des Réfugiés, le pape Benoît XVI exhorte ses fidèles à accomplir une nouvelle évangélisation. Il intervient dans le contexte de mobilité croissante et de mondialisation des échanges, tant dans les moyens de communication que par l’ouverture des frontières et les flux migratoires. Il a un souci tout particulier pour ces migrants, notamment ceux passant des pays pauvres aux pays développés. Le message s’adresse ainsi aux migrants, aux réfugiés, aux étudiants étrangers.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les membres des communautés chrétiennes sont appelés à jouer un rôle tout particulier, à prendre conscience de la situation de ces nouveaux arrivants, à prendre des responsabilités à leur égard, et à se montrer créatifs. Et ceci sur trois niveaux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les chrétiens ont d’abord un devoir de proposer un accueil concret et matériel, l’accès aux besoins fondamentaux, logement, travail, insertion dans la société. Ils sont invités à mettre en place des &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;programmes d’action politiques, économiques et sociaux&lt;/i&gt;. Ils doivent avoir le souci évangélique de l’accueil du prochain, qui se fait ici dans la personne du migrant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Deuxième niveau d’intervention&amp;nbsp;: le dialogue, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes.&lt;/i&gt; Le pape prône ainsi un modèle de société de cohabitation apaisée et respectueuse, marquée par la rencontre et par la considération mutuelle. Les chrétiens ont un rôle premier à jouer en ce sens, en favorisant et suscitant le dialogue avec les nouveaux venus, dans la convivialité, l’estime réciproque. Ils doivent prôner l’espérance, la paix, la solidarité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et le pape demande un troisième niveau d’action. Plus encore qu’à l’assistance, au dialogue, les chrétiens sont invités à proposer une annonce explicite du Christ et de leur foi. &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Il est nécessaire de trouver à leur égard des modalités adéquates afin qu’ils puissent rencontrer et connaître Jésus Christ et faire l’expérience du don inestimable du salut&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Benoit XVI s’inscrit dans la ligne prônée par le concile Vatican II, en particulier le premier paragraphe de la constitution &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Lumen Gentium, &lt;/i&gt;dès les années soixante&amp;nbsp;: unifier le genre humain autour de la foi chrétienne, autour de la connaissance, la reconnaissance et l’adhésion au Christ. &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Il faut en effet que tous les hommes, désormais plus étroitement unis entre eux par les liens sociaux, techniques, culturels, réalisent également leur pleine unité dans le Christ&lt;/i&gt; (LG 1). Dans son message, Benoit XVI reprend la même perspective. Il veut que la foi chrétienne et l’Eglise soient &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;référence unifiante&lt;/i&gt; dans les sociétés, et au niveau mondial, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;une seule famille de frères et de sœurs&lt;/i&gt;. Et il veut une annonce explicite du salut en Jésus-Christ. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Trois niveaux d’intervention, pour les chrétiens&amp;nbsp;: les conditions matérielles, le dialogue et l’unité respectueuse des différences, et l’annonce explicite de la foi. Il y a donc une volonté certaine d’évangélisation, mais qui se veut réaliste et pragmatique, se sachant capable d’en rester au seul niveau d’une bonne cohabitation entre gens aux religions et cultures différentes, cohabitation faite de respect et d’estime réciproques, sur des valeurs de fraternité et de paix. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;En lisant ce texte, on reconnaîtrait volontiers les valeurs prônées par les moines martyrs de Thibérine, en Algérie, mis en avant dans le film de Xavier Beauvoir, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;des Hommes et des Dieux&lt;/i&gt;. C’était bien là finalement ce qu’ils réalisaient auprès des populations musulmanes de ce pays, tant en termes d’éthique que de développement économique. Les chrétiens sont appelés à ces mêmes réalisations et à ce même idéal de paix et de fraternité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Au niveau des Etats, il en va tout autrement. Benoit XVI ne s’interroge pas sur les conditions et les contraintes réelles de l’immigration, pour les pays développés. En termes de coûts pour la collectivité, en aides sociales, en logements, pour la santé, pour l’éducation. Même si là-dessus les avis divergent, coût pour certains, bénéfice pour d’autres. En termes d’intégration et d’assimilation aux valeurs et idéaux du pays dans lequel les migrants s’installent, avec tous les risques politiques de l’opinion que représente aujourd’hui une immigration mal contrôlée, en particulier la montée des extrémismes de droite. En termes de besoins économiques d’une société, dans leur offres concrètes d’emploi, face à une montée accrue du chômage qui touche en premier les propres travailleurs de ces pays dits riches. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’Eglise ne tient pas compte de la réalité des nations, finalement, dans son discours, et dans son projet universaliste. Ce qui rend son discours un peu inadapté, finalement, mais utopiste, très certainement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-6993105891504784345?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/6993105891504784345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=6993105891504784345&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6993105891504784345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6993105891504784345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/propos-du-mesage-de-benoit-xvi.html' title='A propos du mesage de Benoit XVI, à l&apos;occasion de la journée mondiale des migrants et des réfugiés'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4302802414864019082</id><published>2011-12-05T03:07:00.002+01:00</published><updated>2011-12-05T03:07:55.234+01:00</updated><title type='text'>Réforme du RSA</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’idée a été lancée en mai dernier par Laurent Wauquiez, alors ministre des affaires européennes, de conditionner l’octroi du RSA à un service social de cinq heures hebdomadaires, non rémunérées, et obligatoires. Il s’agissait de lutter contre l’assistanat, vu comme un cancer de la société française. Laurent Wauquiez déplorait ainsi qu’une famille bénéficiaire des minimas sociaux pouvait profiter de meilleurs revenus, sans rien faire, que la même famille sous le régime du SMIC. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le projet lancé par le ministre a été aussitôt suivi d’un tollé général, y compris dans la majorité gouvernementale, et jusqu’à Matignon, quand François Fillon a fustigé un ministre s’égarant loin de ses prérogatives, et qui voulait se faire sa propre promotion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’idée aurait donc du en rester là, et pourtant, quelques six mois plus tard, elle a été reprise par le président de la République. Façon sans doute déguisée, dès mai, de préparer l’opinion publique à la réforme. Le président lançait alors, à titre expérimental, dans une dizaine de départements, le bénéfice d’un RSA s’accompagnant d’un contrat unique d’insertion de sept heures de travail hebdomadaire. Avec un changement notoire, face au projet initial du ministre&amp;nbsp;: les heures de travail seront rémunérées à hauteur du SMIC. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi, un bénéficiaire du RSA, qui perçoit actuellement 411 euros, recevra un supplément de 136 euros pour le travail effectué. La mesure ne concernera qu’une partie des bénéficiaires, ceux jugés aptes à travailler, qui ne souffrent ni de problèmes physiques ou psychologiques, un tiers des allocataires environ. Les tâches à venir ne sont pas encore clairement définies, mais elles concerneront aussi bien la surveillance de la sortie des écoles, que la collecte des déchets, le nettoyage, la maintenance du patrimoine, ou l’accueil dans les services publics. Le coût de la mesure est estimé à 450 millions d’euros. Elle imposera toute une logistique, pour imaginer les types d’emploi possibles, le suivi administratif, l’encadrement et le suivi sur le terrain. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La mesure se veut un électrochoc contre l’assistanat. Elle considère le travail comme le simple fait d’assurer des heures d’activité en échange d’une rémunération. Or le travail est bien plus que cela. C’est avant tout une dignité. Cette dignité s’acquiert dans une reconnaissance, celle des collègues, de la hiérarchie, un statut, des droits garantis, la possibilité de monter dans une hiérarchie, selon le mérite, la reconnaissance du regard du travailleur sur son environnement, l’intégration à une équipe, une entreprise, une administration, une collectivité, l’égalité de statut avec les collègues, le respect par la hiérarchie, la reconnaissance d’un diplôme, d’une formation, d’un savoir-faire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il n’en ira en rien de tout cela pour ces travailleurs. Ils seront affectés à des tâches sans peu de rapport avec leur formation, leur parcours. Ils n’auront pas de perspective de carrière. Ils seront considérés comme des individus corvéables à merci. Ils travailleront aux côtés de gens bénéficiant eux d’un statut, d’un échelon, de droits, autorisés à se syndiquer, tandis qu’eux n’auront que le droit de se taire. Ils travailleront aux côtés de collègues qui peut-être, dans certaines situations, se déchargeront d’une partie de leurs tâches, ou des travaux les plus répugnants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ces bénéficiaires ne deviendront peut-être finalement qu’un nouveau sous-prolétariat de travailleurs déconsidérés et sans statut, des gens corvéables à merci. Pour peu toutefois qu’ils jouent le jeu de se donner dans un travail qui ne leur donnera pas de dignité, dans les faits. Ils seront peut-être sous-considérés par leurs collègues, comme des nantis, des assistés, qu’il faut finalement punir, en leur imposant ce régime de travail obligatoire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Finalement, ce contrat unique d’insertion servira moins à remettre des gens dans l’étrier du travail, qu’à satisfaire le goût de revanche de ceux qui travaillent dur et qui gagnent peu. Façon pour le gouvernement de reconquérir et de satisfaire cette tranche de l’électorat. Mais dans le contexte de la précarisation du travail, du chacun pour soi, personne n’aura vraiment cure de ces travailleurs. Comme c’est le cas déjà des contrats aidés. Le travail se précarise. Un peu plus ou un peu moins ne changera pas grand-chose. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4302802414864019082?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4302802414864019082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4302802414864019082&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4302802414864019082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4302802414864019082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/reforme-du-rsa.html' title='Réforme du RSA'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-2962411904063476198</id><published>2011-12-04T04:16:00.001+01:00</published><updated>2011-12-06T10:01:43.998+01:00</updated><title type='text'>Don du sang</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Avant de donner son sang, il est requis de se soumettre à un questionnaire. Un entretien médical sert à vérifier l’âge, le poids, du candidat au don. Et on enquête sur sa situation, sur sa vie en général, et sur certaines de ses pratiques, dans la période qui précède l’offre. Ainsi, un individu suivant certains traitements, ou ayant pris de la drogue par voie intraveineuse, ne peut donner son sang. Pareil pour une personne ayant subi un piercing ou un tatouage dans les quatre mois précédents. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il en va de même des hommes ayant ou ayant eu des rapports sexuels avec d’autres hommes, même une seule fois, et même si ce rapport remonte à des années, voire des décennies. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Autrement dit, les homosexuels ne sont pas habilités à donner leur sang. Une directive particulièrement explicite existe en ce sens. La justification est d’ordre statistique. Le nombre de personnes atteintes par le VIH serait de 6&amp;nbsp;pour 100 000&amp;nbsp;chez les populations hétérosexuelles, contre 758&amp;nbsp;pour 100 000 chez les homosexuels masculins. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La mesure est aujourd’hui contestée. Quelques particuliers, militants, portent plainte auprès des tribunaux, et de la commission européenne, pour fait de discrimination. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Toujours est-il que pour chaque don du sang, la question est posée des pratiques sexuelles, et de l’homosexualité, pour le candidat, et archivée, et un homme déclarant un rapport homosexuel, mais très lointain, se voit annoté à vie de cette mention dans un fichier. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les homosexuels constituent effectivement une population à risque, pour ce qui concerne la contamination au virus du sida. Selon des statistiques, sur 6000 nouveaux cas de contamination par an, en France, un tiers se rattacherait à des pratiques homosexuelles masculines. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais les homosexuels ne sont pas les seules populations exposées. Pour un autre tiers, on identifie les populations originaires de pays subsahariens. Autrement dit une population noire. Ce sont aussi bien des hommes que des femmes. Et ces populations africaines nouvellement contaminées sont donc aussi nombreuses, en termes statistiques, que les populations homosexuelles masculines. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais le fait d’être noir n’entre pas en ligne de compte comme objection au don du sang. On ne concevrait pas, en effet, qu’un ou une personne noire d’origine subsaharienne fasse l’objet d’un refus, du seul fait de la couleur de sa peau, et de son origine géographique. Une directive en ce sens serait tout simplement considérée comme de la discrimination et du racisme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il n’en va pas de même pour les hommes homosexuels. Et pourtant, statistiquement parlant, les noirs sont autant exposés que les homosexuels. La question des pratiques sexuelles d’hommes vers les hommes est posée, et l’offre de don est refusée en cas d’homosexualité. Il devrait en aller de même pour un candidat noir. On devrait lui demander s’il vient d’un de ces pays, ou s’il a voyagé dans un pays subsaharien particulièrement exposé au virus. Mais ce serait considéré comme un délit de faciès, et discriminatoire, du fait que la question serait posée à cause de la couleur de la peau. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Inconcevable, effectivement, d’interdire le don du fait de la couleur de la peau, mais concevable, par contre, du fait de l’orientation sexuelle, alors que les deux catégories d’individus appartiennent autant à des populations à risque. On le fait pourtant aux uns, et pas aux autres. Et on l’interdit aux uns, et pas aux autres. Etrange méthode, finalement. Et si on ne demande rien aux noirs africains, alors qu’on ne demande pas aux hommes s’ils sont homosexuels. Ou alors, par prévention, qu’on interdise le don effectivement à toutes les catégories d’individus considérés comme étant à risque.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-2962411904063476198?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/2962411904063476198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=2962411904063476198&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2962411904063476198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2962411904063476198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/don-du-sang.html' title='Don du sang'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-99078650062405961</id><published>2011-12-02T10:30:00.002+01:00</published><updated>2011-12-02T10:30:07.930+01:00</updated><title type='text'>Nucléaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les intentions de vote pour la candidate écologique Eva Joly atteindraient tout juste la barre des 5 %, dans l’état actuel de l’opinion. Il n’empêche&amp;nbsp;: le parti socialiste s’est associé avec la formation écologique, en vue d’un accord de report de voix pour le second tour. Et ce au fait d’un choix crucial&amp;nbsp;: l’orientation énergétique de la France. Ainsi, pour se mettre d’accord avec Europe-Ecologie-Les-Verts, le PS consent à réduire le parc nucléaire français, pour passer d’environ 82 % d’électricité produite par cette énergie, à 50 % dans l’horizon d’une quinzaine d’années. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’UMP et le président Sarkozy, et d’autres formations politiques, d’ailleurs, comme Jean-Pierre Chevènement, à gauche, ont immédiatement et virulemment réagi. Ils dénoncent ce pillage en règle d’un des derniers fleurons de l’industrie française, qu’est sa capacité de production nucléaire. Ils déplorent la prochaine perte d’indépendance énergétique française, quand il faudra remplacer les centrales nucléaires par des centrales au gaz et au charbon, quand il faudra importer ces matières premières. La France deviendra dépendante de ses fournisseurs, Russie ou Algérie, sans doute. La balance commerciale n’en sera qu’altérée, du fait de ces importations accrues. Ils constatent que le bilan carbone de la France en sera alourdi, car ces usines polluent. Et il faudra aussi payer des pénalités en taxes carbones. Et de dénoncer également le coût de la sortie du nucléaire en termes d’emplois, chiffré à plusieurs centaines de milliers, en intégrant les entreprises sous-traitantes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais malgré l’accord, il n’est pas sûr toutefois que le PS, s’il venait à être élu aux prochaines présidentielles, déciderait d’une sortie partielle effective du nucléaire. Tout simplement parce que la France n’en a pas les moyens, qu’un tel choix énergétique coûterait une fortune, et que «&amp;nbsp;les caisses sont vides&amp;nbsp;», selon l’expression consacrée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il faudrait effectivement arrêter et démanteler nombre de réacteurs et de centrales. Or on ne maîtrise pas ce savoir-faire. On ne l’a jamais fait. Et personne n’a encore chiffré le coût exorbitant de telles opérations. Il faudrait construire de nouvelles centrales, à gaz et à charbon. Il faudrait développer les énergies renouvelables, solaire, éoliennes, et là aussi les investissements seraient pléthoriques. Il faudrait aussi prendre des mesures importantes d’économie d’énergie, en incitant les particuliers et les collectivités à réduire leur consommation, notamment en lançant de vastes programmes d’isolation des bâtiments. Coût démesuré. Les collectivités et offices hlm n’en ont pas les moyens, et les particuliers encore moins. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La réalité et les choix adoptés seront en fait certainement beaucoup plus simples, dans les faits, et quelle que soit l’issue des présidentielles de 2012. Le parc nucléaire sera tout simplement prolongé. Les centrales françaises sont assez récentes, pour la plupart. Elles ont été conçues pour une durée de vie de 25 ans. Mais elles peuvent aller bien au-delà, jusqu’à 40 ans. Les Etats-Unis en viennent à envisager de prolonger l’exploitation de leurs centrales à 60 voire 70 ans. La France fera de même. Pour de simples raisons de coût. Elle investira sans doute modérément dans les énergies alternatives, et les économies d’énergie, mais l’effort restera finalement marginal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le nucléaire a encore de beaux jours devant lui. A moins que l’Etat ne s’endette toujours plus, et qu’EDF ne lève drastiquement ses tarifs pour la fourniture en électricité, du fait du renouvellement de son parc, ce qu’elle ne fera pas. Les ménages et les entreprises n’ont pas les moyens de régler une note accrue de 40 à 50 %. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le nucléaire serait finalement un faux débat. Ce serait bien plutôt la crise de la dette, comme sur d’autres fronts, qui déterminerait les politiques à venir.&amp;nbsp;&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-99078650062405961?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/99078650062405961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=99078650062405961&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/99078650062405961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/99078650062405961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/nucleaire.html' title='Nucléaire'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8166272755593163395</id><published>2011-12-01T17:39:00.003+01:00</published><updated>2011-12-01T17:40:26.101+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cherbourg'/><title type='text'>Répression routière sur l'agglomération</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Du 22 au 26 novembre, sur l’agglomération cherbourgeoise, une compagnie d’une douzaine de CRS, venue de Seine Maritime, est venue prêter main forte aux forces de l’ordre habituellement investie sur le terrain de la sécurité routière. Ces policiers ont procédé à divers contrôles sur les routes. Ils ont relevé pas moins de 866 infractions en quatre jours, dont une grande part constituée d’excès de vitesse. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Cette intervention s’est faite avec grand renfort de communication, dans la presse et les radios locales. Il s’agissait de marquer les esprits. Il s’agissait de sensibiliser les conducteurs à l’importance d’une conduite raisonnable, qui respecte avec la plus grande vigueur les impératifs du code de la route. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’action de la police et de la gendarmerie est prépondérante, en matière de répression, pour faire reculer le nombre d’accidents, de blessés et de tués sur les routes. Les infractions sont encore nombreuses, et s’observent au quotidien&amp;nbsp;: vitesses excessives, dépassements hasardeux, sur ligne continue, en haut de côtes, refus de priorité, téléphone au volant. Sans évoquer les conduites en état d’ivresse, qui ne se remarquent pas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais cette venue soudaine, pour une période ponctuelle, quelques jours seulement, pour une répression qui se veut marquante, d’une compagnie de CRS, n’est pas des plus appréciée, dans l’opinion publique. Elle ne changera pas le comportement des chauffards, qui reprendront leurs habitudes une fois la tempête passée. C’est l’action de répression au quotidien, et sur tout le réseau routier, qui porte des fruits.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Elle laisse surtout le sentiment d’une opération que l’on qualifierait de fiscale, un moyen détourné pour l’Etat de lever une contribution à l’impôt, par une pénalisation financière des conducteurs impénitents. Et parfois pour peu&amp;nbsp;: un conducteur peut recevoir une amende sur le simple fait d’une légère étourderie, le dépassement d’un seul kilomètre/heure au-delà de la vitesse autorisée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et cette opération des forces de l’ordre laisse parfois un goût amer, dans l’opinion publique, quant à l’appréciation de l’action de la police. La ville de Cherbourg est marquée, depuis plusieurs semaines, par des actes de délinquance nocturnes, que la presse locale a largement commentés&amp;nbsp;: incendies de poubelles à répétition dans les quartiers de la ZUP d’Octeville, risque de débordements de feux aux commerces, habitations et véhicules, incendie de boites de dépôt de courrier de la Poste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il règne un réel sentiment d’insécurité dans certains quartiers de Cherbourg. Les habitants n’y voient d’ailleurs jamais passer de patrouilles de police, contrairement au centre-ville. Il se dit que la police y patrouille pourtant en véhicules banalisés. Mais les habitants de ces quartiers se sentent souvent abandonnés des forces de l’ordre. A ce jour, les incendiaires, qui sèment la peur, n’ont pas été appréhendés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’opinion, dans les faits, voit une police venue traquer les chauffards, et verbaliser à tout va. Sentiment d’une police qui semblerait finalement préférer engranger ce que l’on peut aussi qualifier de rentrées fiscales à d’autres missions de sécurité. Ce ne sont pas les mêmes missions, dira-t-on, et la sécurité routière a tout autant d’importance que la sécurité des biens et des personnes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais les quartiers populaires voudraient aussi, et pourquoi pas, une vaste opération de police pour enfin mettre la main sur les incendiaires, et retrouver leur tranquillité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8166272755593163395?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8166272755593163395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8166272755593163395&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8166272755593163395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8166272755593163395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/12/repression-routiere-sur-lagglomeration.html' title='Répression routière sur l&apos;agglomération'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8265182858943338700</id><published>2011-11-23T12:06:00.002+01:00</published><updated>2011-11-23T12:06:52.130+01:00</updated><title type='text'>Aide à la Vie Scolaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le métier d’assistant(e) maternel(le) ne s’improvise pas. Hors de question de décider un jour de garder chez soi des enfants, de diffuser une annonce, et de se lancer dans l’activité. Le ou la candidate doit d’abord effectuer une formation, apprendre les bases du métier, la législation. La personne doit recevoir ensuite un agrément. Le lieu d’habitation doit être adapté pour l’accueil des enfants. Lors de son activité, des contrôles inopinés sont effectués régulièrement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il en va de même pour les familles d’accueil pour enfants placés par les services sociaux. Il faut un agrément, subir des entretiens divers. Il faut un logement adapté, avec suffisamment d’espace. Les candidats doivent effectuer un contrôle médical. Il faut ensuite suivre une formation, d’abord de 60 heures, puis de 240 heures dans les deux années qui suivent. L’agrément est obtenu pour cinq ans. Des contrôles inopinés sont régulièrement effectués. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et il en va encore de même pour les familles d’accueil de personnes âgées et handicapées, avec agrément, formation initiale et continue, et contrôles inopinés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;De telles mesures semblent évidentes. Elles semblent normales dans la mesure où il y a prise en charge d’individus avec des besoins spécifiques. De telles activités demandent de la compétence, du savoir-faire, et nécessitent comme il se doit des contrôles réguliers, pour éviter les dérives. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On pourrait imaginer qu’il en irait de même pour l’accompagnement des élèves handicapés dans les établissements scolaires, écoles primaires, collèges, lycées. Mais les choses ne fonctionnent pas ainsi. Aucun agrément, une formation, récemment mise en place, mais succincte et très généraliste. Pas de contrôles non plus, par des spécialistes du métier. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les AVS, Aides à la Vie Scolaire, ne sont pas des professionnels, contrairement aux métiers d’accueil à domicile. Les AVS se retrouvent à accompagner et encadrer au quotidien des élèves porteurs d’handicaps, physiques, ou psychiques, qui demandent un savoir-faire et des connaissances extrêmement pointues. L’accompagnement d’un élève schizophrène, bipolaire, hyperactif, autiste, ne s’improvise pas. Il faut bien connaître les contours et les caractéristiques de ces maladies, et être formé à leur accompagnement. Il faut apprendre à entrer en relation, savoir comment réagir à certaines situations. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le recrutement des AVS se fait sur la base de critères sociaux. Ce sont des emplois aidés. Y ont accès des chômeurs de longue durée, ou bénéficiaires des minimas sociaux, RSA, AAH. Ces demandeurs d’emploi répondent souvent à des offres proposées par Pôle Emploi, et au terme d’un entretien d’embauche, se retrouvent propulsés dans ces fonctions. Nombre d’entre eux ne sont pas prêts, dans les faits, à affronter la réalité. Ils n’ont pas les connaissances nécessaires. Ils ne sont pas des professionnels de l’encadrement d’élèves handicapés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Parfois même, les directeurs d’établissement, en mal de candidats, recrutent, font signer un contrat, puis présentent la réalité du handicap de l’élève, et ses caractéristiques, qui peuvent annoncer de graves difficultés, en plus de son handicap&amp;nbsp;: rejet du système scolaire, de l’AVS, agressivité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et pour des raisons pratiques, les contrats de travail sont souvent modifiés. Ils ne s’appliquent pas toujours à l’encadrement d’un élève en particulier, mais une fois l’embauche effectuée, portent sur toutes sortes d’activités, en rapport avec la scolarisation des élèves dans leur ensemble. Les AVS se retrouvent ainsi, à certains créneaux, à travailler au centre de documentation, à faire de la surveillance, du secrétariat, du standard téléphonique, du soutien scolaire. On leur en demande toujours plus, et doivent se montrer largement polyvalents. Ils peuvent passer aussi d’un élève handicapé à un autre, à gérer un type de handicap à un autre, sans rien y connaître.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’accompagnement des élèves handicapés n’est pas au point, dans le système scolaire actuel. Il ne peut être destiné au retour à l’activité pour des chômeurs de longue durée. Il doit faire l’objet d’une professionnalisation certaine. Les AVS doivent pouvoir en faire un métier, par choix, et par goût, et par aptitude. Ils doivent pouvoir se spécialiser par type d’handicap, et ne travailler qu’auprès de certaines pathologies, en tant que spécialistes. Ils doivent aussi faire l’objet de contrôles et de surveillance, par des spécialistes du handicap. Et ils doivent bien sûr ne travailler qu’après avoir été suffisamment formés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On est loin du compte. Sans parler, bien sûr, des emplois du temps à trous, et des rémunérations plus que misérables. Bref, de l’emploi précaire, dans les faits. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8265182858943338700?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8265182858943338700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8265182858943338700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8265182858943338700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8265182858943338700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/aide-la-vie-scolaire.html' title='Aide à la Vie Scolaire'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5269508800820547668</id><published>2011-11-22T11:13:00.000+01:00</published><updated>2011-11-22T11:13:31.700+01:00</updated><title type='text'>Un christianisme républicain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il existe un catholicisme de l’obéissance et de la soumission. Il s’ancre dans une théologie du Péché originel. Aux origines, Adam a désobéi à la loi de Dieu, en mangeant du fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Par cet acte, il a acquis la connaissance de par lui-même, et non de Dieu. Le Christ, nouvel Adam, est venu donner une nouvelle loi de Dieu, et a obéi, en consentant à l’ordre de Dieu de donner sa vie de façon ultime et absolue, dans la mort sur la croix. Le chrétien est invité à se configurer au Christ obéissant, et à obéir à sa loi, donnée dans les Ecritures, et prolongée et développée dans l’enseignement des successeurs des apôtres, le pape et les évêques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce christianisme est bel et bien présent. Les chrétiens sont obéissants, au pape, aux évêques, à leur enseignement, à leurs directives et exhortations. Dans cette dynamique, les théologiens eux-mêmes ne sont plus des chercheurs et des initiateurs de nouveaux courants de pensée, mais leur pensée et leurs travaux sont soumis à un contrôle et une obéissance hiérarchique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce christianisme de l’obéissance et de la soumission n’est pas compatible avec l’esprit de la République. Elle prône la liberté, et en particulier la liberté de conscience. Tout citoyen est libre de penser ce qu’il veut. Pas n’importe quoi, toutefois. Pour éviter la médiocrité, le citoyen est invité à se cultiver, à acquérir des connaissances – l’idée de l’école républicaine est de donne les bases de ces connaissances – , à s’informer, à enrichir son jugement, à combattre les préjugés, à dépasser et transcender sa condition d’origine. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Liberté de conscience, transformation, dépassement de soi, de sa condition, de ses préjugés, tout le contraire d’une obéissance à une loi donnée par une caste sacerdotale, le pape et les évêques, et relayée par leurs collaborateurs, les prêtres. Tout le contraire d’une vie dirigée, conduite de l’extérieur, une vie de soumission. La République prône sa valeur fondamentale de liberté. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le christianisme du Péché Originel n’a pas sa place dans la République, d’une certaine façon. Il n’y a pas d’avenir. Mais cette structure de pensée n’est pas le tout du christianisme. Il existe une autre façon de penser cette foi, et de la développer, de la promouvoir, en harmonie avec l’esprit républicain. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On l’appellera le christianisme eschatologique, qu’on opposera donc au christianisme de l’obéissance. Le christianisme eschatologique n’est certain de rien, mais il se pose la question des fins dernières. Il se demande s’il y a une résurrection après la mort, une prolongation de l’existence, sous une autre forme, forme d’ailleurs inconcevable et impossible de concevoir dans nos représentations d’ici-bas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et il se pose aussi la question d’un Jugement dernier. Ce qui revient à dire que tout individu aurait à rendre compte de son existence et de ses actes, de ses choix, au-delà de la mort, devant Dieu. C’est une foi, une croyance. L’individu paraîtrait devant le tribunal du Christ, comme le prônent les Ecritures. La vie entière serait donc soumise à ce Jugement, qui interdirait de faire n’importe quoi de son existence. Il imposerait des valeurs, une rectitude d’existence, des choix assumés, une vie ordonnée à ce que l’on aura entendu en soi, comme appel à une auto-réalisation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Autrement dit, cette visée eschatologique interdirait de faire n’importe quoi de sa vie. Elle impliquerait une morale, une ouverture aux autres, de la compassion, de l’empathie, du partage, de l’honnêteté, de la vérité, de la gentillesse. Elle refuserait l’individualisme, la vie pour soi, l’égoïsme, la méchanceté. Elle viserait une éthique de la fraternité, du respect du prochain. Elle supposerait de réaliser sa vie telle qu’on l’a entendue comme appel de réalisation de soi, comme dépassement de soi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Cette foi eschatologique trouve ses racines dans la tradition chrétienne. Elle trouve un accomplissement et une réalisation dans la valeur républicaine de la fraternité et de la liberté de conscience. Elle fait n’a que faire, finalement, d’une pratique religieuse, même si elle n’occulte pas l’Eglise catholique, quand celle-ci enseigne ces mêmes valeurs, dans son enseignement présent, dans sa tradition, dans ses fondements scripturaires. Mais cette foi est d’abord dictée par la question de l’au-delà, et par la conscience droite et juste. Elle se passe quand-même finalement de la religion, comme structure qui dicterait ce qu’il convient de faire. La foi eschatologique est une sortie du christianisme comme religion. Elle est finalement un christianisme anonyme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5269508800820547668?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5269508800820547668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5269508800820547668&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5269508800820547668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5269508800820547668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/un-christianisme-republicain.html' title='Un christianisme républicain'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1823336992222446050</id><published>2011-11-21T09:22:00.002+01:00</published><updated>2011-11-21T18:42:34.861+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique'/><title type='text'>Vers un effondrement de la Gauche ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;François Hollande figure encore en bonne posture dans les sondages pour les présidentielles, même si les analystes reconnaissent à l’heure actuelle un léger fléchissement. Et de ce fait, Nicolas Sarkozy bénéficie d’une légère embellie. Le petit passage à vide du candidat socialiste s’expliquerait par ses négociations houleuses, la semaine dernière, avec les écologistes, pour les législatives, quant à l’avenir du nucléaire, et en particulier le dossier épineux de l’EPR de Flamanville. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ces récents déboires pourraient constituer en fait l’arbre qui cache la forêt, et inaugurer le début d’un déclin qui pourrait s’accentuer, au point d’être fatal, à l’échéance des présidentielles. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le parti socialiste a fortement bénéficié de l’effet des primaires, où il a été le centre des discussions et débats politiques dans les médias. Mais le CSA a réagi, et a exigé de redonner du temps de parole et de la visibilité aux autres partis, et notamment à l’opposition. Et la majorité présidentielle en profite largement pour contrattaquer. Elle a commencé en dénonçant le coût exorbitant du projet socialiste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Elle va continuer sur sa lancée. L’UMP s’apprête à diffuser aux français des tracts pour montrer les effets positifs des réformes accomplies par le gouvernement depuis quatre ans. C’est la volonté du chef de l’Etat, de communiquer pour mieux expliquer et défendre son bilan, encore mal connu et mal apprécié des électeurs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy va sans doute montrer comment il a fait face à la crise bancaire de 2008, l’effet domino engendré par l’effondrement de la banque américaine Lehman Brothers, comment les sommes publiques allouées aux banques et à l’industrie, au titre de prêts à intérêts aujourd’hui remboursés, ont empêché l’effondrement de notre économie. Puis comment la politique de soutien à la Grèce, par des sommes allouées de plusieurs dizaines de milliard d’euros, ont permis le sauvetage de cette zone euro, la sauvegarde du projet européen, et tous les avantages qui en ont découlé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy reconnaîtra sans doute que le déficit s’est accentué sous son mandat, mais saura répondre par les deux plans d’austérité déjà mis en place, et sans doute d’autres encore à venir, pour réduire la dette et le déficit. Il expliquera le bien-fondé de ces plans de rigueur, mettra en valeur les économies drastiques engagées au plus haut sommet de l’Etat, et ouvrira de nouvelles perspectives en ce sens. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Car Nicolas Sarkozy n’a pas encore dévoilé son programme pour son prochain quinquennat. Il sera certainement très sévère, et sans tabous, au fait de la crise. Peut-être une TVA sociale, pour alléger le coût du travail, rendre les entreprises plus compétitives, à défaut de pouvoir dévaluer l’euro, ou réduire salaires et prestations sociales. Poursuite du non-remplacement des fonctionnaires partant à la retraite, certainement de deux sur trois, contre un sur deux actuellement. Alignement de l’âge légal de départ à la retraite à toute la zone euro, dès lors portée à 67 ans. Des mesures déjà annoncées, comme la chasse aux fraudeurs des prestations sociales. Maintien et développement de l’industrie nucléaire. Réforme des lycées, à l’image des universités, où les proviseurs gagneront en autorité et en autonomie. Le débat se portera aussi sur l’Europe, et ses évolutions à venir, avec un projet de fédéralisme toujours plus prononcé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Face à cela, le parti socialiste prônera toujours plus de dépenses publiques, par l’embauche de 60&amp;nbsp;000 enseignants sur cinq ans, l’embauche de 10&amp;nbsp;000 policiers supplémentaires, la création de 300&amp;nbsp;000 contrats d’avenir, les contrats de génération, le retour à la retraite à 60 ans pour les travailleurs à carrière longue. Le parti socialiste a annoncé une réduction drastique de la part de l’énergie nucléaire, avec à la solde des suppressions massives d’emplois directs et indirects, de nouveaux choix énergétiques polluants, ou qui nous rendraient dépendants de pays comme la Russie, une nouvelle attaque à l’industrie française. Le parti socialiste apparaîtra alors comme le parti de la dépense pléthorique et de l’irréalisme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le débat ne portera pas sur le chômage ou le pouvoir d’achat, ou les seules questions de la sécurité et de l’immigration. Il portera majoritairement sur la dette, le déficit, la dépense publique, devenu sujet principal de préoccupation des français, qui craignent l’effondrement du modèle social français, sous la pression des marchés. Nicolas Sarkozy aura une longueur d’avance dans le débat, par sa politique actuelle et ses projets à venir. Le parti socialiste apparaîtra vite à la traîne, et pourrait ne pas s’en remettre. A moins qu’il ne revoie en urgence son programme, d’ailleurs bâti sur des perspectives de croissance aujourd’hui inconcevable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sans oublier le débat entre plus d’Europe et plus de nation, qui cette fois s’engagera entre «&amp;nbsp;l’UMPS&amp;nbsp;» et le Front National, et peut-être Jean-Pierre Chevènement. Nous en parlerons une autre fois. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1823336992222446050?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1823336992222446050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1823336992222446050&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1823336992222446050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1823336992222446050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/vers-un-effondrement-de-la-gauche.html' title='Vers un effondrement de la Gauche ?'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-367980065081810351</id><published>2011-11-19T11:43:00.000+01:00</published><updated>2011-11-19T11:43:18.707+01:00</updated><title type='text'>Laisser DSK tranquille ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La presse se déchaîne contre Dominique Strauss Kahn. Les quotidiens nationaux et les hebdomadaires racontent avec force de détail de nouvelles frasques de l’ancien directeur du FMI. Les journaux expliquent et démontrent, fort bien informés, grâce à des procès verbaux d’enquêtes, date par date, évènement par évènement, comment DSK finalement semblait mener une double vie, celle de directeur d’une des plus puissantes institutions financières mondiales, d’un côté, et celle d’un homme qu’on pourrait qualifier de libertin, d’un autre côté. Les journaux expliquent comment cette double vie était fort bien organisée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On se demanderait s’il faut finalement faire grand cas de ces affaires, si la presse a raison de tout raconter, et de tout déballer. Car en un certain sens, Monsieur Strauss Kahn peut faire le choix d’une double vie, sa profession, d’un côté, sa vie de libertinage, de l’autre. Ce serait son choix, et ne concernerait que lui, son épouse, et sa famille. Une double vie relèverait de sa vie privée, et ne regarderait pas le grand public. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sauf qu’il y a eu des dérapages. Une affaire certes conclue sans suite, à l’hôtel Sofitel de New York, sur le plan pénal, mais qui est loin d’être réglée sur le plan civil. Une affaire prescrite, celle concernant Tristane Banon, mais une qualification officielle d’agression sexuelle. Et maintenant de nouveaux risques de poursuites judiciaires, pour l’affaire du Carlton de Lille, pour recel d’abus de biens sociaux. C’est d’abord parce qu’il y a eu des incidences judiciaires que ces affaires regardent le grand public. Et Dominique Strauss Kahn était un personnage public, un homme politique, un directeur d’institution internationale. Des affaires judiciaires concernant un homme public, un politique, doivent être apportées au grand jour.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais plus encore il y a une chose qui fait que les affaires concernant Dominique Strauss Kahn ne sont pas tout-à-fait anodines. Il était favori dans les sondages pour la fonction suprême, donné grand gagnant aux présidentielles, et donc futur président de la République, futur président de tous les français. Même s’il n’avait pas encore annoncé sa candidature. Il était le candidat naturel du parti socialiste, celui qui devait faire tomber l’actuel président. Il était entouré d’une aura de grand spécialiste en économie, de grand expert, de grand connaisseur des questions et relations internationales, grand analyste et grand connaisseur de la situation mondiale et des enjeux actuels. Bref, on le voyait comme un visionnaire, plus encore, un homme providentiel. Ses démêlés regardent donc encore plus le grand public. L’homme providentiel a déçu, et continue de décevoir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est en ce sens qu’on peut continuer de s’intéresser aux affaires concernant DSK, et que la presse a finalement raison d’en parler, et de l’évoquer. D’une part il était un homme public, mais plus encore, il était candidat à la fonction suprême, et plus encore, un véritable homme providentiel. L’opinion peut avoir des exigences encore plus fortes le concernant. Les français ont perdu leur héros et leur sauveur. Ils ont maintenant finalement le droit de tout savoir sur lui. Même s’il n’en est pas content. Même s’il est devenu un homme seul et abandonné. Même si sa carrière politique est à jamais brisée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-367980065081810351?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/367980065081810351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=367980065081810351&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/367980065081810351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/367980065081810351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/laisser-dsk-tranquille.html' title='Laisser DSK tranquille ?'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1497812652894780788</id><published>2011-11-18T11:08:00.002+01:00</published><updated>2011-11-18T11:08:39.612+01:00</updated><title type='text'>Message</title><content type='html'>Je change de forfait téléphonique, ce qui va nécessiter une coupure de ma connexion internet, entre quelques heures et quelques jours. Je publie un nouveau des chroniques dès que je reviens en ligne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1497812652894780788?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1497812652894780788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1497812652894780788&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1497812652894780788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1497812652894780788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/message.html' title='Message'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-576676879931162327</id><published>2011-11-17T04:27:00.000+01:00</published><updated>2011-11-17T04:27:05.242+01:00</updated><title type='text'>Post-démocratie européenne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je m’entretenais récemment avec un responsable de bureau étude, travaillant dans le secteur de l’automobile, sous-traitant en plasturgie pour de grands constructeurs européens. Cet homme travaille en France, pour une entreprise allemande. Il déplorait, dans notre conversation, le manque d’Europe. Il estimait que la France seule n’était pas compétitive, n’avait pas de visibilité, de carrure, sur le marché mondial, fortement concurrentiel, dans un espace mondialisé, ouvert à tous vents. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mon interlocuteur voulait plus d’Europe, une harmonisation, bien au-delà de la monnaie, fiscale, sociale, financière, une Europe de la défense, une Europe de la diplomatie. Il se réjouissait que ses enfants, au collège et lycée, apprennent moins d’histoire de France, et plus d’histoire des civilisations, pour mieux dialoguer avec leurs futurs interlocuteurs étrangers. Il voulait un président de l’Europe, un ministre de l’économie européenne, ayant autorité sur ses homologues nationaux, un ministre de la défense européen, avec les mêmes prérogatives, un ministre des finances. Bref, il voulait une Europe fédéraliste. Il trouvait normal que les nations européennes abandonnent leurs prérogatives, leur singularité et leur souveraineté. Au nom de la mondialisation et de la compétitivité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mon interlocuteur n’est pas un cas isolé. Il est typique d’un vaste courant, en Europe, qui vise non seulement un recul des Etats nations, mais l’abandon pur et simple, à moyen terme, de leurs prérogatives, et plus encore de leur existence même. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On risque effectivement d’aller vers ce modèle. Et d’aller jusqu’au bout, au renoncement de l’idée même de nations européennes, pour une supra-nation, l’Europe. Il y aurait un président, peut-être élu au suffrage universel, mais peut-être aussi désigné par un collège de grands-électeurs. Il y aurait des ministres grands inconnus des citoyens, des professionnels de la politique, des spécialistes en leur domaine. Il y aurait des députés européens, comme c’est le cas aujourd’hui, perdus dans une masse informelle. Et il y aurait surtout des commissions d’experts qui décideraient des orientations financières, fiscales, sociales, environnementales, éducatives, défense. Ces experts, technocrates en tous genres, proposeraient des lois, que les députés élus avaliseraient. L’axe Europe-nations laisserait place à un axe Europe-régions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’en serait fini des nations, d’une certaine idée de la démocratie, de la représentativité nationale, du libre choix du destin des peuples. On entrerait ainsi dans une ère post-démocratique, où les citoyens n’auraient que peu de mots à dire quand à leur destinée, et aux orientations et décisions politiques. L’initiative reviendrait à des techniciens, des technocrates, des professionnels, des spécialistes des questions pour lesquelles ils travailleraient. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On n’est pas loin de cette vision post-démocratique, dans le fonctionnement actuel de l’Europe. Les nations européennes reçoivent déjà bon nombre de leurs lois et directives de l’Europe, textes émanant d’instances de spécialistes et de technocrates inconnus du publics, aux intérêts opaques. On est peut-être déjà entrés, par la construction européenne, dans une ère post-démocratique, où les citoyens ont d’ores et déjà peu de choses à dire, à décider, et à revendiquer. On s’éloigne du temps où les députés écoutent les &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;citoyens, font remonter l’information, où les partis entendent les voix des citoyens, où les projets de lois peuvent émaner de la base, ou les politiques sont aussi des visionnaires, des charismatiques, des leaders. On est déjà à un système où les lois émanent des spécialistes des commissions, qui n’ont aucune visibilité, de légitimité, qui peuvent aussi être l’instrument de lobbies économiques et financiers. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Scénario cauchemar, ou évolution inéluctable&amp;nbsp;? La post-démocratie deviendra peut-être bientôt la norme. Avec le renfort d’une société souvent individualiste, où les citoyens vivent pour eux-mêmes, avec leurs seuls soucis, loin des préoccupations du bien commun et de l’engagement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Une Europe post-démocratique, au nom de la compétitivité et de la mondialisation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-576676879931162327?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/576676879931162327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=576676879931162327&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/576676879931162327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/576676879931162327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/post-democratie-europeenne.html' title='Post-démocratie européenne'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6275765043184512685</id><published>2011-11-16T00:48:00.000+01:00</published><updated>2011-11-16T00:48:36.816+01:00</updated><title type='text'>Fraudes sociales</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le travail au noir, la fraude aux prestations sociales, allocations familiales, RSA, femmes isolées, aides au logement, les arrêts maladies de complaisance, coûtent des fortunes à la collectivité, sécurité sociale, allocations familiales. Nicolas Sarkozy a décidé de s’y attaquer. Il va renforcer les contrôles, déjà bien présents et très opérationnels, pour les Caisses d’Allocations Familiales. Il s’agit de sauver notre modèle social, menacé par des fraudeurs en tous genres, toujours plus habiles et toujours plus rusés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy a raison. L’Etat ne peut fermer les yeux sur tous ces individus qui fabriquent de faux bulletins de salaire pour recevoir des allocations chômage, ces femmes déclarées isolées qui vivent en réalité en couple, ces bénéficiaires du RSA qui travaillent au noir, vivent à l’étranger. Ces fraudeurs coûtent cher à la collectivité, et on ne peut les laisser agir impunément. Il faut renforcer les contrôles, et les moyens de contrôles, et notamment par plus de contrôles et par plus de recoupements de fichiers et déclarations en tous genres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pas plus tard que cet après-midi, j’ai bu un café dans un bar, dans un petit village de ma région, avec une amie, qui a pris un chocolat chaud. J’ai réglé la somme de 3, 70 euros. Le cafetier ne m’a donné de ticket de caisse. Même situation, dans une paillote, il y a quelques semaines. J’ai réglé un panaché et deux menthes à l’eau, et on ne m’a pas remis de ticket de caisse. Nos consommations ne sont pas entrées dans la comptabilité de ces cafetiers.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On me citait le cas d’un restaurateur qui se vantait d’assurer 30 % de son chiffre d’affaires «&amp;nbsp;au black&amp;nbsp;». Il ne déclare pratiquement pas les prestations réglées en espèces par ses clients. Il ne travaille qu’en saison, mais organise des repas, hors saison, l’hiver, qu’il ne déclare pas. Il se fait payer en espèces, sur des sommes importantes, et paie son personnel également en espèces. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;J’avais connu, il y a dix ans de cela, un brocanteur qui avait subi un redressement fiscal. Il n’en avait que faire, car l’amende dont il avait du s’acquitter était bien en-dessous de ce qu’il avait gagné effectivement par sa fraude. On me citait le cas d’un couple de brocanteurs, qui avaient eux aussi subi un redressement fiscal, de 80&amp;nbsp;000 francs, à l’époque, peu avant l’entrée en vigueur de l’euro, et dont ils s’étaient réjouis, car bien en dessous de leur bénéfices réels, et de leur fraude effective. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce restaurateur argumente sur le fait qu’il ne s’en sortirait pas s’il ne faisait un tiers de ses recettes «&amp;nbsp;au noir&amp;nbsp;». Pareils de ces deux brocanteurs.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ces restaurateurs et cafetiers ne seront jamais inquiétés. Ils n’auront jamais la visite d’un inspecteur des impôts, qui de toute façon n’aura jamais les moyens de déterminer le montant réel de ces fraudes organisées. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi en va-t-il de la France qui fraude, et de ses commerçants arnaqueurs. Une nécessité pour eux, car, de leur avis, la pression fiscale est trop forte, et ils ne s’en sortiraient pas sans cette fraude consciente et organisée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les bénéficiaires des prestations sociales, les fraudeurs à l’assurance maladie, les employeurs qui ne déclarent pas leurs employés peuvent trembler. Sous réserve toutefois que le gouvernement décide d’une embauche massive d’inspecteurs en tous genres, aux impôts, à l’assurance maladie, aux prestations sociales. Ce qu’il ne fera pas, car la baisse du nombre de fonctionnaires doit encore diminuer, non plus le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, mais de deux sur trois. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Effet d’annonce. Et pendant ce temps, bien des commerçants continueront leurs fraudes. Ils n’ont rien à craindre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Excusez-moi de faire de la délation… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-6275765043184512685?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/6275765043184512685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=6275765043184512685&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6275765043184512685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6275765043184512685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/fraudes-sociales.html' title='Fraudes sociales'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6965498799594831524</id><published>2011-11-15T04:04:00.000+01:00</published><updated>2011-11-15T04:04:33.803+01:00</updated><title type='text'>François Hollande</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;&lt;span style="font-family: Times New Roman;"&gt;F&lt;/span&gt;rançois Hollande a fait l’objet ce week-end d’attaques pour le moins virulentes, et même plutôt déplacées. Qualifié de capitaine de pédalo sur une tempête, par Jean-Luc Mélanchon. Qualifié de Babar, par Luc Châtel, comme un personnage qui endort. Allusions en fait à peine dissimulées à son physique, fait de rondeur, comme un éléphant. Manque de finesse de la part du ministre de l’Education. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;François Hollande n’a pas réagi. Il s’est tu. Il préparerait en ce moment son équipe de campagne. Il n’a pas sourcillé à ces attaques. Manque de visibilité, atonie. Certes le parti socialiste a usé et abusé de son temps de parole dans les médias, lors des primaires, et se voit contraint à un certain retrait, au bénéfice des autres formations politiques, en particulier de l’UMP. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a pourtant nécessité à intervenir. L’actualité est virulente. François Hollande ne dit rien sur la question de la crise grecque. Il n’a rien dit sur le G20. Il ne dit rien sur le deuxième plan de rigueur actuellement en cours. Il ne dit rien sur l’évolution du printemps arabe. Il va voyager, à l’étranger, dans les prochaines semaines, après son tour de France, pour rencontrer les ténors internationaux, et renforcer sa stature internationale. Il n’en sera que plus absent de la scène nationale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a urgence. La crise s’accentue. La récession économique est aux portes de la France et de l’Europe. La Grèce pourrait sortir de la zone euro, accompagnée d’une faillite et d’une dévaluation massive, ce qui ne serait pas sans conséquences pour les banques françaises. Les agences de notation pourraient rétrograder la France, ce qui aurait pour conséquence des prêts à des taux largement plus élevés, et donc un accroissement de la dette. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais François Hollande se tait. Il n’a changé en rien le programme du PS, avec des perspectives de dépenses difficilement compréhensibles pour l’opinion, ces 300&amp;nbsp;000 contrats d’avenir, ces 60&amp;nbsp;000 postes d’enseignants supplémentaires, ces 10&amp;nbsp;000 policiers, le retour d’une retraite à 60 ans, chiffré à 35 milliards d’euros annuels, son allocation pour les étudiants. Le programme du PS était initialement pensé avec une perspective de croissance de 2, 5 %. La croissance ne dépassera pas 1 %, sinon moins encore. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;François Hollande se doit de réagir sur cette actualité brûlante. Il se doit de revoir ses perspectives de dépenses publiques le plus tôt possible. Il se doit de donner un avis, et crédible, sur la crise grecque, sur la crise de la zone euro, sur l’évolution du printemps arabe. Il brigue la fonction suprême. Il doit montrer qu’il en a la stature. Il se doit de réagir à l’actualité. Il se doit d’adapter de toute urgence son programme à la nouvelle donne économique. Il doit prendre position sur les nécessaires plans d’austérité. Il doit prendre de la hauteur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy connaît une brève remontée dans les sondages. C’est peut-être un plus vaste mouvement qui s’amorce. Le président saura valoriser son bilan. Il saura montrer comment il a fait face à la crise bancaire de 2008, puis à la crise grecque. Il apparaîtra aux yeux de l’opinion comme l’homme du réalisme économique et du parler-vrai. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pendant ce temps, François Hollande apparaît plus que jamais comme un leader mou, manquant de vision et de volonté. La lune de miel est peut-être venue à son terme. Les nuages s’amoncellent. Pour le PS, il est grand temps de réagir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-6965498799594831524?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/6965498799594831524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=6965498799594831524&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6965498799594831524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6965498799594831524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/francois-hollande.html' title='François Hollande'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6449599982359397615</id><published>2011-11-14T03:21:00.002+01:00</published><updated>2011-11-14T03:21:45.330+01:00</updated><title type='text'>Sur le concept du visage du fils de Dieu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est le titre d’une pièce de théâtre, jouée actuellement à Paris, au «&amp;nbsp;104&amp;nbsp;», au Chatelet. L’œuvre est signée Roméo Castellucci. Un homme prend soin de son père, un vieillard incontinent, qui se vide, à trois reprises, de ses excréments. L’homme nettoie son père, trois fois, change ses couches. En arrière-fond, un immense visage du Christ, comme un visage qui regarde cette déchéance, et qui finit par suinter un liquide qui rappelle lui-même ces excréments, et qui affirme, proche du psaume 22, en lettres de lumière, «&amp;nbsp;tu n’es pas mon berger&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La pièce n’est pas du goût des catholiques de la frange dite intégriste. Des représentants de ce courant religieux se rassemblent tous les jours, devant l’entrée du théâtre, à plusieurs centaines, prient leur chapelet, et protestent vigoureusement contre cette pièce qu’ils jugent blasphématoire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Plusieurs cars de CRS encadrent la manifestation, et protègent le public venu voir la pièce, qui doit, de son côté, s’accommoder de mesures de sécurité drastiques, contrôles d’identité, portiques de détection dignes d’un grand aéroport. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’auteur de la pièce, Roméo Castellucci, use d’un symbole religieux, ce visage du Christ, dans l’expression de sa pièce, sur un registre qui n’est pas celui de l’expression religieuse conventionnelle. On se demande s’il oserait en faire autant, dans une autre œuvre, avec les symboles religieux du judaïsme, et, plus &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;encore, avec ceux de l’Islam. On ne sait ce qui arriverait à l’auteur, et à son public, si des symboles justement musulmans, blasphémant le prophète, le coran, étaient en jeu. Il y aurait très vite des fatwas de lancées, et très certainement des actes de répression et de manifestations extrêmement violents. On sait ce qu’il en coûte à certains caricaturistes qui osent défier les représentations sacrées de l’islam.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;D’aucuns diront qu’on peut tout se permettre, avec le christianisme, contrairement aux autres religions, en particulier avec l’islam. Effectivement, les évêques et le pape ne lanceront pas de fatwa, ne feront pas d’appel à la violence et au meurtre. Pareil pour les catholiques modérés, dans leur très grande majorité. Les représentants religieux du christianisme acceptent les principes de la démocratie, et la sacro-sainte liberté d’expression, et n’entravent en rien son bon déroulement. Et le christianisme reste, et il le montre dans une affaire comme celle de cette pièce, une religion de paix et de tolérance. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a plus encore. Le christianisme accepte le fait que les symboles religieux ne sont pas la propriété privée des religions. Ils relèvent du domaine public, d’une certaine manière, et peuvent être utilisés selon le bon vouloir et la libre expression et pensée de tout auteur, de tout créateur, de tout artiste. Un visage du Christ n’est pas l’apanage d’une icône, de l’art sacré, du statuaire, mais reste disponible pour tout artiste et créateur qui souhaite l’utiliser pour exprimer sa pensée, fut-elle distante de la religion, fut-elle en opposition avec elle. Fut-elle jugée blasphématoire par les lois de cette même religion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il n’y a pas christianophobie, dans l’œuvre de Roméo Castellucci. Tout auteur, tout créateur, est libre d’user de tout moyen d’expression, et même d’emprunt religieux. Il y a juste faculté de libre expression, dans nos sociétés, et c’est tout à l’honneur des chrétiens que de respecter ce droit inaliénable. Même s’ils n’apprécient pas ces expressions. Même s’ils ne sont pas d’accord avec de telles œuvres. Ils ont d’ailleurs le droit de le dire et de le clamer haut et fort. C’est aussi l’apanage de la liberté d’expression. Le christianisme, et l’Eglise, en ce sens, sont bien intégrés dans les principes fondamentaux de nos sociétés occidentales. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On se demande toutefois s’il en va bien de même avec toutes les autres religions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-6449599982359397615?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/6449599982359397615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=6449599982359397615&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6449599982359397615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6449599982359397615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/sur-le-concept-du-visage-du-fils-de.html' title='Sur le concept du visage du fils de Dieu'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-7892318079847190436</id><published>2011-11-13T04:34:00.000+01:00</published><updated>2011-11-13T04:34:37.441+01:00</updated><title type='text'>Chevènement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Pierre Chevènement vient d’annoncer qu’il se portait candidat à l’élection présidentielle de 2012. La nouvelle ne plaît pas. L’ancien ministre de François Mitterrand et de Lionel Jospin a sinistre réputation. On le qualifie de «&amp;nbsp;tombeur de la Gauche&amp;nbsp;», en 2002. Il est jugé responsable, au fait de son score électoral de l’époque, de l’échec de Lionel Jospin, devancé, le 21 avril 2002, par Jean-Marie Le Pen, et de ce fait, éliminé au premier tour. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Alors, sitôt déclaré candidat, le président du Mouvement Républicain et Citoyen fait l’objet de vives critiques et même d’attaques. On lui reproche un âge jugé trop avancé pour la fonction présidentielle, 72 ans. Les médias dénoncent le fait qu’il occupe à Paris un logement hlm, pour un loyer deux fois inférieur au parc privé, et qu’il refuse de quitter, malgré des demandes répétées du bailleur social. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais Jean-Pierre Chevènement semble déterminé. Il se portera bel et bien candidat à la présidentielle. Sous réserve bien sûr qu’il rassemble les 500 signatures. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On se demande toutefois s’il veut réellement gouverner, dans les faits, s’il veut vraiment devenir président de la République, siéger à l’Elysée. Il en a toute la compétence, contrairement à bien des candidats. Il bénéficie d’une longue expérience ministérielle et politique. Il a été un des grands penseurs du parti socialiste dans les années soixante-dix. Son savoir-faire en économie n’est plus à démontrer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Président&amp;nbsp;? Certainement jamais. On connaît sa place dans l’échiquier politique. Il le dit lui-même&amp;nbsp;: il entend d’abord, par sa position, faire bouger les lignes, et déplacer le débat. Sa candidature serait donc destinée à apporter une autre tonalité, un autre avis. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Pierre Chevènement voit la présidentielle comme une opportunité pour faire entendre sa voix. Et il aurait tord de passer un accord trop rapide avec François Hollande, en termes de sièges de parlementaires aux législatives, et ainsi de disparaître durant la campagne. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La voix du parti de Chevènement est souvent méconnue et absente dans le champ médiatique. Mais l’ancien ministre de Lionel Jospin représente un réel courant politique. Il prône la souveraineté nationale, une plus grande indépendance de la France, moins d’Europe, une souveraineté regagnée. Il incarne les valeurs républicaines, l’idée de la France, la laïcité, la sécurité, l’ordre public. Il prône la réindustrialisation, une autre politique monétaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ces idées ont droit de cité dans le futur débat présidentiel. Elles ne sont pas l’apanage du Front National, du courant incarné par Nicolas Dupont-Aignan, ou d’une certaine frange droitière de l’UMP. Elles existent aussi à Gauche, et elles demandent à être entendues. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Pierre Chevènement attend sans doute les résultats des prochains sondages, comment l’opinion réagira à sa candidature. Il partira dans la bataille, modestement, sans doute, car il ne bénéficie pas d’un gros budget de campagne. Il apportera une autre tonalité au débat. Il bénéficiera peut-être de l’effet Arnaud Montebourg, dont la percée serait aussi due aux voix de la sensibilité du sénateur de Belfort. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On ne sait encore s’il ira jusqu’au bout, jusqu’au premier tour, ou s’il trouvera finalement, en dernière minute, un terrain d’entente avec François Hollande. Il négociera peut-être des postes ministériels, pour ses lieutenants, des places à l’Assemblée, suivant son positionnement dans les sondages. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ses idées ne seront plus ignorées. Son mouvement retrouvera sa place dans les médias, auprès de l’opinion. Car sa sensibilité n’est pas une opinion marginale. Elle existe bel et bien dans l’offre politique actuelle. Elle a sa place aussi à gauche. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et le tombeur de la Gauche, ce seront peut-être tout autant les écologistes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-7892318079847190436?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/7892318079847190436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=7892318079847190436&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7892318079847190436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7892318079847190436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/11/chevenement.html' title='Chevènement'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5505612611775971422</id><published>2011-09-02T20:50:00.003+02:00</published><updated>2011-09-02T20:51:28.786+02:00</updated><title type='text'>Comme un "ras-le-bol" des révolutions arabes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il fut un temps où l’on parlait de l’élargissement de l’Europe aux anciens pays de l’Est. Pas plus tard qu’il y a dix ans de cela, les médias évoquaient largement les questions de l’intégration de ces pays à l’Union Européenne. Les médias nous envoyaient en Pologne, en Roumanie, avec leur actualité, leur mode de vie, leur civilisation, leur économie, leurs mutations. C’est en fini, désormais. L’Europe n’est plus, et ses solidarités, la réalité de ses frontières, l’actualité de ses membres, qu’un vague souvenir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les esprits se portent désormais sur la Méditerranée, en particulier sur les révolutions des pays arabes, Tunisie, Egypte, Libye. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Michel Apathie se réjouissait, tout à l’heure, au Grand Journal de Canal Plus, du geste politique de la France, d’être intervenue militairement en Libye, pour avoir empêché Kadhafi de réprimer dans le sang l’opposition de Benghazi. Mais la France est moins prompte à agir en Syrie, alors que la répression est féroce, les morts et mutilés se comptant par milliers. Parce qu’il y a là un pays beaucoup plus armé, et une opposition moins structurée, et un risque de prise de pouvoir des islamistes. Et peu d’enjeux économiques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’union pour la Méditerranée est plus que jamais de mise, et à la mode. Tous en appellent aux investissements massifs de capitaux dans les pays du pourtour méditerranéen. Il faudrait développer les échanges économiques et culturels, les solidarités, avec ces peuples. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est un fait que si la France, l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne, les Etats-Unis, ne le font pas, les Chinois pourraient s’y engouffrer massivement. Et ces derniers récolteront des contrats alors qu’ils n’ont fourni aucune aide militaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais c’en est trop. Les cultures des pays arabo-musulmans ne sont pas celles des pays occidentaux. Les populations détrônent leurs dictateurs. Mais on ne sait encore ce qu’ils mettront à la place. L’Islam est là-bas religion dominante. Et l’Islam fait fi de la liberté démocratique, de la possibilité de mener sa vie comme on l’entend. L’Islam est un corpus révélé qui dicte jusqu’à chaque détail de l’existence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’occident devrait faire preuve de plus de distance, face aux pays arabo-musulmans. L’intervention militaire de l’Otan en Libye n’était pas une nécessité, pas plus qu’elle ne l’est aujourd’hui en Syrie. Elle a coûté cher, financièrement parlant, au budget national français, alors que les déficits atteignent des sommets. C’était la tâche des pays du Golfe, que de mener une offensive militaire pour aider la rébellion. Comme c’est leur tâche aujourd’hui de participer massivement à leur reconstruction et à leur économie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Parce qu’il existe bel et bien un fossé culturel, politico-religieux, un choc des civilisations, entre occident démocratique et monde arabo-musulman de religion révélée de type théocratique. Choc que l’on veut ignorer, parce qu’une certaine vision de la laïcité fait qu’on tend à mésestimer le poids de la religion dans la conscience individuelle et collective. Sans oublier les contentieux historiques liés aux récentes périodes de colonisation, l’anti-impérialisme encore très présent dans les esprits&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’émancipation des pays arabes n’appelle pas aux réjouissances, mais à la distance. Nos solidarités, nos échanges économiques et culturels doivent plus que jamais se tourner vers l’Europe continentale, le bloc des anciens pays de l’Est. C’est là qu’est notre histoire, notre passé commun, et notre futur. Un futur des libertés. Pas celui d’une Révélation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et c’est un vaste monde arabo-musulman qu’il convient de se constituer, Méditerranée et pays du Golfe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5505612611775971422?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5505612611775971422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5505612611775971422&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5505612611775971422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5505612611775971422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/09/comme-un-raz-le-bol-des-revolutions.html' title='Comme un &quot;ras-le-bol&quot; des révolutions arabes'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3590497309890147489</id><published>2011-09-01T00:05:00.003+02:00</published><updated>2011-09-01T00:05:00.709+02:00</updated><title type='text'>Liberté de pensée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Lors d’un dîner auquel je participais, voilà quelque temps, un convive déclamait une petite blague, mine de rien, qui, à ma grande surprise, faisait largement fi… de la pédophilie… Et ce même soir, un autre convive, qui avait lui-même visité Auschwitz, niait l’ampleur du génocide perpétré par les nazis, et tenait ainsi, dans la plus grande banalité, des propos tout simplement révisionnistes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Inconcevables, ces propos, en public, à la télévision, à la radio, dans la presse. Et pourtant, ils existent, dans l’opinion publique, et ils se tiennent, dans la sphère privée. Il se trouve de fait des gens peut-être peu choqués par certaines pratiques sexuelles à portée criminelle, ou enclins à ne pas croire ce que pourtant de savantes études historiques ont largement démontré. Il existe aussi des gens profondément racistes, ou antisémites. Il existe des gens qui apportent des soutiens explicites au terrorisme international. J’en ai rencontré. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On voudrait s’en offusquer, se réfugier derrière ce que la loi stipule, contre le racisme, contre ce qui est clairement mentionné comme comportement criminel, contre le négationnisme, contre l’incitation à la haine, aussi, contre l’apologie du terrorisme, contre la discrimination, et j’en passe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’existence de ces lois se comprend, d’un certain point de vue. Elles imposent en effet un cadre que l’on dirait de civilisation, un cadre du vivre ensemble et du respect mutuel. Les lois mémorielles permettent entre autres de ne pas blesser les victimes de génocides, quand ceux-ci sont formellement établis par les historiens, de perpétuer une certaine mémoire. Les lois contre le racisme empêchent un déchaînement de haine, l’exclusion, la discrimination. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ces lois ont leurs limites. Il devient parfois difficile, voire impossible, de se risquer à certaines analyses, réflexions, en public, voire dans l’entreprise, de peur d’être poursuivi en justice. Pour prendre un exemple, a-t-on toujours toute liberté pour parler de ce qui se passe dans les banlieues, de leur culture, de leurs travers&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il en va ainsi dans la sphère publique, marquée par de nombreuses restrictions dans la liberté de penser et de s’exprimer. Un couturier célèbre en a fait les frais, dans un bar, il y a peu de temps de cela. Il en serait allé peut-être tout autrement pour lui s’il avait tenu les mêmes propos aux Etats Unis, ou la liberté d’expression et d’opinion prime. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il existe en fait une très forte dichotomie entre la sphère publique et la sphère privée. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Dans le public, la loi restreint fortement les libertés, oriente la pensée et l’opinion. Dans le privé, les individus se lâchent, pensent parfois tout autrement, et ne se gênent pas pour le dire. Tout comme sur internet. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La liberté est une valeur fondatrice de la république française. Elle devrait être défendue dans toute son ampleur, une totale liberté dans l’opinion et l’expression. Et ce ne devrait finalement pas être par la règle du politiquement correct et par la loi que l’on devrait contrecarrer des pensées dérangeantes ou indignes. Mais bien par l’argumentation, l’élévation de la pensée, et le débat. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Robert Ménard se fait un grand défenseur de la liberté d’expression. Il a raison. Même s’il surprend. Même s’il dérange. Pour éviter aussi le retour du refoulé, qui pourrait donner bien des surprises, dans les choix politiques des années et décennies à venir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3590497309890147489?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3590497309890147489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3590497309890147489&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3590497309890147489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3590497309890147489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/09/liberte-de-pensee.html' title='Liberté de pensée'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8172080365801514018</id><published>2011-08-31T12:24:00.002+02:00</published><updated>2011-08-31T12:24:48.692+02:00</updated><title type='text'>Compétence</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Une voisine me confiait, récemment, qu’elle voterait pour Nicolas Sarkozy, en 2012, parce qu’il n’y avait pas le choix, parce que l’actuel président était le seul compétent pour assumer la fonction. Je lui rétorquais que la France sera dans l’embarras, en 2017, parce que le même Nicolas Sarkozy ne pourra pas se représenter, parce que la constitution lui interdit d’aller au-delà de deux mandats, et qu’il n’y aura donc personne apte à prendre la direction de l’Elysée. Et de rétorquer, également, de nous demander comment la France a pu faire jusque là, jusqu’à l’élection d’un homme aussi précieux et compétent que Nicolas Sarkozy, que nous avions eu finalement des présidents qui n’étaient pas à la hauteur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Trêve de plaisanterie et d’ironie. Cette remarque n’est pas anodine, et pourrait refléter, dans l’opinion publique, une réalité plus répandue qu’on ne voudrait le croire. Les choix pour la prochaine présidentielle se joueront peut-être sur le thème de la dette, de la sécurité, de l’immigration. Ils se joueront aussi sur le thème de la compétence. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et Martine Aubry, en vue des primaires, a donné le ton, en expliquant qu’elle avait pris la direction d’un parti socialiste en état pitoyable. Façon de stigmatiser son rival, François Hollande, et de d’affirmer qu’il n’a pas fait preuve des compétences requises pour diriger le parti. Ce qui signifie qu’une incompétence à diriger un parti traduit une incompétence encore plus grande à diriger un pays. Ce qui signifie, en tout état de cause, que François Hollande n’a pas les aptitudes pour briguer la fonction présidentielle. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Martine Aubry n’est pas la seule à mettre en doute l’ex-secrétaire général du PS. D’aucuns rappellent qu’il n’a jamais été ministre, qu’il n’a pas la connaissance et la pratique des rouages des ministères. Contre Martine Aubry, qui, elle, connaît la réalité économique, comme ancienne chef d’entreprise, et le concret du quotidien d’un gouvernement, comme ancienne ministre. Michel Rocard affirmait récemment que Martine Aubry avait d’ailleurs plus de compétences sur un plan technique, que François Hollande. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et la droite de renchérir, que Nicolas Sarkozy a fait preuve de son savoir-faire, dans la crise géorgienne, dans la crise libyenne, à la présidence du G20, et plus encore face à la crise économique de 2008, qu’il connaît ses sujets. Et d’affirmer qu’il faut un homme d’expérience, face à la complexité de la tâche présidentielle, face aux défis quotidiens que doit relever le président de la République, une solidité nerveuse à toute épreuve, une vision, une force de travail. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;François Hollande a peut-être commis une erreur de communication, en s’affirmant, voilà quelques mois, comme un homme simple, comme un homme ordinaire, pour la fonction suprême, face à un hyper-président. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et il ne communique plus sur ce registre. Il se situe désormais sur celui de la hauteur de vue, de l’homme au-dessus «&amp;nbsp;de la mêlée&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il sera peut-être reproché à Nicolas Sarkozy, durant la campagne, d’avoir creusé les déficits. Mais il saura argumenter et se défendre. On l’a vu lors de débats avec des français dits ordinaires, avec des journalistes. Il sait jongler d’un sujet à un autre. Il a des réponses simples, des réponses de bon sens. Il saura séduire et rassurer une certaine opinion publique. La compagne présidentielle se jouera largement sur le thème de la compétence. Dominique Strauss-Kahn bénéficiait du prestige de sa fonction au FMI. Le candidat du PS devra batailler pour convaincre de ses aptitudes à la fonction suprême. Un avantage pour le président sortant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8172080365801514018?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8172080365801514018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8172080365801514018&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8172080365801514018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8172080365801514018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/competence.html' title='Compétence'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3512702401146529679</id><published>2011-08-30T12:00:00.000+02:00</published><updated>2011-08-30T12:00:17.300+02:00</updated><title type='text'>Morts sur le front</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’opinion publique pensait qu’il s’agirait d’une guerre éclair, que les soldats mobilisés rentreraient chez eux après quelques semaines seulement de combats. Mais il en est allé tout autrement. Le conflit s’est vite enlisé. Il est devenu une guerre de positions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La stratégie adoptée consistait à creuser des tranchées, à même le sol, face à l’ennemi, consolidées par des planches en bois, des barbelés. Le combat consistait à défier le rang ennemi, juste devant, conquérir sa propre tranchée, car il adoptait la même technique de guerre, avec les fusils, les grenades, les gaz empoisonnés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le haut commandement militaire lançait de vastes offensives de reconquête, sur tout le front, qui se chiffraient en dizaines voire en centaines de milliers de morts, de vies sacrifiées de jeunes français, strictement pour rien. 1, 4 millions de soldats français mourront des affrontements de la Première Guerre mondiale. Les généraux de l’armée n’avaient strictement que faire de la vie des combattants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La donne a complètement changé, de nos jours, cent ans plus tard à peine. L’armée ne procède plus de la conscription. Elle s’est professionnalisée. Les soldats sont tous des engagés. Ils sont beaucoup mieux formés. Les conflits ont changé. La guerre 14-18 était l’effet d’une stratégie d’alliances entre nations européennes d’abord, puis au niveau mondial. La diplomatie et les relations internationales ont changé, aujourd’hui. Les pays européens ne s’affrontent plus, si l’on fait exception de la toute récente guerre en ex-Yougoslavie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les conflits demeurent, dans une toute autre configuration. Il s’agit d’une sorte de droit d’ingérence dans les affaires de certains pays. La France est engagée sur plusieurs fronts, en Libye, en Afrique, et en Afghanistan. L’actualité nous y ramène à intervalles réguliers, en Afghanistan, quand un de nos soldats trouve la mort sur le front. 74 soldats ont payé de leur vie ce conflit aux objectifs mal définis, bien souvent, pour l’opinion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;A chaque mort, les autorités rendent hommage, par une cérémonie, avec le ministre de la défense, voire le président de la République, quand il y a plusieurs morts en même temps. Les médias, télévisions, journaux, se rendent sur place. On est aux antipodes de la Première Guerre mondiale, quand nos soldats tombaient par centaines de milliers, quand les généraux les envoyaient attaquer l’ennemi en pure perte, les condamnant à une mort certaine, pour rien. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’opinion publique a changé. Elle ne tolère plus la mort de nos soldats, par même un seul. Au moins en apparence. Les autorités civiles et militaires honorent nos morts sacrifiés sur le front. Le président de la République lui-même rend hommage aux fils de la nation morts sur le front. Les médias relayent largement l’information. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais on peut se demander ce qu’il en est de l’opinion. Dans une société largement dominée par l’individualisme, on croirait parfois que bon nombre de français n’ont que faire de la mort de nos combattants. Ils considèrent sans doute qu’ils ont choisi un métier, que la mort fait partie des risques encourus dans ce travail, et quand elle est au rendez-vous, c’est la résultante normale de ce choix. Peu de passants se déplacent sur les lieux des cérémonies de funérailles. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Devenir soldat ne serait qu’un métier parmi tant d’autres, avec ses risques encourus. Que l’on sorte de cette vision. Que l’on rende hommage à nos soldats morts sur le front. Mais que nos politiques ne les envoient pas dans des guerres mal justifiées et mal comprises. Que les politiques soient clairs et francs sur les raisons de nos engagements sur le front. Comme en Afghanistan, comme en Afrique, comme en Libye. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3512702401146529679?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3512702401146529679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3512702401146529679&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3512702401146529679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3512702401146529679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/morts-sur-le-front.html' title='Morts sur le front'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1674653372092868997</id><published>2011-08-29T13:00:00.002+02:00</published><updated>2011-08-29T13:00:42.854+02:00</updated><title type='text'>Mariage homosexuel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sur la question du mariage homosexuel, on trouve deux points de vue radicalement différents, que l’on qualifierait d’un côté de conservateurs, et de progressistes, de l’autre côté. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Côté conservateurs, le mariage est nécessairement l’union de deux personnes de sexe différent, un homme et une femme. Ce type de mariage s’ouvre à la famille traditionnelle, avec un père et une mère, au centre de l’éducation des enfants, si les conjoints choisissent de procréer. L’union des conjoints, et le principe même du mariage, repose sur la différence sexuelle. L’Eglise catholique défend un mariage exclusivement hétérosexuel, et orienté à la procréation et l’éducation des enfants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Côté progressistes, le mariage doit pouvoir exister entre deux personnes qui désirent construire leur vie ensemble. Et là, rien ne peut exiger qu’ils soient impérativement de sexe opposé. Cette conception du mariage repose ici sur le droit, les droits concomitants au mariage&amp;nbsp;: il est normal que deux personnes de même sexe désireuses d’unir leur destin puissent bénéficier des mêmes avantages financiers, tels en matière d’héritage, en matière d’impôt, de retraite de reversion, que deux personnes mariées, de sexe différent. Et il est normal, dans ce cas de figure, que deux personnes de même sexe puissent élever des enfants. Les enfants peuvent être adoptés, ou naître par procréation artificielle, ou par mère porteuse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les partisans de l’option progressiste argumentent en faveur des même droits pour tous, qu’il n’est pas normal que des individus qui n’ont pas choisi leur réalité sexuelle, orientée vers des personnes de même sexe, n’aient pas les mêmes droits que ceux à orientation hétérosexuelle, en matière d’union. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le débat est très présent dans la société française, et depuis de nombreuses années déjà. Le législateur, à l’époque du gouvernement de Lionel Jospin, avait choisi une option intermédiaire, par l’adoption du PACS, qui consacre l’union de deux personnes, à un degré moindre que le mariage, en termes d’avantage financiers. Il s’agirait maintenant d’aller plus loin, et de donner les mêmes droits pour tous, dès qu’il y a union. A question du mariage homosexuel s’invitera à la campagne présidentielle. Il mérite un débat de société. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le débat finalement est simple, et se résume à peu&amp;nbsp;: faut-il être hétérosexuel pour bénéficier de droits et avantages financiers, dans le choix d’une vie commune&amp;nbsp;? Certainement pas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1674653372092868997?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1674653372092868997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1674653372092868997&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1674653372092868997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1674653372092868997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/mariage-homosexuel.html' title='Mariage homosexuel'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-2036161143351187781</id><published>2011-08-27T00:04:00.001+02:00</published><updated>2011-08-27T00:04:00.619+02:00</updated><title type='text'>Projection</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La France avait raté le rendez-vous du printemps arabe. Avec la Tunisie, d’abord, tardant à réagir, et à soutenir le mouvement révolutionnaire, avec, en plus, la maladresse de Michèle Alliot-Marie, à l’Assemblée Nationale, proposant l’aide du savoir-faire des forces de sécurité françaises pour mâter les révoltes. Il y avait eu aussi la révolution égyptienne. La France avait tardé à réagir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pour la Libye, il en est allé autrement. La révolution s’enlisait, manquait de moyens. Nicolas Sarkozy a su convaincre son allié britannique, et l’ONU, et l’OTAN, de la nécessité d’une intervention. Sans ces frappes, la révolution se serait transformée en bain de sang, et Kadhafi serait resté au pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy aime rappeler que la France sait toujours être aux côtés des peuples qui aspirent à la liberté et à la démocratie. Oubliée la maladresse de Michèle Alliot-Marie. Le blason français est ainsi redoré au sein du monde arabe. Mais on ne se laissera pas émouvoir&amp;nbsp;: la France défend ses intérêts, dans ce conflit, et rien de plus. Raison d’Etat oblige, sous couvert de valeurs universelles. Il y a des enjeux pétroliers, et la France a besoin de pétrole. Et la France ne défend pas la liberté et la démocratie. Sans quoi elle interviendrait en Syrie, et au Yémen.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;D’aucuns pourtant s’émeuvent de ces révolutions, les comparent à la chute du communisme, à la fin des années 80, et se prêtent déjà à rêver de la prochaine intégration, dans les dix ou quinze ans à venir, de ces pays nouvellement émancipés, à l’Union Européenne. Un chroniqueur se plaisait à l’évoquer, ce matin même, sur le site d’information «&amp;nbsp;Atlantico&amp;nbsp;». C’est qu’il n’y a aucun problème à intégrer des pays musulmans à l’Europe, car en aucun cas l’Europe ne saurait se constituer comme un «&amp;nbsp;club chrétien&amp;nbsp;». Et d’autres pays pourraient rejoindre le mouvement&amp;nbsp;: l’Algérie, le Maroc, la Syrie,&amp;nbsp;la Turquie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On voit venir les choses, et le déplacement qui s’opérerait&amp;nbsp;: la France deviendrait la nation phare d’une vaste union méditerranéenne. C’était déjà une intention de Nicolas Sarkozy, dans son projet d’une Union pour la Méditerranée. Dans ce mouvement, en toute logique, avec le temps, la France pourrait rompre avec l’Union Européenne actuelle, avec les pays du nord, et constituer un nouveau cadre géopolitique. La présence de nombreux immigrés en France, originaires de ces pays, algériens, marocains, tunisiens, turcs, conforterait cette orientation. La France se rendra solidaire de pays et de populations qu’elle accueille largement à l’intérieur de ses frontières. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et de ce fait la France pourrait rompre avec le reste de l’Europe, qui se désagrégerait, l’Allemagne se rendant solidaire des ex-pays de l’Est. Il y aurait ainsi deux nouveaux pôles en Europe, un pôle méditerranéen, avec la France, et l’Espagne, l’Italie, la Grèce, et tous les pays du pourtour, et un pôle à l’Est, avec l’Allemagne comme pays phare. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pure fiction, pure projection, et pure illusion, à la source de ce raisonnement, que de vouloir intégrer ces pays arabes à l’Europe. Car ce projet jamais ne se réalisera. Parce que ces pays sont musulmans, tout simplement, dans leur constitution, comme en Egypte, ou dans la tradition et la conscience de leurs citoyens. Parce que l’Islam place la révélation coranique au-dessus de tout, que la révélation du Coran guide le quotidien de l’existence, et dit en substance ce qu’il convient de faire et de ne pas faire, de penser et de ne pas penser. Et que l’Europe est aux antipodes de ce schéma, qu’elle place la liberté, la raison, au-dessus de tout. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;En ce sens, l’Europe n’est pas un club chrétien, loin de là. Car le christianisme, tout comme l’Islam, procède d’une révélation, au-dessus de la raison, et du contrôle d’un clergé, garant de la révélation et de son interprétation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nous accordons trop de place aux évènements des pays arabes du pourtour méditerranéen, dans nos préoccupations, y compris dans les médias. Nos solidarités sont ailleurs, avec les pays de l’Union Européenne. Peu importe la quantité de musulmans en nos frontières. C’est là une affaire privée qui ne concerne en rien la vie de la société civile. C’est cette Europe qu’il faut construire, et une Europe de la raison, de la liberté. Et l'Europe n'est pas une mosaïque multiculturelle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-2036161143351187781?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/2036161143351187781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=2036161143351187781&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2036161143351187781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2036161143351187781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/projection.html' title='Projection'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-7318813515632879922</id><published>2011-08-26T01:57:00.002+02:00</published><updated>2011-08-26T01:57:40.727+02:00</updated><title type='text'>Pas grand chose</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Certes le prix du tabac va augmenter, et c’est la énième augmentation depuis un an. Le prix de l’alcool aussi va augmenter, de 6 %. Les sodas et boissons sucrées seront taxés, également pour dissuader les consommateurs d’en abuser. Il y aura d’autres mesures&amp;nbsp;: des taxes sur les complémentaires de santé, sur les entrées des parcs d’attraction, une hausse des prélèvements sur les revenus du capital, PEL, assurance-vie, des taxes sur les plus-values lors des reventes des propriétés secondaires, des taxes patronales sur les heures supplémentaires, et une contribution exceptionnelle et provisoire des salaires les plus élevés. Ils peuvent contribuer, effectivement, car ils ont vu le seuil de l’ISF relevé, et jusqu’à une date encore récente, nombre d’entre eux ont bénéficié du bouclier fiscal. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy l’a souligné, en Chine, où il faisait escale, sur le chemin qui le mène en Nouvelle Calédonie&amp;nbsp;: ce sont des mesures d’économies, et tous les Français vont devoir y contribuer. Mais ces mesures restent proportionnées, même s’il faudra payer plus cher, pour sa mutuelle, pour l’alcool, les cigarettes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Car le gouvernement aurait pu prendre des mesures à la façon de la Roumanie, en 2010&amp;nbsp;: baisse des salaires du secteur public de 25 %, baisse des allocations chômage et des retraites de 15 %. Nicolas Sarkozy aurait pu aussi décider de baisser le RSA, les allocations logement, les allocations familiales, les aides aux handicapés. Il aurait pu augmenter la TVA de trois ou quatre points. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais tout cela, il ne l’a pas fait. Il a simplement mis en place un plan d’économies, et demandé un effort collectif finalement modeste, qui devrait permettre de ramener le déficit à 3 % du PIB à l’échéance de 2013. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est un plan d’économies, pas un plan d’austérité. Il ne faut pas s’y tromper. Il s’agit de maintenir le triple A des agences de notation, pour bénéficier d’emprunts d’Etat à taux réduit, et ne pas encore plus aggraver le poids de la dette. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La France n’est pas la Roumanie, n’est pas la Grèce non plus, qui subit les mêmes plans d’austérité. Et on se souvient de qui a imposé ces mesures drastiques, qui mettraient la moitié de la population dans la rue, si telle politique devait être appliquée en France. Ce fut le FMI, sous la houlette de son directeur d’alors, Dominique Strauss Kahn. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il était donné largement favori dans les sondages. Sans ses déboires, à New York, qui ont brisé sa carrière et son destin, il serait peut-être devenu président de la république française. Il n’aurait peut-être pas changé de vision économique, et aurait peut-être imposé à la France un régime à la façon de la Roumanie et de la Grèce. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nous avons peut-être échappé au pire. Encore que… Car il faudra bien un jour rembourser les 1600 milliards d’euros de dette, qui augmentent d’ailleurs de jour en jour. Nous ne serons pas les seuls. Il y aura les Etats-Unis, le Japon, l’Italie, et bien d’autres encore. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Car le plus dur est devant nous. Les mesures du gouvernement, annoncées hier par François Fillon, ne sont pas grand-chose. Vraiment pas grand-chose. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-7318813515632879922?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/7318813515632879922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=7318813515632879922&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7318813515632879922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7318813515632879922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/pas-grand-chose.html' title='Pas grand chose'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-2852235418074522105</id><published>2011-08-25T00:50:00.000+02:00</published><updated>2011-08-25T00:50:04.053+02:00</updated><title type='text'>Toujours des mots</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je me souviens d’avoir entendu un jour Nicolas Sarkozy, à la télévision, expliquer les raisons de l’intervention de l’armée française en Afghanistan, que la France ne pouvait tolérer que des femmes soient maintenues dans un tel asservissement. Le président ne disait pas la vérité. Il n’avait pas déployé de tels moyens militaires pour le seul fait que des femmes étaient là-bas réduites à l’état d’esclaves. La réalité de cette intervention, c’est que la France s’est alignée sur l’engagement américain, que les Etats-Unis étaient présents là-bas pour traquer Ben Laden, et contrer l’offensive des talibans, qui risquaient de prendre le contrôle du pays, voire déborder sur le Pakistan, pays détenteur de l’arme atomique, et que les talibans forment les terroristes islamistes anti-occidentaux. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et j’entendais le président de la république, ce soir, à la télévision, dans un discours à l’Elysée, aux côtés de Mahmoud Jebril, le Premier Ministre de la Libye libre, s’épanchant sur les aspirations du peuple libyen à la liberté et à la démocratie. Et de rappeler, et d’insister, sur le fait que la France est &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;aux côtés de la rue arabe quand elle demande la liberté et la démocratie&lt;/i&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est vite oublier la Syrie… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est que Damas, contrairement à Tripoli, n’a pas de pétrole ni de gaz dans ses sous-sols, et que la Syrie est un pays multiconfessionnel, qui risque d’imploser sans le régime de Bachir Al-Assad, sans oublier la menace d’une prise de pouvoir par les Frères Musulmans. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce soir encore, j’écoutais le journal télévisé de la chaîne franco-allemande Arte, qui annonçait que le Conseil National de Transition libyen aurait assuré que la France obtiendrait 35 % des futurs contrats pétroliers. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On est peut-être là au cœur des vraies raisons de l’intervention militaire et diplomatique en Libye. Certes il y a eu l’indignation et l’éthique à toute épreuve de la conscience droite de Bernard Henri Lévi, qui s’est indigné des pauvres moyens de la rébellion, et qui a su convaincre Nicolas Sarkozy de la nécessité d’une intervention militaire, pour ne pas revivre le drame de l’ex-Yougoslavie. Mais la motivation a été certainement moins idéaliste, et certainement plus pragmatique. Liberté et démocratie pour les beaux discours, intérêts économiques pour la réalité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce qui explique que la France n’a pas hésité à dépenser des sommes mirobolantes en déploiement militaire. Le coût de l’intervention en Libye n’est pas encore chiffré, mais il était estimé, le 9 juillet dernier, à 160 millions d’euros. Chère intervention, en ce contexte de cure d’austérité, quand tous les Français vont devoir faire des efforts, comme vient de l’annoncer le Premier Ministre François Fillon, pour réduire le déficit, et faire en sorte que la France garde sa côte de triple A, par les agences de notation, cotation garante de taux de prêts modestes, et donc de moins de déficit. Et cette somme allouée à la Libye n’est rien par rapport aux 400 millions d’euros attribués en urgence à la Côte d’ivoire, pour la relance de son économie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Serais-je en voie de devenir populiste, et de tenir un discours de type «&amp;nbsp;café du commerce&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Je ne le pense pas. Mais je voudrais que les choses soient dites clairement, et que le plus haut sommet de l’Etat ne se paye pas de mots. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Encore qu’on verrait mal Nicolas Sarkozy expliquant, dans un discours, sur le perron de l’Elysée, que la France est intervenue dans la révolution pour consolider ses intérêts économiques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ah oui, il faut bien un peu de lyrisme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-2852235418074522105?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/2852235418074522105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=2852235418074522105&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2852235418074522105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2852235418074522105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/toujours-des-mots.html' title='Toujours des mots'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8719901477606283427</id><published>2011-08-24T00:00:00.001+02:00</published><updated>2011-08-24T00:01:09.837+02:00</updated><title type='text'>Libye</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Bachar Al-Asad peut finalement dormir tranquille. Son peuple peut se soulever. Le président peut réprimer la contestation sans rencontrer le moindre obstacle. Les indignations et condamnations de la communauté internationale et de l’ONU, le gel des avoirs, l’interdiction de voyager, pour les hauts dignitaires, n’y changera pas grand-chose. Le président Syrien a une chance terrible&amp;nbsp;: les sous-sols de son pays ne regorgent pas de pétrole et de gaz, et son pays ne garde pas des dizaines de milliers de réfugiés en mal d’occident et d’une vie meilleure en Europe, en France. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pour Kadhafi, il en est allé tout autrement. Son pays est un important exportateur de pétrole, et son régime contenait jusque là des hordes de réfugiés d’Afrique sub-saharienne. Alors, quand la révolution a sonné à sa porte, quand les insurgés se sont armés, ont pris les villes de l’Est, la réaction de la communauté internationale ne s’est pas faite attendre. Le philosophe Bernard Henri Lévi s’est ému, a su convaincre le président français, qui a su à son tour convaincre ses homologues occidentaux, et l’ONU, pour une frappe conséquente, une protection des populations, à titre officiel. Officiellement, l’Occident soutenait la révolution et l’aspiration démocratique, ses intérêts économiques, dans les faits.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La diplomatie a accompagné l’offensive militaire. Très vite, le gouvernement français a reconnu la légitimité de l’opposition libyenne, le Conseil National de Transition, basé à Benghazi. Ses représentants ont très vite été dignement reçus à l’Elysée, alors que le vieux colonel régnait encore sur Tripoli. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’ancien ministre de la justice de Kadhafi, Moustapha Abdeljalil, siège à la tête du Conseil National de Transition, le CNT. Il est juriste de formation. Mais il n’a pas étudié que le droit civil. Il a également longuement étudié la Charia. Or c’est lui, Moustapha Abdeljalil, qui règne actuellement sur la Libye. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Passée l’offensive finale sur Tripoli, la reddition des dernières poches de résistance, et la capture du vieux colonel, qui ne saurait tarder, ou sa mort, il faudra bien songer à un avenir pour la Libye. Nicolas Sarkozy s’en préoccupe. Il devrait rencontrer très prochainement, dans les jours qui viennent, des représentants du CNT. Le président français pourrait même faire le déplacement à Benghazi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Rapidement, en urgence, il faudra réorganiser le pays, composer avec la structure tribale. Il faudra relancer la production et les exportations de pétrole. Il faudra bâtir des institutions, une administration. Les artisans de cette renaissance seront tous d’anciens collaborateurs de KadhafI, passés à temps dans l’autre camp. Et il faudra prévoir des élections, à moyen terme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On peut se demander si les ténors du CNT accepteront de laisser le pouvoir à une formation élue&amp;nbsp;qui ne serait pas la leur. Consentiront-ils finalement, si le peuple souverain le décide ainsi, de n’avoir été que les héros d’un temps de transition&amp;nbsp;? Quelle sera l’attitude de Moustapha Abdeljalil&amp;nbsp;? Se retirera-t-il au fait d’un candidat élu autre que lui-même&amp;nbsp;? Et surtout, en tant que grand connaisseur de la Charia, n’aurait-il pas l’intention voilée d’imposer un régime islamique à une population libyenne musulmane&amp;nbsp;? Et il n’y a pas de tradition politique, de partis constitués, en face. Sinon l’ancien roi déchu, qui peut encore jouer un rôle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’occident n’intervient pas en Syrie, parce qu’il n’y a pas d’enjeux économiques, et parce que l’éviction de Bachar Al-Assad pourrait laisser place à bien pire, une prise du pouvoir par les sunnites, par les Frères Musulmans, qui instaureraient une république islamique. Il en ira peut-être de même en Lybie, pas dans l’immédiat, mais dans quelques années, après une longue période d’incertitude institutionnelle, voire de chaos. Il pourrait en aller de même, dans un avenir plus proche, en Egypte, qui a choisi la Charia comme inspiratrice de sa législation, au printemps dernier. Et peut-être aussi en Tunisie, dans un avenir plus ou moins lointain. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’offensive de l’OTAN aura donné bonne conscience à l’Occident, qui aura su éviter un massacre et un bain de sang, en empêchant les représailles de Kadhafi sur l’Est du pays. Mais rien ne présage de l’avenir politique de la Lybie. Comme de toute la région. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le printemps arabe ouvrira peut-être une période de chaos, à laquelle succéderont des gouvernements politico-religieux d’inspiration islamique. Triste printemps arabe. Peut-être… Et triste revers pour la diplomatie française. Peut-être… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8719901477606283427?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8719901477606283427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8719901477606283427&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8719901477606283427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8719901477606283427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/libye.html' title='Libye'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1922250195142879988</id><published>2011-08-23T21:40:00.001+02:00</published><updated>2011-08-23T21:41:08.891+02:00</updated><title type='text'>Victimes ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Elles étaient une cinquantaine à manifester aux portes du tribunal, cet après-midi, scandant des écriteaux&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous croyons en toi&amp;nbsp;». Ces féministes militantes venaient exprimer leur soutien inconditionnel à Nafissatou Dialo, et à ses déclarations, son témoignage, sur ce qui s’est passé dans cette suite de l’hôtel Sofitel de New York, en mai dernier. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais un rapport accablant, de 25 pages, vient contredire la crédibilité de la jeune africaine. Elle aurait menti sur sa nationalité, sur des faits d’agression qui lui auraient permis d’obtenir le droit d’asile. Et il y aurait eu d’autres mensonges, rapportés ça et là dans la presse, au cours de l’instruction, mensonges pour bénéficier d’un logement social, mensonge sur son nombre d’enfants déclarés, pour payer moins d’impôts. Et il y a aussi le problème de ces trois versions différentes, rapportées par celle qui se pose en victime, sur ce qui se serait passé après l’agression. Ses avocats minimisaient, cet après-midi, devant le tribunal, arguant du fait que la jeune femme éprouve beaucoup de difficultés à s’exprimer dans un américain correct, et que le traducteur, lors de l’instruction, aurait pu se tromper. Mais à ce niveau d’investigation, et au fait des enjeux, la justice américaine choisit très certainement des traducteurs à la hauteur de la tâche. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Tout cela fait beaucoup. Face à la jeune émigrée, il n’y a pas de témoignage sur ce qui s’est passé. Celui qui était encore ce matin le coupable présumé s’est muré dans le silence, et n’a rien rapporté, en aucun cas, n’a strictement rien dit, de sa version des faits. C’était parole contre silence. Mais un tribunal, et un jury, ne peut raisonnablement accréditer la parole d’une femme qui n’a de cesse de louvoyer, contre un homme qui se tait. Alors le procureur Cyrus Vance a tranché, et a décidé de mettre un terme aux poursuites. Le juge l’a suivi. Dominique Strauss Kahn est libre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’en est fini du volet pénal. Certes il y aura peut-être des suites, avec un volet civil, pour des réparations au préjudice subi par Nafissatou Dialo. Elle a perdu son emploi. Elle a perdu son honneur, aussi parce qu’un journal a rapporté le fait – non vérifié – qu’elle avait coutume de se prostituer auprès des clients de l’hôtel où elle travaillait, qu’elle aurait continué de recevoir ses clients dans l’hôtel où la police la protégeait. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais en termes de préjudice, Dominique Strauss Kahn, innocenté des faits qui lui étaient reprochés, a lui aussi des choses à réclamer. Il a perdu son poste prestigieux de directeur du Fonds Monétaire International, contraint à la démission, du fond de sa cellule. Et surtout, il était le favori des sondages pour la présidentielle en France. Il est peut-être passé à côté d’un destin prestigieux, d’une inscription dans l’Histoire nationale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les avocats de Nafissatou Dialo ne vont pas lâcher prise. Ils rassemblent des témoignes, y compris en France, de femmes, qui auraient subi les assauts répétés de l’ex-patron du FMI. Ils recherchent des témoins, des preuves. En vue de ce procès en civil. Des sommes énormes sont en jeu, en termes de dédommagements&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dominique Strauss Kahn a annoncé qu’il s’exprimerait sur les faits à son retour en France. On en saura peut-être un peu plus, notamment sur ce qui aurait pu être une relation consentie qui se serait mal passée, avec peut-être des gestes et des attitudes brutales. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais le dommage subi par celle qui se disait la victime n’a pas plus de valeur que le dommage subi par celui qui était considéré comme le coupable, jusqu’au jugement rendu ce jour. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;En France, il est requis qu’un candidat à la présidentielle fasse preuve de «&amp;nbsp;dignité morale&amp;nbsp;», même si le champ de ce terme n’est pas précisé et défini. Nous venons d’assister à un grand déballage sur la vie privée et la sexualité de Dominique Strauss Kahn, et sur sa fortune, également, celle de son épouse, des appartements luxueux, de grosses limousines. La fortune personnelle ne relève pas de la dignité morale,&amp;nbsp;mais ne plaît pas à une certaine opinion publique. Mais une sexualité tel qu’elle a été décrite pose plus problème, au fait de l’exigence constitutionnelle –certes mal définie - quand à l’éthique d’un candidat. Toutes ces révélations constitueraient un sérieux handicap pour DSK. De toute façon, il s’est effondré dans les sondages. Peu de Français souhaite encore le voir entrer en lice dans la campagne de 2012. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Cette affaire lui fut un préjudice, et non des moindres. Autant que de perdre un emploi dans un hôtel de Manhattan. Le préjudice revient aussi au peuple de Gauche, en France, pour tous ceux qui auraient voté pour leur candidat. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1922250195142879988?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1922250195142879988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1922250195142879988&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1922250195142879988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1922250195142879988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/08/victimes.html' title='Victimes ?'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5887653579616409915</id><published>2011-07-18T09:54:00.000+02:00</published><updated>2011-07-18T09:54:40.328+02:00</updated><title type='text'>Rassembler les français</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ségolène Royal était l’invitée du journal de 20 h 00, hier soir, sur France 2. Elle abordait un des points de sa campagne, et de son programme&amp;nbsp;: sa volonté de rassembler les Français. Elle déplorait les tendances profondes, actuelles, à la division, la mise en opposition des uns contre les autres. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On les connaît, car on en parle, de ces lieux de division&amp;nbsp;: les riches contre les pauvres, par une certaine organisation de l’impôt, ce qui fut le bouclier fiscal, la culture du «&amp;nbsp;bling-bling&amp;nbsp;», les travailleurs – ceux qui se lèvent tôt le matin – contre les «&amp;nbsp;assistés&amp;nbsp;» de la société –chômeurs et rmistes, qui auraient autant de revenus en ne faisant rien, en restant chez eux, plutôt que de travailler. Et de diviser aussi les étrangers contre les nationaux, les croyants – dont les arabo-musulmans – contre les français de souche, non musulmans, le peuple de gauche contre les gens de droite, sinon désormais contre les idées de l’extrême-droite. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ségolène Royal ne veut plus de ces divisions. Elle veut mettre en avant ce que tous voient pour l’avenir, ce qu’ils veulent construire ensemble, dans la diversité, en apportant chacun selon sa culture et ses traditions d’origine. Mais il est une réalité que les discours et les bonnes intentions ne sauraient couvrir&amp;nbsp;: la France est profondément divisée, profondément fragmentée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les citoyens appartiennent à des classes sociales, à des groupes sociaux, selon leur origine familiale, selon leur profession, selon leur lieu de vie, selon leur pouvoir d’achat, selon leur religion et leurs croyances, selon leurs loisirs, selon leur sensibilité politique, selon leurs engagements associatifs, selon leur nation d’origine… Et chacun vit de son côté, dans sa sphère, n’ayant finalement que peu de contacts avec les autres sphères, et n’ayant bien souvent, et finalement, que faire des autres sphères. Il y a les commerciaux, les commerçants, les employés, les techniciens, les travailleurs sociaux, le monde de la santé, les éducateurs, les enseignants, les forces de l’ordre, les ouvriers, les agriculteurs, les riches, les démunis... Tous ces gens vivent entre eux, et ne se côtoient pas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La France est fragmentée et divisée en une multitude de sphères, de gens qui ne se rencontrent pas, qui ne se croisent pas. Le service militaire restait un terreau du mélange social, du «&amp;nbsp;melting pot&amp;nbsp;», pour une génération. Il a été aboli. La famille reste un des derniers&amp;nbsp;lieu de rencontre et de confrontation des différences, parce qu’on ne s’y choisit pas. Mais c’est peut-être la seule et dernière&amp;nbsp;instance des rencontres entre les différentes sphères de la société. Pour le reste, chacun vit dans son monde, dans ses représentations, dans ses valeurs, dans ses certitudes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’idéal de fraternité entre tous les citoyens, l’idéal de solidarité, restent inscrits dans les valeurs fondatrices de la nation, dans les fondements de la république. Dans les principes, seulement. Ségolène Royal n’y changera rien. Mais elle a le mérite de poser la question, et de rappeler ces grandes valeurs fondatrices, ces grandes utopies, finalement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5887653579616409915?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5887653579616409915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5887653579616409915&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5887653579616409915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5887653579616409915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/07/rassembler-les-francais.html' title='Rassembler les français'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8049376421626726011</id><published>2011-07-15T00:10:00.002+02:00</published><updated>2011-07-15T00:10:00.457+02:00</updated><title type='text'>Révision constitutionnelle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy aurait aimé convoquer le parlement à Versailles, à l’automne, pour inscrire dans la constitution, l’obligation de viser des comptes publics équilibrés, dans le budget de l’Etat, d’imposer des règles strictes pour empêcher les déficits de l’Etat et de la Sécurité Sociale. Il s’agirait alors d’un engagement constitutionnel, non contournable et non négociable, à viser l’équilibre, à limiter les dépenses, en cas de dérapage conjoncturel, et à augmenter les recettes, en cas de nécessité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a peu de chances que le projet n’aboutisse, car le parti socialiste se refuse à l’entériner. Disons-le&amp;nbsp;: il a tord. Car le débat va revenir aux présidentielles, et la majorité ne va pas manquer d’en user. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’UMP rappellera, au fait des débats publics, que le parti socialiste est le parti de la dépense publique. Ce refus de révision constitutionnelle viendra s’ajouter au projet de créer 300&amp;nbsp;000 emplois publics pour les jeunes, et à la décision de supprimer le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le parti socialiste sera assimilé au parti de la dépense tous azimuts. Il aura réputation de ne pas prendre en compte la réalité du déficit et de la dette, du coût exorbitant du remboursement des intérêts des emprunts. Cela pourrait lui coûter cher, en voix. Car il sera considéré comme irresponsable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Car les français sont peut-être beaucoup plus sensibles à cette réalité de l’endettement de la France que ne le pense le PS. Certes ils veulent toujours plus de service publics et de fonctionnaires à leur service, mais ils savent que tout cela a un coût, et qu’on ne peut étendre ces dépenses à l’infini. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Chaque français gère son budget. Il sait qu’il ne peut emprunter à tout va, qu’il doit se limiter, se restreindre, faire des choix, et parfois se priver. Il sait qu’il en va de même pour l’Etat. François Fillon avait souligné, avec justesse –même s’il en avait subi bien des critiques – que la France était un Etat au bord de la faillite. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le parti socialiste n’a pas compris cette réalité. Il ne manquera pas de rappeler que le gouvernement Sarkozy a largement creusé le déficit. Mais c’était au plus fort de la crise, et pour sauver le système bancaire. Et qu’un plan est en place pour ramener au plus vite les comptes publics aux exigences de Bruxelles. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On regrettera que Dominique Strauss Kahn ne soit pas entré dans la course à la présidentielle. Comme directeur du FMI, il imposait des plans de rigueur drastiques aux pays endettés&amp;nbsp;: Grèce, Irlande, Portugal. Il aurait fait de même, pour la France. Et il aurait eu sans doute raison. Il aurait peut-être fallu parler d’austérité et de plan de rigueur. Pour que l’Etat réduise sa dette, et réduise ses remboursements d’emprunts. Qu’il redéploie ses recettes sur d’autres postes, dont l’innovation et la recherche, ou allège ses prélèvements, pour relancer la consommation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais les socialistes, et la gauche dans son ensemble, finalement, auraient-ils choisi le favori des sondages&amp;nbsp;? Rien n’est moins sûr. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8049376421626726011?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8049376421626726011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8049376421626726011&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8049376421626726011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8049376421626726011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/07/revision-constitutionnelle.html' title='Révision constitutionnelle'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3515038913970424692</id><published>2011-07-14T22:54:00.002+02:00</published><updated>2011-07-14T22:54:31.897+02:00</updated><title type='text'>Afghanistan</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ils sont maintenant 70 à être tombés sur le champ d’honneur, nos soldats déployés sur le sol afghan. Ils sont nombreux, là-bas, 4000, au total. Le président de la République a annoncé leur prochain retrait, définitif pour 2014, et partiel, 1000 soldats en moins, d’ici la fin 2012. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’armée française patrouille en Afghanistan parce que l’Elysée est atlantiste, et s’est aligné sur la politique américaine. Washington, sous mandat de l’ONU, a voulu neutraliser le régime des talibans, en envahissant l’Afghanistan. Elle a voulu aussi mettre la main sur Ben Laden, chef suprême de la nébuleuse Al Quaïda, commanditaire et responsable de nombreux attentats de par le monde, dont ceux du 11 septembre. Une coalition de plusieurs dizaines de pays a été constituée, avec des participations diverses. La France a déployé des forces importantes, en matériel et en hommes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ben Laden est mort, tué par un commando américain, début mai. De ce fait, un des objectifs de cette présence militaire a été atteint, pour une part. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Resterait l’épineux problème des talibans. Ils cherchaient à prendre le contrôle du pays, et à étendre leur influence sur le Pakistan. Or, le Pakistan détient l’arme atomique. La prise de contrôle de l’arme atomique par le régime taliban constituerait une très grave menace pour l’ordre mondial et la sécurité des Etats-Unis. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il semble que les autorités afghanes, police et armée, soient désormais en mesure de contrôler le pays, et d’empêcher les Talibans de nuire. La présence de la coalition n’est donc plus de mise. Une autre coopération, dont celle de la France, va se mettre en place, plus économique, désormais, pour aider le pays. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Notre armée a payé cher, et paye encore, pas plus tard qu’en ces derniers jours, le prix de cette intervention, en vie humaines, nos soldats sacrifiés. La France se devait sans doute de rejoindre cette vaste coalition, et de s’impliquer dans le conflit. Car elle avait à redouter l’invasion talibane au Pakistan.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais la présence française a été trop importante, en matériel et en hommes. Un tel déploiement militaire à l’étranger coûte cher. L’armée française est présente sur d’autres fronts, en Lybie, en Afrique. Les fonds alloués aux opérations extérieures ne sont pas sans limites. Et la France est en déficit. Elle n’a peut-être pas les moyens financiers réels de ses ambitions sur la scène internationale. Le rôle de l’armée française est d’abord de protéger l’intégrité du territoire, et de protéger ses ressortissants à l’étranger, si la situation l’exige. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy a peut-être fait preuve de trop de zèle, pour satisfaire le grand ami d’outre-Atlantique. On voudrait plus d’indépendance dans nos choix militaires, recentrés sur la défense des intérêts français, et adaptés à la réalité du déficit et de l’endettement. La France pouvait aider le pouvoir afghan autrement que par un déploiement de troupes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et l’aventure a coûté cher en drames humains. Le don de soi fait partie intégrante du métier de militaire. Mais il importe d’en user avec précaution. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3515038913970424692?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3515038913970424692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3515038913970424692&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3515038913970424692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3515038913970424692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/07/afghanistan.html' title='Afghanistan'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5440615283021051985</id><published>2011-05-30T11:42:00.000+02:00</published><updated>2011-05-30T11:42:04.840+02:00</updated><title type='text'>Fraternité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il est devenu difficile de dire ce que l’on pense, dans les conversations du quotidien. Je l’ai encore constaté chez des amis, il y a peu de temps. Il faut être de gauche, avec des gens de gauche, ou de droite, avec des gens de droite, et il n’y a pas d’alternative. Et il faut être complètement de gauche, avec un discours de gauche, ou être complètement de droite, avec un discours de droite, sans alternative possible, sans nuances.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les gens que l’on côtoie voudraient à tout prix que l’on soit entièrement d’accord avec eux, qu’on ait le même avis, les mêmes analyses, les mêmes valeurs. Il n’est pas de bon ton de faire référence à un journal de droite quand on parle avec des gens de gauche. Et il y aurait parfois tendance à l’exclusion, rejeter ceux qui ne voient pas les choses comme vous, ceux qui n’appartiennent pas à votre environnement professionnel, à votre classe sociale. J’avais discuté avec un voisin, dans le quartier populaire où j’habite, et j’ai voulu recommencer, un autre jour. Mais j’ai senti sa réticence, parce que je ne lui ressemble pas, parce que je ne suis pas de son monde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et décider de se rencontrer, de se confronter, de donner des avis divergents, de ne pas être d’accord, sans s’exclure, sans rompre ses relations, ses amitiés, sans se fâcher. La France est ainsi faite qu’elle est devenue un ensemble de sous-systèmes culturels, de gens qui vivent dans leur monde, avec leur culture, leurs valeurs, leur manière de concevoir le quotidien, et qui n’en sortent pas, et qui excluent tout ce qui est différent. On appartient à une classe sociale, à un milieu professionnel. On a tel type de loisirs. Et on ne veut pas rencontrer ceux qui n’en font pas partie. On ne veut pas discuter avec eux. On condamne et fustige ce qui est différent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce n’est pas la vision de la fraternité à la française. Il est déjà passé, le temps du service militaire obligatoire, où toute les jeunes hommes d’une même génération, pendant un an, se côtoyaient, se rencontraient, se confrontaient. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On veut toujours croire à la fraternité, au fait d’être capable de se rencontrer tout en étant fondamentalement différent, de se confronter, de se tolérer. On veut croire qu’il est possible encore d’être capable de discuter ensemble, alors qu’on n’est pas du même monde, qu’on appartient à une autre classe sociale. On veut toujours croire à la fraternité, la possibilité d’être différent, d’affirmer ce que l’on est, ce que l’on pense, ce que l’on croit, de pouvoir le dire, sans être exclu, sans être rejeté. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je veux continuer à rencontre les amis de mes amis, dans des dîners, et discuter avec eux, découvrir leur univers de pensée, leurs valeurs, leur vision du monde, quelle que soit leur sensibilité, qu’ils soient de gauche, de droite, centristes, d’extrême-gauche ou d’extrême-droite, ou anarchistes. Mais c’est devenu bien difficile. On est dans le temps de l’intolérance, de l’exclusion, et non plus de la fraternité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5440615283021051985?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5440615283021051985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5440615283021051985&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5440615283021051985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5440615283021051985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/fraternite.html' title='Fraternité'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-9820549953716098</id><published>2011-05-16T21:21:00.001+02:00</published><updated>2011-05-16T21:22:23.076+02:00</updated><title type='text'>Les trois lieux de chute de DSK</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On ne mêle pas politique et religion, en France. Ce sont là deux domaines distincts. Mais on se souvient de ce que la tradition chrétienne appelle «&amp;nbsp;conseils évangéliques&amp;nbsp;». Tout croyant de cette religion est appelé à y adhérer. Les religieuses et religieux, apostoliques, ou contemplatifs, moniales et moines, y sont particulièrement soumis, par leurs vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Pauvreté contre les tentations de la richesse, chasteté contre les tentations du sexe, et obéissance, contre les tentations du pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ces trois «&amp;nbsp;conseils&amp;nbsp;» semblaient incarner tout le contraire de ce qui se dit, ou se voyait, de Dominique Strauss Kahn. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Depuis quinze jours, il était inquiété pour son train de vie, son goût du luxe et de la richesse. Ce fut l’affaire de la photo de la Porsche, cette photo volée où on le voit monter dans une voiture de luxe appartenant à l’un de ses amis. C’était ensuite des critiques sur le prix jugé exorbitant de ses costumes, à plus de 30&amp;nbsp;000 dollars l’unité, ou de son séjour dans la suite d’un hôtel de luxe, facturée à plus de 3000 dollars la nuit. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et depuis samedi, il est inquiété pour une affaire de sexe, cette supposée agression d’une employée d’un hôtel de Manhattan, affaire qui devient maintenant «&amp;nbsp;des&amp;nbsp;» affaires de sexe, quand d’autres témoignages arrivent au grand jour, une en France, et peut-être une autre aux Etats-Unis. Et on rappelle l’affaire de 2008, quand DSK avait accusé d’affaire de mœurs, auprès d’une de ses subordonnées du FMI. Et il se dit de plus en plus que Dominique Strauss Kahn aimerait les femmes, serait un séducteur invétéré. Ce qui ne nous regarde pas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et Dominique Strauss Kahn était jusqu’à samedi un homme de pouvoir, un des hommes les plus puissants de la planète, dans sa fonction de directeur du FMI, et peut-être un jour – les sondages étaient plus qu’encourageants – président de la République Française. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et en quelques heures, la vie de cet homme a basculé. Il a été interpellé, placé en garde à vue, interrogé, menotté, placé devant un tribunal. Il est placé ce soir en détention, et dans des conditions particulièrement sordides, d’après ce qui se dit de ces prisons de transit. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Richesse ou pauvreté, sexe ou chasteté, pouvoir ou obéissance. La politique ne s’occupe pas de religion, ni de christianisme. Qui plus est, Dominique Strauss Kahn n’est pas chrétien, et n’est pas concerné par ces conseils évangéliques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ce sont là les points, indéniablement, où il vient de chuter, en à peine deux semaines&amp;nbsp;: critiques de son train de vie, soupçon d’agression sexuelle, et une justice américaine qui semble s’acharner tout particulièrement contre un homme puissant, un homme de pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La France est consternée, de voir une telle chute, et une telle décadence, et aussi soudaine. Il faut maintenant attendre le jugement, en espérant qu’il sera équitable, en espérant que DSK saura se défendre, et sera bien défendu. Nous avons chez nous la tradition bien enracinée de la présomption d’innocence. Il nous manque aussi la version de l’intéressé, quant au déroulement exact des faits. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais une chose est constatable&amp;nbsp;: Dominique Strauss Kahn est tombé sur le thème de ces «&amp;nbsp;conseils&amp;nbsp;». Et si brutalement. Mais il n’y a rien à en dire. La politique n’est pas la religion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-9820549953716098?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/9820549953716098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=9820549953716098&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/9820549953716098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/9820549953716098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/les-trois-lieux-de-chute-de-dsk.html' title='Les trois lieux de chute de DSK'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4842776673274069250</id><published>2011-05-11T11:18:00.001+02:00</published><updated>2011-05-11T11:18:45.123+02:00</updated><title type='text'>Assez des pauvres !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Alors que les barèmes de l’ISF vont être corrigés, un ministre du gouvernement Fillon vient de faire une découverte de taille&amp;nbsp;: les pauvres ne sont pas assez pauvres. Des mesures vont donc être prises pour qu’ils reçoivent moins d’argent de la collectivité. Ainsi les revenus d’assistance, les minimas sociaux tous confondus, ne pourront dépasser 75% du SMIC. Le projet de loi devrait être déposé dans les jours qui viennent. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi les moyens riches auront la possibilité d’être plus riches encore, en payant moins d’impôts, et les pauvres seront plus pauvres encore, ce qui est chose normale. L’étape suivante consistera tout simplement à supprimer le RSA et l’Allocation Spécifique de Solidarité, car les pauvres coûtent cher, et ce sont des assistés qui insultent par leur arrogance et leur paresse la France qui se lève tôt, pour aller travailler. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi, dans peu de temps, les quartiers populaires se videront de leurs pauvres, qui iront s’installer dans des bidonvilles, sous des cabanes de planches et de tôles d’acier, sans eau ni électricité, sans accès aux soins non plus, car on aura supprimé aussi la CMU, dont on sait que les pauvres en usent et en abusent sans le moindre discernement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et ce n’est pas tout&amp;nbsp;: les bénéficiaires du RSA donneront cinq heures de leur temps, par semaine, en travaux d’intérêt général. Jusque là, c’était la justice qui s’en chargeait, quand elle condamnait un coupable à ce type de peine, en substitution à un emprisonnement. Les pauvres ne valent pas mieux, en fait, que les délinquants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les pauvres nettoieront les trottoirs, ramasseront les feuilles mortes à l’automne, réguleront la circulation à la sortie des écoles. Et ceci gratuitement. Bien entendu, les salariés qui assurent actuellement ces tâches, et qui sont rémunérés, devront accepter d’être licenciés, et de perdre leur emploi, face à la concurrence d’une main d’œuvre gratuite. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi le travail ne sera plus sujet à cotisations patronales et salariales. Il y aura désormais un travail gratuit. Il n’y aura plus nécessairement de feuille de paye. L’étape suivante sera d’embaucher sous ce statut tous les demandeurs d’emploi. Ainsi un cadre commercial sénior odieusement licencié se verra contraint d’aller nettoyer des rivières ou des fossés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et puis il y a les handicapés. Rien ne justifiera qu’ils restent chez eux à ne rien faire. Ils seront eux-aussi mis à contribution. On leur trouvera des activités qui conviennent, sans rémunération, puisqu’ils reçoivent déjà une allocation. Et par ailleurs, ils verront leurs revenus, l’Allocation Adulte Handicapé, et les aides annexes, ramenées à la baisse, puisque ce sont des minimas sociaux, et qu’ils ne devront pas dépasser 75% du SMIC. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a un problème, et Laurent Wauquiez ne semble pas s’en être aperçu&amp;nbsp;: il n’y a pas de travail pour tous, en France. Autrement dit, il y a du chômage. Bien des gens sont au RSA parce que, tout simplement, il n’y a pas d’offres d’emploi. Et il y a des gens qui sont trop abîmés par la vie, qui ne sont plus productifs, qui sont illettrés, qui ont des problèmes de santé, d’alcool, qui n’ont pas de savoir faire ni de savoir être, qui ne retrouveront jamais le chemin de l’emploi, parce que l’entreprise veut des gens opérationnels, productifs et performants, et qu’elle n’a aucune intention ni aucun intérêt à intégrer ces gens dans ses rangs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Triste initiative de Laurent Wauquiez, qui ne sait d’ailleurs pas que les revenus des bénéficiaires du RSA n’atteignent jamais les revenus d’un smicard. Mais sa démarche plaît à la France qui se lève tôt. Un ami me disait récemment que sa bouchère lui avait déclaré qu’elle préférerait vivre du RSA plutôt que de tenir son magasin, car elle vivrait mieux. Qu’est-ce qui l’empêche de le faire, finalement&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4842776673274069250?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4842776673274069250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4842776673274069250&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4842776673274069250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4842776673274069250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/assez-des-pauvres.html' title='Assez des pauvres !'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4316812019105482331</id><published>2011-05-09T10:22:00.001+02:00</published><updated>2011-05-09T10:23:47.835+02:00</updated><title type='text'>Président noir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Une amie me faisait remarquer, il y a peu de temps, que l’entrée à l’Elysée d’un président noir était inéluctable, que la chose interviendrait sous peu, beaucoup plus vite qu’on ne le pensait, dans les dix à venir, très certainement. Les Américains ont fait ce choix, en la personne d’Obama, et les Français feront de même, sans aucun doute. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et il se trouve qu’un «&amp;nbsp;noir&amp;nbsp;» s’est déclaré candidat aux prochaines présidentielles, en la personne de Patrick Lozès, président du CRAN, le Conseil Représentatif des Associations Noires. Mais vient-on à l’interroger sur son programme, et l’on est surpris par l’unilatéralité de ses intentions. Elles sont louables, pour elles-mêmes. Elles visent une meilleure intégration des populations issues des minorités, à l’intérieur de la société française, au nom du principe de l’égalité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ces intentions ne sont pas suffisantes, car le souci de l’intégration des minorités d’origine ethnique, le souci de faire entendre les invisibles, les exclus, les silencieux, ne suffit pas à constituer un programme de présidence. Patrick Lozès, à ce jour, et pour ce qu’on l’a entendu, n’apporte aucune perspective sur les grandes questions de la société française&amp;nbsp;: le chômage, la mondialisation, les délocalisations, l’Europe, la place de la France dans le monde, la laïcité, le pouvoir d’achat, la sécurité, la défense... On ne sent pas en lui, pour ce qu’il a pu jusque là exprimer, qu’on ait entendu, des compétences particulières en économie, en finances, sur les grands dossiers internationaux. On ne sent pas en lui, et ce serait même le contraire, un souci d’ouverture à tous les français, quelle que soit leur condition. On ne voit pas ne lui un candidat universel, un candidat de rassemblement, un candidat dans lequel tous les Français, et tous, puissent se reconnaître. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Car la politique n’est pas affaire de lobbies, de particularismes, de minorités. C’est d’abord une rencontre avec une population, à niveau restreint, local, pour un député, un maire, un conseiller général, une rencontre avec un peuple, à niveau national, pour la présidentielle, une symbiose, même si elle prend acte des fractures, et des incompatibilités, entre citoyens. Un président de droite, en effet, ne sera jamais un président idéal pour le peuple de gauche, et vice-versa, même si le président élu, en dernier ressort, n’est plus l’homme d’un parti, mais le président de tous les français. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La politique, au niveau des présidentielles, c’est aussi une vision. Le président de la République travaille dans un certain retrait. Il n’est,&amp;nbsp;ou ne saurait, se trouver en permanence aux premières lignes. Il observe, analyse, consulte, et décide, donne les orientations de politique, discerne, procède aux grands choix, donne les grandes intuitions. Le souci des minorités n’est pas une vision de la société en tant que telle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et la politique, au niveau des présidentielles, c’est une omni compétence. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La chose fut d’ailleurs reprochée, de façon injuste, par ses détracteurs, à la candidate Ségolène Royal. La politique est un savoir-faire, une capacité à jongler d’un sujet à un autre, d’une question à une autre. La politique, c’est de la réactivité, une longue réflexion, des connaissances acquises. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On ne se présente pas aux présidentielles pour défendre une cause, fut-elle celle des minorités silencieuses, des minorités discriminées. Les présidentielles ne sont pas affaire de lobbies. Et fort heureusement, il y a, dans le parcours vers l’Elysée, l’épreuve des 500 signatures d’élus. Patrick Lozès n’y échappera pas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La présidentielle est la rencontre d’un homme avec un peuple. Elle se travaille au long des années, au long des décennies. C’est une épreuve du temps. Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Jean-François Copé, l’ont très bien compris. François Mitterrand l’a expérimenté. Il a été élu après avoir été battu à deux reprises. On ne devient pas président sans une très longue et patiente présence dans le champ médiatique national.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La France aura-t-elle un jour un président noir à l’Elysée&amp;nbsp;? Rien ne l’empêche. Mais on ne voit pas de personnalité se dégager, dans l’immédiat. Et ce n’est pas la couleur de la peau qui déterminera un vote. On ne votera pas pour un candidat parce qu’il serait noir. Ce seront le charisme, un projet, la vision, l’universel, le savoir-faire, la capacité à rassembler, la capacité à répondre aux défis du temps, qui détermineront le vote. Pas la cause de quelques uns, fut-elle louable et honorable. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et la présidentielle n'est pas une tribune de militance. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4316812019105482331?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4316812019105482331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4316812019105482331&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4316812019105482331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4316812019105482331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/president-noir.html' title='Président noir'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5493035329030883192</id><published>2011-05-07T12:20:00.003+02:00</published><updated>2011-05-07T12:21:59.890+02:00</updated><title type='text'>Pas de quotas dans le football</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Verrait-on l’équipe nationale de football du Sénégal, composée à 70 % de joueurs à la peau «&amp;nbsp;blanche&amp;nbsp;», et on crierait presque au scandale, à l’impérialisme occidental, au néocolonialisme. Et on verrait la même équipe composée à 70 % de joueurs à la peau «&amp;nbsp;jaune&amp;nbsp;», d’origine asiatique, et on ne comprendrait pas, se demandant pourquoi il n’y aurait pas plus de joueurs d’origine africaine, et donc des joueurs majoritairement à la peau «&amp;nbsp;noire&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On pourrait imaginer la même perspective pour l’équipe de France de football. La France est métissée, et on pourrait concevoir une équipe représentant, dans le choix de ses joueurs, des proportions identiques des différentes «&amp;nbsp;couleurs de peau&amp;nbsp;» et origines, à celle de la population nationale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais les choses ne fonctionnent pas ainsi. La France ne fait aucune distinction de religion ou de «&amp;nbsp;race&amp;nbsp;», si on peut d’ailleurs encore utiliser ce terme. Elle ne peut donc établir de normes, et encore moins de quotas de couleurs de peau dans l’entreprise, dans la fonction publique, et également, bien sûr, dans le sport. La France ne fait pas de discrimination. Elle peut donc avoir une équipe de France de football composée presque exclusivement de joueurs à la peau «&amp;nbsp;noire&amp;nbsp;», ou de joueurs d’origine maghrébine. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce n’est donc pas un problème. Et le problème est là, bien au contraire, quand ses dirigeants imaginent imposer un quota de «&amp;nbsp;noirs&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;d’arabes&amp;nbsp;». Cette volonté est contraire à la législation française. Et on peut sans doute moins encore considérer que certaines couleurs de peau engendreraient des manières de jouer d’un certain type, qu’il y aurait des différences de jeu entre les «&amp;nbsp;noirs&amp;nbsp;» et les «&amp;nbsp;blancs&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les joueurs de l’équipe de France de football peuvent avoir une double nationalité. Ce n’est pas un problème. Mais peut-on quand-même leur demander, et ceci à tous, qu’elle que soit leur deuxième appartenance nationale, un certain patriotisme, chanter tout simplement la Marseillaise, au début des matchs, avoir le sentiment qu’ils représentent un pays devant d’autres pays, leur pays, et le pays de supporters attachés à leur nation, et fiers d’être français&amp;nbsp;? Peut-on leur demander, et ceci à tous, d’être proches de leurs supporters, de les regarder, de les saluer, de signer des autographes, de rencontrer les clubs locaux&amp;nbsp;? Et on est en droit de les condamner vivement, quand ils décident de se mettre en grève, dans une compétition à l’ampleur de la coupe du monde, faisant de leur pays la risée des autres nations. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et on voudrait autre chose qu’un football du «&amp;nbsp;fric&amp;nbsp;», de l’enrichissement à outrance. Car c’est bien souvent l’image qui en ressort, quoi qu’on en dise. On voudrait des footballers populaires et proches des gens, et de leurs supporters. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;On voudrait des footballers dans lesquels le public se reconnaisse et s’identifie, des héros nationaux. C’est la moindre des choses. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5493035329030883192?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5493035329030883192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5493035329030883192&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5493035329030883192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5493035329030883192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/pas-de-quottas-dans-le-football.html' title='Pas de quotas dans le football'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3106953404503856592</id><published>2011-05-06T10:50:00.000+02:00</published><updated>2011-05-06T10:50:33.034+02:00</updated><title type='text'>Contestation à gauche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les lieutenants de Jean-Pierre Chevènement sont partis en quête des 500 signatures des élus, maires, conseiller généraux et régionaux, députés et sénateurs, sésame obligé pour gagner le droit de se présenter aux présidentielles. Jean-Pierre Chevènement y croit-il vraiment, à son élection&amp;nbsp;? Rien n’est moins sûr. Il est d’ailleurs plutôt absent du débat politique, à l’heure actuelle, même si son &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Mouvement Républicain et Citoyen&lt;/i&gt; (MRC) et sa fondation, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Res Publica&lt;/i&gt;, se montrent particulièrement actifs, en colloques et conférences, et publications, même s’il vient de publier un livre particulièrement remarqué par les médias, &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;La France est-elle finie&amp;nbsp;?&lt;/i&gt; (Fayard). &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ces médias d’ailleurs n’ont de cesse d’ironiser sur cette candidature, susceptible d’affaiblir la gauche, et peu crédible, au fait de l’âge avancé - plus de 70 ans - de Jean-Pierre Chevènement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ce que vise le député de Belfort, très certainement, n’est pas la conquête de l’Elysée, mais plutôt de faire évoluer le débat politique, notamment sur les lignes de la gauche. Il l’a évoqué, avant-hier, en annonçant sa candidature. Il désapprouve en particulier la politique de Dominique Strauss Kahn, sur l’Europe, que le patron du FMI voit comme une nation à construire – car Jean-Pierre Chevènement est souverainiste, et sur les plans d’austérité imposés à certains pays, dont le dernier en date, le Portugal. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dominique Strauss Kahn reste le grand favori des sondages, comme candidat potentiel de la gauche, et futur vainqueur de la présidentielle. Mais sa politique au sein du FMI, lorsqu’il s’agit de renflouer des pays en grande difficulté, comme la Grèce, l’Irlande, ou le Portugal, n’est pas particulièrement présentée dans les médias, et de ce fait peu relayée dans l’opinion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais en fait, cette politique se montre particulièrement rude. Elle peut imposer des baisses de salaires, des augmentations d’impôts, des coupes dans les prestations sociales, et des privatisations en masse. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Si Dominique Strauss Kahn revient en France pour entrer dans la course à l’Elysée, il est fort probable qu’il en vienne à prôner une politique finalement proche de ses actuelles orientations au FMI, et cette fois pour la France. Dominique Strauss Kahn se montre particulièrement soucieux de réduire les déficits des Etats, et de réduire leurs dettes. Il mènerait la même politique pour la France. On ne voit pas pourquoi il changerait de perspective, bien au contraire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il n’est pas sûr que les électeurs de gauche se montrent particulièrement réjouis par un programme politique qui pourrait prôner des baisses de salaires, sinon au moins des gels, des augmentations d’impôts, des réductions de prestations sociales, s’il le fallait, et un recul des services publics et des participations de l’Etat dans le capital de grandes entreprises. Une augmentation des impôts ne serait pas particulièrement populaire. Bon nombre d’électeurs indécis, intéressés par cette candidature au deuxième tour, pourraient avoir tout autant la même réaction. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Pierre Chevènement est parfaitement conscient de la politique prônée par le patron du FMI. Il ne manquera pas de la dénoncer, durant la campagne, sous réserve de la candidature, mais presque certaine maintenant, de Dominique Strauss Kahn. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Finalement, Jean-Pierre Chevènement pourrait être une nouvelle fois celui qui fera tomber la gauche aux présidentielles, comme en 2002, quand on lui a reproché une candidature qui avait affaibli Lionel Jospin. Mais ce serait peut-être moins, cette fois-ci, dans les urnes, que dans le débat d’idées. Dominique Strauss Kahn ne restera peut-être pas longtemps en tête des sondages, dans la longue course à l’Elysée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3106953404503856592?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3106953404503856592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3106953404503856592&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3106953404503856592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3106953404503856592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/contestation-gauche.html' title='Contestation à gauche'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8994562795466202235</id><published>2011-05-05T09:41:00.002+02:00</published><updated>2011-05-05T09:41:44.385+02:00</updated><title type='text'>Bon sens</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Hulot était l’invité du Grand Journal de Canal Plus, lundi 2 mai, pour parler de sa candidature à la présidentielle. L’animatrice Ariane Massenet lui posait alors une question humoristique&amp;nbsp;: porterez-vous une cravate quand vous serez élu président&amp;nbsp;? L’invité de ce soir là, en effet, portait une veste et une chemise, mais sans cravate. Et Nicolas Hulot de répondre qu’il porterait effectivement une cravate, s’il était élu président de la République, et que c’était d’autant plus nécessaire que ce vêtement est obligatoire… pour entrer à l’intérieur de l’Assemblée Nationale. Rires gênés de l’équipe de Grand Journal, et réaction immédiate de Jean-Michel Apathie&amp;nbsp;: le président de la République n’est pas autorisé à se rendre dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi donc se prépare la candidature d’un homme qui ne connaît même pas les bases des mécanismes institutionnels de la République. Et cet homme a la prétention, et pas moins que cela, de présider à la fonction suprême de nos institutions politiques. Et il n’empêche&amp;nbsp;: Nicolas Hulot se défend bien dans les sondages. Il est invité sur les plateaux de télévision. Sa candidature est prise très au sérieux par les médias. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Pierre Chevènement annonçait hier sa prochaine candidature aux élections présidentielles. Il a été plusieurs fois ministre. Il a été un des grands inspirateurs des orientations de la gauche, dans les années soixante-dix. Son dernier livre a montré l’étendue de ses connaissances en économie, de l’histoire politique contemporaine. Il a une parfaite maitrise des rouages des institutions, de l’international. Bref, il connaît son sujet. Il a une vision de la France, de ce que doit être sa politique. Il prône les valeurs républicaines, la valeur de la citoyenneté. Il a une vision économique, sur la mondialisation, sur l’euro. Il prône la ré-industrialisation du pays. Il a une vision de la politique internationale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais les médias n’ont pas vraiment pris cette candidature au sérieux. Ils reprochent à Jean-Pierre Chevènement son âge, plus de soixante-dix ans. Ils lui reprochent de conduire à une division de la gauche, à l’affaiblissement du candidat majoritaire, comme en 2002, face à Lionel Jospin. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Finalement, ils lui préfèrent peut-être la candidature non moins pertinente de Nicolas Hulot. Voilà un président potentiel qui peut se targuer d’une longue expérience de la politique, d’une connaissance approfondie de l’économie et des rouages institutionnels, de l’international. Nicolas Hulot n’aura sans doute aucun mal à négocier un accord économique, financier, en face à face, avec le patron du Fmi, avec les grands de ce monde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La politique a parfois quelque chose d’étrange. Jean-Pierre Chevènement ne sera sans doute pas présent au second tour. Son courant et sa sensibilité politiques ne sont pas majoritaires en France. Mais le bon sens des Français saura sans doute discerner, et trancher, face à la candidature de Nicolas Hulot. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8994562795466202235?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8994562795466202235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8994562795466202235&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8994562795466202235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8994562795466202235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/bon-sens.html' title='Bon sens'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1392694800954367742</id><published>2011-05-03T02:27:00.000+02:00</published><updated>2011-05-03T02:27:19.651+02:00</updated><title type='text'>La revanche de Ben Laden</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Barak Obama l’a annoncé en fin de soirée, dimanche 1&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;er&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; mai, sobrement, mais non sans une certaine fierté&amp;nbsp;: Ben Laden est mort. Le chef d’Al Qaida aurait pu être capturé, fait prisonnier, et transféré vivant aux Etats-Unis, en vue d’un procès. Mais il s’est défendu avec une arme, et avec un bouclier humain. Les soldats du commando américain n’auraient eu d’autre choix que de riposter, et de l’abattre, d’une balle dans la tête. Son corps a été inhumé selon le rite musulman, au moins en partie, puisqu’il n’a pas été déposé dans la terre, mais jeté en pleine mer, depuis un porte-avion américain. Ainsi il n’y aura pas de sépulture du chef de file d’Al Qaida, ni de tentation de funérailles massives, et encore moins de pèlerinages et de cultes en sa mémoire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La rue arabe, en fait, et jusque là, ne semble pas s’être particulièrement émue de ce décès. Il se dit que les Pakistanais se montreraient septiques quant à l’annonce de cette mort. Mais il n’y a pas, dans l’immédiat du moins, de grands rassemblements, de grands mouvements de foule, dans les pays arabes, pour protester pour ce qui pourrait paraître pour certains comme un assassinat, et pour honorer ce grand combattant de la cause islamique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et les analystes occidentaux, les spécialistes de la rue arabe, et même le premier ministre français, ne s’en étonnent pas. Ils pensent que l’idéologie de Ben Laden était devenue obsolète, que son offre politique d’une société islamique pure et dure ne correspondait plus aux derniers mouvements de l’opinion arabe. L’heure est à l’émancipation, à la démocratisation, à la laïcisation de la sphère arabe, dont les pays ont tour à tour, mené à bien leur révolution, ou tentent encore, telle la Syrie, de bouleverser l’ordre politique jusque là établi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;En Egypte, le week-end dernier, les Frères musulmans se sont employés à définir les pourtours d’un nouveau parti politique, le PLJ, Parti de la Justice et de la Liberté, un parti toutefois autonome vis-à-vis de la confrérie, puisque la constitution interdit la formation d’un parti émanant d’une structure religieuse. C’est ainsi que la mouvance islamiste égyptienne vient de se doter d’une formation politique fiable. Elle entend se montrer très présente aux prochaines élections de septembre. Elle espère un bon score, entre un tiers et la moitié des sièges, et devenir ainsi la formation politique dominante de la scène politique égyptienne. Et qui sera d’autant plus majoritaire qu’il aura en face de lui une opposition parcellisée et divisée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le but de ce parti est clair&amp;nbsp;: préparer un gouvernement islamique, qui appliquera les principes de l’Islam. Heureuse révolution égyptienne, sur qui l’opinion internationale avait placé tant d’espoirs, en termes de libertés publiques et individuelles, en termes d’accès à la démocratie. Il était même question, à un moment, de s’en prendre à rêver de la création d’une nouvelle conception d’un Islam laïc. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ben Laden détestait l’Occident, et rêvait de sociétés islamiques, régies par le seul ordre théocratique de la Charia. L’Egypte, dans le choix de sa nouvelle constitution, en mars dernier, a déjà rappelé que l’Islam et la Charia étaient sa principale source d’inspiration législative. Elle pourrait maintenant se doter, en septembre prochain, d’une gouvernance instaurant les commandements de l’Islam comme modèle de société. Certes, si le PLJ remporte les élections, il n’imposera peut-être pas une société aussi rigoureuse et archaïque que ce qu’aurait voulu Ben Laden. Mais quand-même. Les Egyptiens n’en seront finalement peut-être pas si éloignés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le chef défunt d’Al Qada aura peut-être finalement sa postérité, sur les ruines des révolutions arabes. Il n’aura pas sa revanche dans la rue, mais dans les urnes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1392694800954367742?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1392694800954367742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1392694800954367742&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1392694800954367742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1392694800954367742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/05/la-revanche-de-ben-laden.html' title='La revanche de Ben Laden'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8653885610262799809</id><published>2011-04-29T04:30:00.001+02:00</published><updated>2011-04-29T04:31:18.740+02:00</updated><title type='text'>Libre de ses opinions</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je discutais avec un ami de sensibilité socialiste, hier après-midi. Nous parlions des immigrés tunisiens arrivés de Lampedusa. J’évoquais ce qui venait de se produire, le jour même, l’intervention des forces de police, à Paris et à Marseille, les arrestations des réfugiés qui n’avaient ni papiers ni garanties de ressources nécessaires. J’évoquais la prise de position de Bertrand Delanoë, qui déplorait vivement cette intervention, qu’il jugeait inhumaine, estimant que la France se devait de faire quelque chose pour accueillir ces immigrés, les loger, les nourrir, leur donner des papiers. Je rétorquais qu’une telle prise de position constituait un véritable appel d’air pour tous les tunisiens en mal d’émigration, désireux de venir s’installer en France. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mon ami contredisait mon argumentation, m’expliquant que je faisais là le jeu du front national, en arborant le spectre d’une immigration massive, qui n’existait pas dans les faits. Je lui rappelais que récemment encore, les services secrets italiens estimaient à environ 110&amp;nbsp;000 les candidats à l’émigration en Libye. Ces émigrés potentiels, essentiellement originaires d’Afriques sub-saharienne, seraient ceux jusque là détenus dans les centres de rétention du colonel Kadhafi, désormais ouverts à tous vents. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mon ami rétorquait en posant la question du problème de l’origine de cette immigration, insistant sur le problème du développement de l’Afrique, m’expliquant que ces gens quittaient leur pays parce que leurs conditions de vie n’étaient pas satisfaisantes, et que la France portait là une forte responsabilité, en dédaignant de soutenir financièrement et humainement des projets massifs de développement dans ces pays. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et bien non, ai-je expliqué à mon ami. La France n’est pas responsable de toute la misère du monde, et ce n’est pas sa mission de venir en aide financièrement et humainement à tous les pays de la planète qui souffrent de sous-développement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et ce n’est pas faire le jeu du front national que d’affirmer qu’il y a un risque d’immigration massive en provenance d’Afrique du Nord, suite aux révolutions du printemps arabe, suite à la fin des accords entre l’Italie et la Libye sur le contrôle de l’immigration subsaharienne (Silvio Berlusconi aurait versé quelques milliards d’euros au colonel Kadhafi, pour qu’il retienne les émigrés africains, et qu’il contrôle ses frontières, avant le début des évènements). Ce n’est pas faire le jeu du front national que d’affirmer que ces immigrés n’ont pas vocation à rester sur le territoire national. Ce n’est pas faire le jeu du front national que d’affirmer que la France n’a pas vocation à accueillir tous les candidats à l’émigration en provenance d’Afrique et de Méditerranée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le gouvernement, en procédant à l’arrestation de ces migrants tunisiens, ne fait qu’appliquer la loi, mettre en œuvre une stricte application des accords de Schengen, qui veut qu’un candidat à un titre de séjour dispose d’un passeport et de conditions de ressources suffisantes, ce qui n’est pas le cas de la plupart de ces candidats. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et la politique, et les questions de société, n’est pas de structure bipolaire. Il n’y a pas d’un côté les méchants du front national, et de l’autre côté, les gentils de la gauche ayant bonne conscience, le mal, d’un côté, et le bien, de l’autre, la méchanceté, d’un bord, la générosité et l’humanisme, de l’autre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et la France ne saurait accepter une arrivée importante, sans qu’elle soit d’ailleurs massive, d’immigrés en provenance d’Afrique du Nord, Tunisie, Libye, en provenance d’Afrique centrale. Elle devrait en effet en former un bon nombre à un meilleur usage de la langue, écrite et parlée. Elle devrait leur assurer des allocations de revenus, une formation, leur trouver un travail, un logement, sans doute dans des grandes villes, peut-être à Paris. La France n’en a pas les moyens. Elle n’a déjà pas les moyens d’offrir un hébergement décent à tous ses sans-domiciles-fixes. La France n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde. Et un tel choix serait une bombe, au niveau électoral, devant l’échéance des présidentielles. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et les Français sont libres de penser ce qu’ils veulent, sans prétendre pour autant faire le jeu du front national, et sans tomber dans le diktat de la gauche bien pensante. Nous sommes et restons libres de nos opinions. Et le gouvernement ne fait qu’appliquer la loi, en l’occurrence les accords de Schengen. Et la France a le droit de rester maître des flux d’étrangers qu’elle entend accueillir sur son territoire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8653885610262799809?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8653885610262799809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8653885610262799809&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8653885610262799809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8653885610262799809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/libre-de-ses-opinions.html' title='Libre de ses opinions'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3882373167870916994</id><published>2011-04-27T08:39:00.000+02:00</published><updated>2011-04-27T08:39:54.205+02:00</updated><title type='text'>Primaires à l'UMP</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le parti socialiste a fait le choix de primaires, en vue de désigner le candidat à la prochaine élection présidentielle. L’UMP n’a pas pris la même option. Elle a un candidat naturel, le président sortant. Il ne s’est pas encore prononcé, mais tout laisse à penser qu’il briguera un deuxième mandat. Sa légitimité n’est pas contestée, au moins en apparence. Car il est au plus bas dans les sondages. Et bon nombre de ces enquêtes d’opinion l’annoncent largement en difficulté, et battu au premier tour, face à Marine le Pen ou Dominique Strauss Kahn. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Alors faudrait-il remettre sa candidature en question, et la contester, et envisager des primaires au sein de l’UMP, pour désigner le meilleur candidat qui soit à la présidentielle de 2012&amp;nbsp;? Ce serait peut-être l’option à envisager, pour redresser la barre à l’UMP, et espérer une victoire en 2012. D’autres candidats pourraient alors entrer en lice&amp;nbsp;: François Fillon, Alain Juppé, ou Jean-François Copé, président de l’UMP. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais concevoir une telle option, ce serait s’engager vers de graves divisions, non seulement au sein de l’UMP, mais plus encore au sein du gouvernement lui-même. On en viendrait à une situation où le président, le premier ministre, le ministre des affaires étrangères, entreraient dans un dur conflit, une véritable guerre ouverte. Ce serait comme une bataille au sein même du gouvernement, et de l’exécutif. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy se sait en difficulté dans les sondages. Mais il demeure confiant. Il est persuadé que la France reste ancrée à droite, qu’elle ne veut pas d’un socialisme jugé passéiste, d’un programme dépassé, en retard sur notre époque, un programme qui augmenterait les déficits et la dette, car construit sur des perspectives de croissance trop optimistes, un programme qui imposerait toujours plus d’Etat et d’emploi public. Il est certain qu’il a encore toutes ses chances, que l’opinion tôt ou tard reviendra en sa faveur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sauf si la gauche présente un candidat qui finalement imposera un programme attaché à la nécessaire et impérieuse réduction de la dette et des déficits, où les recette fiscales n’iront plus vers le remboursement de la dette, mais vers des projets de relance, un candidat qui répondra très concrètement aux problèmes de la mondialisation, un candidat qui prendra en compte les problèmes du pouvoir d’achat et du chômage, un candidat qui aura des solutions pour une relance de la croissance. Un candidat pas éloigné de l’actuelle politique du FMI. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les primaires ne sont sans doute pas une nécessité au sein de l’UMP. Elles ne le sont peut-être non plus pour le Parti Socialiste. Les deux formations ont peut-être finalement leur candidat légitime, Nicolas Sarkozy, d’un côté, Dominique Strauss Kahn, de l’autre. On attend leur candidature, et un programme qui réponde aux grands enjeux de notre époque. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais on les attend aussi sur les questions de l’identité de la France, de sa place dans l’Europe et dans le monde, de l’immigration, de la laïcité, du communautarisme, de la sécurité. Nicolas Sarkozy a en effet encore toutes ses chances. Les primaires au sein de l’UMP ne sont vraiment pas une nécessité.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3882373167870916994?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3882373167870916994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3882373167870916994&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3882373167870916994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3882373167870916994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/primaires-lump.html' title='Primaires à l&apos;UMP'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-7826529806010732195</id><published>2011-04-25T12:04:00.002+02:00</published><updated>2011-04-25T12:04:45.289+02:00</updated><title type='text'>Dérogations</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’abattage des animaux destinés à la boucherie est ainsi organisé que l’animal ne souffre pas. L’animal est anesthésié avec un pistolet spécial, avant d’être égorgé et vidé de son sang. C’est une mesure d’humanité, de civilisation, le refus du supplice animal. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On vient d’apprendre que la France vient de se doter d’un nouveau patrimoine culturel immatériel. On se demanderait ce qu’une telle information peut venir faire à côté de l’évocation des conditions légales de l’abattage des animaux destinés à la consommation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et bien les deux affaires sont liées&amp;nbsp;: la France vient en effet de reconnaître la tauromachie comme patrimoine culturel immatériel. Ainsi la mise à mort lente d’un taureau, qui meurt après s’être vidé de son sang, dans un combat, dans un effort physique, est reconnue comme proposition culturelle. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Plusieurs villes du sud et du sud-ouest s’en réjouissent. Elles veulent même aller plus loin, et réclament en effet que la pratique de la tauromachie soit reconnue au patrimoine immatériel de l’Unesco. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ainsi la torture d’un animal est devenue un lieu reconnu de culture. On ne voit pas alors pourquoi on s’inquiéterait d’anesthésier les animaux des abattoirs, pour une simple perspective de consommation. On peut tout autant les égorger vivants. Les animaux peuvent alors fort bien mourir dans un état d’extrême souffrance, et d’extrême tension. Pourquoi en effet s’embarrasser de mille précautions&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais que dit-on là&amp;nbsp;? La souffrance animale dans les abattoirs existe bel et bien. Elle est même autorisée par la loi. Des animaux sont tués tous les jours, la tête orientée vers la Mecque ou Jérusalem, les pattes en l’air, coincées dans un piège, et égorgées à vif. Ceci pour produire ce qu’on appelle la viande Halal ou Casher. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Alors, pourquoi s’inquiéter des autres animaux dans les abattoirs&amp;nbsp;? Et pourquoi encore plus s’inquiéter de ces taureaux qui meurent épuisés dans un combat, à bout de sang&amp;nbsp;? Pourquoi encore garder des sanctions contre les personnes qui provoquent de la souffrance animale, pour un chien ou pour un chat, qui les abandonnent, qui ne les nourrissent pas, qui leur infligent de mauvais traitements&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il y a des lois d’humanité, de civilisation, pour que les animaux des abattoirs ne souffrent pas. Mais la culture passe avant tout, et la religion. Au nom des traditions. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-7826529806010732195?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/7826529806010732195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=7826529806010732195&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7826529806010732195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7826529806010732195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/derogations.html' title='Dérogations'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1660307841395162296</id><published>2011-04-22T00:56:00.002+02:00</published><updated>2011-04-22T00:56:20.540+02:00</updated><title type='text'>Révocation</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Un professeur d’un lycée de Manosque vient d’être révoqué pour avoir diffusé une vidéo à ses élèves, particulièrement crue, montrant des aspects assez insoutenables de la réalité médicale d’un avortement. Le professeur avait proposé cette vidéo dans le cadre d’un cours d’éducation civique, juridique et sociale, consacré à un débat sur la loi Weil. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La façon dont les faits se seraient passés divergent. Certains témoignages rapportent que les élèves auraient été contraints de regarder la vidéo, tandis que d’autres affirment que ceux qui le souhaitaient avaient pu sortir de la salle avant la projection. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les élèves ont été choqués par ces images. On y verrait des morceaux de fœtus, des seaux de sang. Les parents se sont révoltés, ont dénoncé un prosélytisme religieux, et exigé un enseignement laïc, de qualité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ne leur en déplaise, le thème de l’avortement n’est pas un thème religieux. Il est une question de société. L’Eglise catholique s’est toujours prononcée contre. La France l’autorise depuis le milieu des années soixante-dix. Ce professeur ne pouvait nullement être accusé de prosélytisme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’avortement n’est pas un acte banal. Ce n’est pas un moyen de contraception comme un autre. Un professeur peut fort bien décider de montrer des images crues concernant cette pratique, dans le cadre d’un débat sur la loi Weil. Ce qui n’implique pas d’ailleurs qu’il y soit nécessairement opposé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je dînais l’autre soir avec un couple d’amis enseignants. Nous évoquions cette affaire. Mon amie m’affirmait haut et fort qu’un enseignant, en tant que fonctionnaire, se devait d’être le reflet fidèle des lois et des choix de la République. Il ne pouvait donc se situer autrement que dans un parfait accord avec la législation. Il ne pouvait avoir d’avis sur une question de société, car il devait allégeance à la République et à ses lois. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mon ami rétorquait qu’un enseignant reste maître de sa pensée, libre de ses opinions, qu’il n’est en rien contraint d’être le porte-parole des choix de la société. Ainsi un professeur d’économie peut avoir une vision personnelle autre que celle des programmes qui consacrent le libéralisme. Et un enseignant a tout-à-fait le droit d’être partisan de la peine de mort, même si cette pensée peut paraître dépassée, ou barbare. Et cet ami de rappeler qu’une loi en application n’est pas nécessairement une loi juste et bonne, et qu'elle peut toujours faire l’objet d’une contestation et d’une critique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Effectivement, un professeur n’est pas un robot, ni un porte-parole des choix de la société. Il est libre de ses opinions. Montrer une vidéo à des élèves sur la réalité médicale d’un avortement n’est pas un acte d’infidélité à la République. Et c’est encore moins un acte de prosélytisme religieux. Et les élèves peuvent aussi savoir ce qu’implique concrètement la pratique médicale d’un avortement, qui n’est en rien un acte banal. Un débat sur la loi Weil peut fort bien s’accommoder d’une série d’images sur la pratique d’une interruption volontaire de grossesse. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ce professeur a été révoqué, sans indemnité de licenciement, sans droits au chômage. Le politiquement correct est plus que jamais de rigueur. Les amalgames sur la laïcité sont de mise. Les fonctionnaires n’ont pas de liberté de conscience. On leur dicte finalement ce qu’ils doivent penser. Et encore plus pour les élèves. La liberté recule. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je défendrai cet enseignant, même si je suis favorable à l’avortement, car je suis pour la liberté de pensée, y compris pour les fonctionnaires. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1660307841395162296?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1660307841395162296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1660307841395162296&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1660307841395162296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1660307841395162296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/revocation.html' title='Révocation'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-1732673885830599493</id><published>2011-04-21T11:14:00.000+02:00</published><updated>2011-04-21T11:14:12.337+02:00</updated><title type='text'>5ème république</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le président de la 5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; République incarne la vision. Le gouvernement incarne l’action, et l’assemblée la réflexion. C’est ce que se plaisait à rappeler récemment l’ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. C’est en ce sens que nous déplorions, dans une chronique récente, la démarche du parti socialiste, pour les prochaines présidentielles, consistant à imposer un programme avant un candidat. Car dans cette perspective, le candidat et futur président n’importe plus, puisque c’est le parti qui donne l’impulsion. Ce n’est pas l’esprit de la 5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; République. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nos institutions appellent un président visionnaire. Le parti fournit des cadres, pour les ministères, des experts, des conseillers, qui apportent des idées, des analyses, selon leur spécialité. Mais c’est le président qui voit, qui synthétise et qui décide. Ce n’est en rien le rôle du parti. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais nos sociétés démocratiques deviennent de plus en plus complexes. Il faut une très large compétence, en économie, en droit, en connaissance des institutions, de l’administration, de l’international, pour prétendre au poste de président. N’en déplaise à certains, il faut un certain professionnalisme pour accéder à la fonction suprême. Ce qui ne veut pas dire pour autant que ce dernier doit être issu de l’ENA pour y prétendre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les sociétés démocratiques autorisent les citoyens à se réunir, en associations, en syndicats, en partis politiques. Elles permettent à tous de s’exprimer, de donner leur avis. Il existe aussi des lobbies, économiques, financiers. La France doit tenir compte de ses partenaires européens, de ses obligations communautaires. La politique est faite de pouvoirs et de contrepouvoirs. Il y a aussi la juridisation de la société. Le recours de plus en plus fréquent au droit, au «&amp;nbsp;porter plainte&amp;nbsp;», pour un oui ou pour un non, est monnaie courante. Les propos des ministres sont scrutés à la loupe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dans ce contexte d’une société de plus en plus complexe, avec des ramifications de plus en plus étendues, il faut un président toujours plus visionnaire, et pour le dire, un homme quasiment providentiel. Malheureusement, la France n’en produit plus. La jeune génération qui se présente, celle des cadras, à droite et à gauche, ne porte pas de telles personnalités. Les prétendants au pouvoir suprême, les Jean-François Copé, les Arnaud Montebourg, Manuel Valls, n’ont pas, il faut le dire, l’envergure et la stature, l’autorité naturelle, la vision, la capacité de rassemblement, le charisme pour incarner l’Etat, pour incarner la France, d’un Général de Gaulle ou d’un François Mitterrand, figures forgées dans le creuset de l’Histoire, de la résistance. Ils ne laissent pas l’impression d’avoir la stature nécessaire pour donner une vision cohérente et au-delà des clivages, dans une société complexifiée comme la nôtre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La question de l’avenir de la 5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; république se posera, tôt ou tard, à cause de la complexification de la société, à cause de l’extension des pouvoirs et contrepouvoirs démocratiques, à cause de la complexité du système international. Nous manquerons d’hommes, de visionnaires, d’ici une décennie. Il faudra peut-être alors songer à une 6&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; république, un jeu institutionnel prenant mieux en compte les réalités de ce qu’est devenue la société française contemporaine. Il faudra peut-être donner plus de poids aux élus, à l’assemblée, et moins de pouvoir à un seul homme. Mais il est encore trop tôt pour voir se dessiner les pourtours de cette prochaine et peut-être nécessaire mutation politique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;A moins que ne surgisse un homme, ou une femme providentielle, qui redonnera un nouveau souffle à la 5&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; république. On ne les voit pas venir, dans l’immédiat. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-1732673885830599493?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/1732673885830599493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=1732673885830599493&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1732673885830599493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/1732673885830599493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/5eme-republique.html' title='5ème république'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4166297270596782692</id><published>2011-04-20T06:06:00.003+02:00</published><updated>2011-04-20T09:47:13.835+02:00</updated><title type='text'>Citoyenneté</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les valeurs de la France sont exprimées dans sa devise nationale&amp;nbsp;: liberté, égalité, fraternité. On peut y ajouter aussi la valeur incompressible de la laïcité. Et il est une autre valeur encore, que l’on oublie souvent, celle de la citoyenneté. Elle est à la fois un droit et un devoir. Ses aspects sont multiples. En voici quelques uns. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La citoyenneté s’exprime avant tout dans le vote. Dominique de Villepin propose de le rendre obligatoire, sous peine d’amende, à la façon de la Belgique. Chaque citoyen aurait l’obligation de désigner ceux qui dirigeront les collectivités territoriales, ceux qui décideront des lois, celui qui présidera aux destinées de la République. Sans oublier les consultations par voie de référendum. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il faudrait aussi que le vote blanc soit reconnu en temps que tel, pour que les citoyens puissent exprimer leur éventuelle défiance envers la classe politique, si c’est leur opinion, ou le fait qu’ils ne se reconnaissent pas dans l’offre politique du moment. Car pour le moment, et c’est absurde, la seule façon d’exprimer la moindre défiance envers la classe politique reste l’abstention. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La citoyenneté est largement forgée par l’institution scolaire. L’école enseigne aux jeunes générations l’histoire nationale, les grands mouvements et courants qui ont prévalu à ce qu’est devenue notre nation. L’école enseigne l’organisation des institutions clefs de la république. L’école enseigne les bases de l’économie, pour en comprendre les grands mécanismes. Cet intérêt ne saurait se limiter au seul temps de la scolarisation. Il doit être développé et suivi tout au long de l’existence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et la citoyenneté, c’est aussi le droit à l’information. Les occasions ne manquent pas, dans la société démocratique moderne, entre les médias traditionnels, la presse écrite et internet. L’accès à l’information est un droit, et le travail des journalistes, et la qualité de leur offre, primordiale. Le droit à l’information est largement honoré, dans nos sociétés, tant l’offre apparaît même parfois comme démesurée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais l’information est aussi un devoir. Il y a nécessité pour chaque citoyen de se tenir informé de la vie de la société, de la politique intérieure et internationale, des questions sociales et économiques. Le rapport à l’information peut impliquer un effort, effort d’attention, de lecture, d’écoute, des médias. Pour réussir à comprendre ce qui se passe, les institutions, les concepts clefs, et les enjeux de ce qui est évoqué. Au-delà de ce que l’école nous a transmis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’exercice de la citoyenneté se joue par le vote et le droit à l’information. Elle se joue aussi par le droit à l’engagement, droit syndical, droit associatif, droit aux formations et partis politique. Les citoyens peuvent se regrouper pour défendre des droits ou des intérêts, dans la santé, dans la culture, dans les loisirs, dans les rapports de force du monde du travail, dans la possibilité de s’engager pour une vision politique, pour défendre le pluralisme et promouvoir des conceptions de la société et du monde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’exercice de la citoyenneté s’exerce encore dans le droit de s’exprimer. Chacun est libre d’écrire ce qu’il veut, pour peu qu’il en ait la compétence, dans un livre, dans une tribune de presse. Mais c’est surtout par internet que ce droit s’exerce. Les blogs où les citoyens expriment leurs opinions et leurs visions de la société se sont multipliés. On trouve de tout, toutes les idées, sur la toile. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’Europe met particulièrement à mal le rapport à la citoyenneté. Les décisions sont suggérées par des commissions obscures et volontiers technocratiques, dont on ne connaît ni l’origine ni parfois la légitimité. Les décisions sont prises par un parlement lointain et mal connu, dont les médias ne se font pratiquement pas l’écho. Ainsi une multitude de lois et de directives sont imposées sans qu’elles aient fait l’objet d’une information, d’un débat préalable, sans que le citoyen n’ait en fait son droit de regard, sinon dans le cote des députés européens. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est sans doute l’Europe, aujourd’hui, qui met le plus à mal le droit et le devoir de la citoyenneté, par des pratiques finalement obscures, dans les faits, et déconnectées de tout champ démocratique. L’Europe a cette tendance à priver de la citoyenneté. Les propositions de lois à l’intérieur de l’hexagone font plus l’objet d’un débat, sont plus observées par les médias, même si certaines échappent encore au regard et à l’attention du débat démocratique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nous sommes heureux de ne pas être soumis à la censure, à la rétention d’information, aux restrictions des libertés d’association, comme par exemple en Chine. Notre société n’est pas un seul temple de la consommation. C’est un projet politique dont la citoyenneté est un des points centraux. Mais elle demande un indéniable effort, devoir de documentation et devoir de réflexion, devoir d’engagement. Pour ne pas que d’autres exercent ces droits à notre place. Pour que la France ne devienne pas un pays technocratique dirigé par des instances finalement obscures. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4166297270596782692?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4166297270596782692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4166297270596782692&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4166297270596782692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4166297270596782692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/citoyennete.html' title='Citoyenneté'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3059725761503866309</id><published>2011-04-19T02:06:00.003+02:00</published><updated>2011-04-19T09:22:01.047+02:00</updated><title type='text'>Immersion, Piss Christ</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’œuvre date des années 80. Il s’agit d’une photographie représentant un crucifix plongé dans un bain d’urine mélangé à du sang. Le fond de l’image est d’un jaune rougeâtre. Le crucifix est légèrement flou. Le choix de la représentation de l’urine et du sang consacre le début des années sida, quand beaucoup de gens encore ignoraient les voies de contamination de la maladie, et pensaient qu’elle pouvait se propager par les déjections, dont l’urine. Le sang évoque la contamination. On peut faire dire ce que l’on veut au crucifix, par exemple la condamnation religieuse chrétienne de certaines pratiques sexuelles considérées comme immorales, responsables de la contamination&amp;nbsp;: homosexualité, sexualité libre et hors mariage. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’œuvre est celle d’Andres Seratto. Il est américain. Il a exposé cette photographie en bien des lieux et bien des villes, en bien des pays. Elle a été partiellement détruite, le week-end dernier, à Avignon, après plusieurs mois d’exposition. Quatre personnes sont entrées dans le musée, dimanche en fin de matinée, ont molesté les gardiens, et s’en sont pris à la photographie, qu’ils ont dégradée avec un tournevis, ou un pic à glace, et un marteau. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’intervention de ce commando est peut-être en rapport, mais ce n’est pas sûr, avec une manifestation, organisée la veille, à Avignon, rassemblant plus de 800 personnes, essentiellement des catholiques intégristes. Ils exigeaient le retrait de l’œuvre. Une pétition de contestation a également circulé, rassemblant plusieurs dizaines de milliers de signatures. Et le musée a reçu abondance d’emails de protestation. L’œuvre est toujours exposée, visible dans l’état même de sa dégradation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ces catholiques n’acceptent pas d’être ainsi visés par une œuvre qu’ils jugent scandaleuse. Ces chrétiens estiment que cette photographie insulte le symbole et la représentation du Christ qu’est la croix. Ils n’acceptent pas ce mélange des genres, le sacré, le religieux, d’un côté, et l’abject, le tabou, la déjection, l’urine, de l’autre côté. On est sans doute proche du blasphème, à leurs yeux. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et pourtant, le symbole de la croix, s’il est signe pour les chrétiens, n’est pas leur apanage. Il appartient à tous. Et un artiste est libre de l’utiliser pour signifier une idée, pour représenter un concept. Ici, c’est sans doute l’interdit religieux, la condamnation morale, la loi de l’Eglise. La croix convient fort bien pour cette idée. Et l’artiste est libre d’associer la croix à ce qu’il entend, même s’il s’agit d’une matière répugnante, de l’abject, en ce choix de l’urine, ou un autre symbole fort, le sang, symbole de la vie qui circule dans le corps, vie ici qui devient mort, par la maladie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les symboles religieux n’appartiennent pas aux églises, aux religions. Elles ne sont pas leur prérogative. Les religions n’ont pas le monopole de ces représentations. Ces images sont le lot commun de tous, et peuvent être utilisées par tous, comme ils l’entendent, comme ils les comprennent. Dont les artistes, pour exprimer une idée, une symbolique, en rapport avec une pensée représentative, sous forme d’une œuvre d’art. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Après cela, c’est au public d’apprécier ou non l’œuvre ainsi créée. C’est à lui qu’il revient de trouver un sens à la réalisation, avec l’aide du créateur, qui en aiguise le sens, dans ses présentations. Ou de ne pas en voir. Le public est libre d’interpréter et d’apprécier la proposition de l’œuvre comme il l’entend. Il pourra estimer que le choix de l’urine, dans la photographie de Seratto, n’est pas du meilleur goût. Le public est libre de penser ce qu’il veut. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ce n’est pas à ces censeurs et à ces juges autoproclamés qu’il appartient de dire ce qui est bien ou ce qui ne l’est pas, ce qui serait autorisé et ce qui ne le serait pas, dans l’expression artistique, au nom de leur vision du monde, au nom de leur foi. Les symboles religieux ne sont pas la propriété des croyants. Ils sont un bien commun, utilisables par tous, et comme qui veut l’entendre, selon ce que l’on cherche à exprimer, que ce soit pour une photographie, un dessin, voire même une caricature. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3059725761503866309?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3059725761503866309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3059725761503866309&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3059725761503866309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3059725761503866309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/immersion-piss-christi.html' title='Immersion, Piss Christ'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8938253825281404310</id><published>2011-04-12T10:57:00.000+02:00</published><updated>2011-04-12T10:57:12.373+02:00</updated><title type='text'>Pouvoir d'achat</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy avait promis qu’il serait le président du pouvoir d’achat, lors de sa campagne présidentielle de 2007. Mais l’engagement avait été un peu oublié. Alors il est revenu sur cette promesse, la semaine dernière, en déplacement à Issoire, dans le Puy-de-Dôme. Le président ne comprend pas que les entreprises, notamment celles du CAC 40, affichent des bénéfices records, et ne redistribuent que très peu aux salariés, préférant privilégier les actionnaires. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy veut remédier à cette question. Il a plusieurs idées, en ce sens, notamment reverser une meilleure participation ou intéressements. Mais une telle mesure ne concernerait pas les petites entreprises. Il pourrait aussi renforcer les négociations salariales annuelles, pour obliger les entreprises à revoir leurs politiques salariales. Mais une augmentation trop importante de la masse salariale nuirait à la compétitivité des entreprises. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;D’ailleurs, la réaction du MEDEF ne s’est pas fait attendre, et Laurence Parisot s’est &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;vite insurgée. La patronne des patrons rappelle la nécessité de bien rémunérer les actionnaires, pour qu’ils continuent d’investir dans les entreprises françaises. Elle prône plutôt une baisse des charges des entreprises, une baisse du coût du travail, qui permettrait d’augmenter les salaires. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais qu’on ne s’y trompe pas, sur cette dernière proposition&amp;nbsp;: une baisse des charges n’entraînerait pas une hausse des salaires. Elle permettrait plutôt une plus forte capitalisation des entreprises. Les salariés n’en tireraient aucun avantage. On a vu l’exemple de la restauration, avec la diminution de la TVA. Cette mesure n’a pas eu les effets escomptés. Les restaurateurs n’ont pas augmenté les salaires. Ils n’ont pratiquement pas embauché. Ils ont préféré accroître leurs marges de bénéfices. Les entreprises feraient de même, avec le choix d’une baisse des charges sur le travail.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les soucis de Nicolas Sarkozy concernant les salaires et le pouvoir d’achat sont louables. Elles correspondent aux soucis majeurs des français, qui voient leur capacité à acheter de plus en plus réduite, devant la hausse de l’énergie, essence, fioul, gaz, électricité, hausse des prix alimentaires. Mais qu’on ne s’y trompe pas&amp;nbsp;: rien ne sera fait. Ce ne sont là que des mots. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Pour augmenter le pouvoir d’achat, il faudrait en effet envisager une hausse des salaires. Le gouvernement pourrait donner le ton, par une hausse des revenus des fonctionnaires, en espérant que les acteurs du privé entrent dans des négociations, et suivent à leur tour la revalorisation impulsée par l’Etat. Car les pouvoir publics n’ont pas le pouvoir d’imposer une hausse générale des salaires dans le secteur privé, sinon que d’inciter à des négociations entre partenaires sociaux et patronat. Mais l’Etat est largement endetté, et ne revalorisera pas les salaires des fonctionnaires, au risque d’augmenter le déficit et la dette. Et une hausse des salaires, dans le privé, comme l’a souligné le MEDF, réduirait la compétitivité des entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le gouvernement pourrait opter pour une hausse significative du SMIC, pour les plus petits salaires. Mais il ne voudra pas mettre les entreprises, et surtout les plus petites, en difficulté, en augmentant la masse salariale, et risquer de déboucher sur des faillites et des licenciements, et une augmentation du chômage. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On l’a bien compris&amp;nbsp;: il n’y a rien à faire, en matière de salaires. Les français doivent se résigner, quant à leur pouvoir d’achat. Certains revenus ne permettent même plus de vivre décemment. L’Europe d’ailleurs voudrait même empêcher l’alignement des salaires sur l’inflation, ce qui aurait pour effet de réduire encore plus la capacité à acheter. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les salariés de Carrefour peuvent se mettre en grève. Ils conserveront leurs salaires de misère. Ils n’auront jamais d’ancienneté. Et les patrons de ces entreprises, et les cadres dirigeants, arboreront des revenus, salaires et stocks options, à la limite de l’indécence. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy ne sera pas le président du pouvoir d’achat. Les socialistes ne le seront sans doute pas. Les prix sur les produits de base, énergie et alimentation, continueront très certainement d’augmenter, et les salaires de stagner. Le travail n’est qu’une marchandise, un bien comme un autre, qui suit les lois du marché. La force de travail doit désormais se vendre à un meilleur coût. On pourrait même envisager la suppression du SMIC, et les travailleurs offriraient leur force de travail à des prix encore plus dérisoires. C’est le capital qui importe, et le capital seul, pas le travail, et encore moins l’humain. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais jusqu’à quelle limite la population acceptera-t-elle ce cynisme&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8938253825281404310?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8938253825281404310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8938253825281404310&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8938253825281404310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8938253825281404310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/pouvoir-dachat.html' title='Pouvoir d&apos;achat'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6388077114527968219</id><published>2011-04-11T03:50:00.002+02:00</published><updated>2011-04-11T03:50:41.514+02:00</updated><title type='text'>Jean-Louis Borloo</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’était jeudi soir, sur le plateau de France 2. Arlette Chabot présentait son émission «&amp;nbsp;A vous de juger&amp;nbsp;» pour la dernière fois, puisqu’elle a quitté la télévision pour rejoindre la station de radio Europe 1. Elle recevait donc son ultime invité, Jean-Louis Borloo, qui d’ailleurs fêtait ce soir-là ses soixante ans. Et comme il l’avait laissé entendre, l’ex-ministre de l’écologie a annoncé qu’il quittait les rangs de l’UMP. Le parti radical ne sera donc plus affilié au parti présidentiel. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Louis Borloo entend créer une fédération de tous les centres. Mais il faut encore qu’il réussisse à rallier à sa cause tous les ténors du centrisme, dont Hervé Morin,&amp;nbsp;l’ex-ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy. Il paraît bien peu probable par ailleurs que François Bayrou et le Modem acceptent aussi facilement de perdre leur indépendance. L’ex-secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, puis aux sports, de son côté, a déjà fait savoir qu’elle rejoignait le parti radical. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’ex-ministre de l’écologie ne se reconnaît plus dans ce qu’il considère comme une dérive droitière de l’UMP. Il entend refonder un parti qui se veuille républicain, écologiste, social, ancré dans les valeurs humanistes. Pour l’anecdote, à niveau local, le président du Conseil général de la Manche, en Basse-Normandie, Jean-François Legrand, qui vient d’être réélu pour un cinquième mandat, a lui aussi décidé de quitter les rangs de l’UMP, étiquette sous laquelle il venait de concourir, parce qu’il ne se reconnaît pas non plus dans ce qu’il qualifie comme dérive droitière de l’UMP. Il n’a toutefois pas fait savoir qu’il rejoindrait Jean-Louis Borloo. Il y aurait comme un réel malaise au sein du parti présidentiel. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Louis Borloo n’a pas annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles. Nicolas Sarkozy fera tout pour l’en dissuader. Une division de ce qui était devenu la droite traditionnelle, sous l’égide du grand parti unifié qu’est l’UMP, serait fatale au parti présidentiel. Nicolas Sarkozy ne peut se permettre une division de ses forces, face aux menaces que constituent pour lui les deux adversaires parti socialiste et front national. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais rien ne garantit que Jean-Louis Borloo ne se présente. D’ailleurs, il n’est pas certain non plus que les députés qui se reconnaissent de sa sensibilité politique ne franchissent le pas à leur tour, et n’osent quitter la grande machine UMP, au risque de perdre leurs chances et leurs soutiens pour leur prochaine élection. Il pourrait y avoir défection massive, comme ce fut le cas pour les députés de François Bayrou aux législatives de 2007. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Cette rupture est une initiative de Jean-Louis Borloo. Il représente un courant plus humaniste et social de la droite, face à ce que certains qualifient de dérives droitières les idées actuelles prônées par l’UMP. Mais il n’est pas sûr que l’ex-ministre de l’écologie ait le charisme et la force de conviction pour entraîner avec lui un nombre suffisant d’électeurs, et de ténors centristes. Il n’est pas sûr qu’il réussisse à rallier à sa cause un nombre suffisant de cadres, en vue de fonder un parti jugé crédible pour gouverner. Et il n’est pas sûr non plus qu’il y ait vraiment de la place dans l’échiquier politique pour un parti du centre, et qui plus est sans doute pour deux partis, celui de Borloo, et sans doute ce qui restera comme celui de Bayrou. La France a peut-être enfin une tradition indéracinable d’enracinement et de positionnement soit à gauche, soit à droite, où un centre n’a pas sa place. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Une croissance du parti radical consacrerait la naissance d’un grand parti centriste. Il aurait pour effet d’affaiblir l’UMP, qui risquerait de s’en retrouver marginalisée, et ne pourrait désormais plus prétendre à remporter une élection. Mais rien n’est fait, dans l’immédiat, et loin de là. Tout cela n’est peut-être finalement qu’un vaste effet d’annonce. Le charisme, la capacité à rassembler, électeurs et ténors, cadres dirigeants, pourrait largement faire défaut à Jean-François Borloo. Sans doute, finalement, beaucoup d’agitation pour rien. L’UMP aura sans doute encore de beaux jours devant elle. On n’est peut-être là que face à une petite crise politique, face à des orientations politiques jugées par certains comme trop proches du front national, qui ne font pas l’unanimité. Mais de là à créer une scission, et une recomposition politique, c’est tout autre chose. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-6388077114527968219?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/6388077114527968219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=6388077114527968219&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6388077114527968219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6388077114527968219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/jean-louis-borloo.html' title='Jean-Louis Borloo'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-5873716434908950543</id><published>2011-04-08T07:27:00.002+02:00</published><updated>2011-04-08T07:27:46.432+02:00</updated><title type='text'>Contrats aidés</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le Parti Socialiste n’a pas précisé, dans son programme, quel avenir il comptait réserver aux actuels CUI-CAE, Contrats Uniques d’Insertion Contrats d’Accompagnement dans l’Emploi. Les CUI-CAE&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;sont destinés aux personnes ayant des difficultés particulières d’accès à l’emploi. Ils sont limités dans le temps, à deux ans maximum, sauf exceptions. Ils sont destinés à pourvoir des besoins collectifs non satisfaits. On trouve ainsi beaucoup de ces contrats dans les établissements scolaires, en particulier dans l’aide accordée aux élèves souffrant d’un handicap, ou dans les centres de documentation, ou dans l’aide aux tâches administratives et l’encadrement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce type de contrat se limite dans la durée, et implique un important turn-over. Ainsi, un enfant porteur d’un handicap se voit un jour épaulé par un adulte, un Aide à la Vie Scolaire, mais pour quelques mois seulement, bien souvent, deux années au plus. L’enfant s’adapte à son assistant, et finalement doit en changer, et ce plusieurs fois durant sa scolarité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il se pose le problème de la formation. L’encadrement d’un élève présentant un handicap très spécifique, psychique en particulier, problème d’autisme, ou d’hyperactivité, ne s’improvise pas. La tâche nécessite bien au contraire un savoir-faire, et demande une bonne formation. Ce qui est peu le cas, dans les faits. Les formations ne sont pas toujours au rendez-vous, ou ne sont pas nécessairement adaptées à la situation de l’encadrant, ou peu développées. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il se pose aussi le problème de la professionnalisation de ces emplois. Le choix est fait de renouveler sans cesse ces contrats, en changeant perpétuellement ses bénéficiaires. Il s’avérerait plus pertinent sans doute de mieux sélectionner les candidats, sur critères professionnels, sur la base d’une formation initiale, d’un profil professionnel, plutôt que sur critères sociaux, en l’occurrence actuellement la difficulté d’accès à l’emploi, de mieux les former, et de les pérenniser dans l’emploi, en les spécialisant par exemple sur un type de handicap, ou sur un type de fonction, par exemple l’assistance aux professeurs documentalistes, en CDI. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Autrement dit, la réponse apportée à des besoins réels n’est pas nécessairement adéquate, dans l’option prise de ces contrats aidés. Il faudrait une meilleure formation, une spécialisation, et une pérennisation dans la tâche, et dans l’emploi. Mais dans ce cas, ces emplois ne seraient plus destinés à ceux qui peinent à revenir dans le monde du travail, mais ils seraient une réponse professionnelle à des besoins spécifiques. La visée de ces contrats serait donc toute différente. Il ne s’agirait plus de remettre des gens sur les rails, mais de créer de nouveaux métiers. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le problème pourrait se poser pour les futurs Emplois d’Avenir, du Parti socialiste, s’il remporte les prochaines présidentielles. Ces emplois seront destinés aux jeunes, pour 300&amp;nbsp;000 d’entre eux, pour un budget global estimé à 3, 5 milliards d’euros par an. Ces emplois ne viseront pas les établissements scolaires, mais plutôt le développement durable et la croissance verte. Ils seront proposés à temps plein, et pour une durée maximale de cinq ans. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il se posera le problème de l’adéquation entre la formation initiale des bénéficiaires, et leur affectation dans ces emplois. Ces jeunes en effet auront peut-être un diplôme qui n’aura aucun lien avec l’emploi qu’on leur proposera. Il se posera le problème de leur formation dans leur nouvelle tâche. Il se posera la question de la pérennisation de ces emplois, qui risquent de n’être qu’une solution intermédiaire, un intermède dans un cursus professionnel, et de peu de valeur, presque marginal, au fait d’une formation initiale, de la cohérence d’un cv, et d’un projet professionnel. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est le côté provisoire de tous ces emplois qui pose problème, actuels CUI-CAE, et futurs Emplois d’Avenir. S’il y a des besoins publics, il s’avérerait peut-être plus pertinent de miser sur une meilleure formation, sur une spécialisation, et sur un maintient dans l’emploi, à long terme. Sur une professionnalisation face à des besoins réels et spécifiques. Les besoins, eux, demeurent, et demandent du savoir-faire. Il faudra toujours des Aides à la Vie Scolaire pour encadrer les élèves souffrant d’un handicap, à titre d’exemple. Ils méritent peut-être des professionnels.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-5873716434908950543?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/5873716434908950543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=5873716434908950543&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5873716434908950543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/5873716434908950543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/contrats-aides.html' title='Contrats aidés'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-121311591796976852</id><published>2011-04-07T12:03:00.002+02:00</published><updated>2011-04-07T12:03:57.295+02:00</updated><title type='text'>Lampedusa</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On ne fera que redire ici ce qu’on a déjà évoqué dans une chronique précédente. Mais il semble nécessaire de le rappeler. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ils seraient déjà un peu plus de 20&amp;nbsp;000 à avoir fait la traversée. Ils ont quitté la Tunisie, la Libye, entassés sur des embarcations de fortune. Ils ont payé très cher leur droit de passage. Ils sont arrivés sur la petite île italienne, porte d’entrée de l’Europe. Ils ont été évacués sur le continent. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sylvio Berlusconi n’entendait pas multiplier les camps de réfugiés. Il a demandé l’aide de l’Europe, et en particulier de la France, pour assurer cet accueil massif dans les meilleures conditions qui soient, en vain. Il a donc décidé d’accorder en masse des visas temporaires aux migrants. Ce précieux sésame leur donne un droit d’accès à tout l’espace Schengen. Et ils s’engouffrent vers l’intérieur de l’Europe. Une grande partie de ces réfugiés a pris le chemin de la France. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Beaucoup d’entre eux ne parlent pas français, ou très mal. Bien souvent, ils n’ont pas de diplôme. Quand bien même en seraient-ils munis, il faudrait encore qu’il existe des équivalences. Ils vont rejoindre la capitale, ou Marseille, ou d’autres grandes villes. Ils espèrent trouver un toit provisoire, l’un chez leur frère, l’autre chez leur cousin, d’autre chez des amis et connaissances. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ils ont un visa pour trois mois, renouvelable. Mais leur statut légal ne demeurera pas. A un moment où à un autre, ils se retrouveront dans la situation de sans papiers. La France connaît un taux de chômage élevé. Elle manque cruellement de logements. Ils sont dans le rêve, ces migrants, s’ils s’imaginent que les autorités leurs donneront un visa temporaire, un emploi, une formation, voire des cours de français, et un toit, et à moyen terme, la nationalité. Ils sont presque sans avenir, sur le territoire français, malheureusement. Le retour à la réalité s’avérera bien cruel. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et ils ne connaissent peut-être pas la situation de l’opinion publique, qui n’accepterait sans doute une arrivée massive de migrants, et l’allocation par l’Etat de moyens importants pour leur intégration. Il pourrait en résulter de graves conséquences en termes électoraux. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Des politiques et des intellectuels exigent de la France et de l’Europe de gros investissements financiers à destination des pays d’origine de ces migrants. Certains d’entre eux, comme la Tunisie, ou l’Egypte, ont des ressources, et de l’argent. Et il leur suffirait de confisquer et de saisir les biens accumulés par leurs anciens dirigeants, pour les réinvestir dans l’économie et les infrastructures. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La volonté d’un plan Marshall dans les pays arabes qui viennent de s’émanciper, en particulier de la Tunisie, sert aussi les intérêts d’entreprises qui ont tout intérêt à se délocaliser, et bénéficier d’infrastructures financées par l’Europe, pour profiter d’une main d’œuvre bon marché, francophone, pour la Tunisie, et non-revendicative. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;A les entendre, ceux qui exigent ce plan Marshall, on irait vers une nouvelle Europe, en particulier pour la France, dont les partenaires seraient désormais les pays méditerranéens. Mais là n’est pas notre structure européenne, et nos nécessaires solidarités. La France appartient à une autre collectivité, et sa priorité n’est pas l’union méditerranéenne, mais bien l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui dans ses frontières. La France a des devoirs de co-développement envers les pays les plus pauvres de l’Union, la Roumanie, la Bulgarie, entre autres. Elle a des devoirs financiers envers les pays les plus endettés, la Grèce, l’Irlande, peut-être bientôt le Portugal. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La Tunisie, l’Egypte, les pays du Maghreb, n’appartiennent pas à l’Europe. Et l’Union méditerranéenne n’est pas la nouvelle Europe, pour la France, et n’est pas l’Europe de l’avenir. La France doit garder ses solidarités avec ses partenaires de l’Union. C’est au monde arabe qu’il revient de s’entraider, et de développer une solidarité interculturelle. Certains de ses pays accumulent des fortunes gigantesques, notamment grâce à la manne pétrolière. C’est à eux qu’il revient de prendre en charge les pays arabes méditerranéens fraîchement émancipés. Pas à l’Europe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et c’est grâce à une nécessaire solidarité des pays arabes entre eux que les pays connaîtront un nouveau développement, et que leurs populations choisiront de rester dans leurs frontières. Et non de rechercher un eldorado qu’ils ne possèderont jamais. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-121311591796976852?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/121311591796976852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=121311591796976852&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/121311591796976852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/121311591796976852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/lampedusa.html' title='Lampedusa'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-2730531503779061128</id><published>2011-04-06T10:26:00.000+02:00</published><updated>2011-04-06T10:26:06.886+02:00</updated><title type='text'>Evolution</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La devise de la France s’intitule&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Liberté, égalité, fraternité&amp;nbsp;». On devrait trouver là l’intuition fondamentale du vivre ensemble, et de l’identité nationale. La France est d’abord et avant tout la patrie de la liberté, où l’on est libre de penser et de faire ce que l’on veut, à l’exception de ce que la loi votée par des représentants élus impose, qui est elle-même évolutive, Aucune contrainte ne peut nous être imposée, par quelque idéologie que ce soit. La France est une nation d’égalité, égalité entre citoyens, entres hommes et femmes, sans distinction de race, de religion, ou d’origine. La France est une nation de fraternité. La volonté de politique sociale et de redistribution des richesses en est une bonne illustration. Et la fraternité doit transcender les origines, les convictions, les classes sociales.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais la suprématie de cette triple identité n’est plus toujours de mise. Car entre temps, depuis la Révolution de 1789, au 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, il y a eu le drame du régime de Vichy. Et la France ne s’est jamais vraiment remise. Vichy a incarné le scandale de la reddition à l’ennemi, à l’occupant nazi. Vichy a incarné la fin de la République. Vichy a incarné la collaboration avec un régime d’une extrême barbarie. Et Vichy a commis l’irréparable, en bannissant une minorité, la population juive, et en coopérant à son arrestation et à sa déportation. Et une déportation qui s’est soldée par la collaboration à une entreprise de crime de masse, dans les camps de concentration. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Cette réalité de l’histoire de France est aujourd’hui placée au centre de nos considérations. Les programmes scolaires consacrent une part importante de leur cursus à l’étude de la Shoah. Les programmes de télévision, dont ceux de la chaîne de télévision franco-allemande Arte, consacrent de très nombreuses émissions au drame de la déportation et de l’extermination de masse par le régime d’Hitler. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Du scandale de Vichy, et du drame de la déportation, a grandi, en France, le principe de non-discrimination. Non-discrimination des individus et des minorités, liées à la religion, à l’origine nationale, à la couleur de la peau, aux pratiques sexuelles, au fait d’être un homme ou une femme. Ce principe de non-discrimination est protégé et encouragé par des institutions, telle la Halde, actuellement en cours de réforme. Et des associations et regroupements se sont spécialisés pour traquer et dénoncer tout ce qui leur apparaît comme une dérive. Cette exigence de non-discrimination s’inscrit dans la devise même de la nation, dans le devoir de fraternité entre tous. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais le principe de non-discrimination des minorités se heurte parfois à une toute autre réalité, qui constitue une véritable dérive, celui du communautarisme. Les minorités, les communautés, ont leurs règles, leurs manières de vivre, et il devient parfois impossible de les interroger sur leurs pratiques, au nom du droit à la différence, du droit aux traditions, du droit aux identités religieuses, &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ethniques ou régionales. Par exemple, pour s’en souvenir, il a été avancé, il y a quelques années de cela, et le débat avait fait rage, que la France pouvait autoriser l’excision, pratique excessivement barbare, au nom du droit à la différence, au nom du respect des cultures de ceux, originaires de d’autres pays, qui la pratiquaient, au nom du droit aux traditions et coutumes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais l’identité fondamentale de la France reste ancrée dans la valeur absolue de la liberté. Les pratiques de minorités, quelles qu’elles soient, ne sauraient aller à l’encontre de ce principe. Vivraient-elles sur la base d’une révélation religieuse, elles ne sauraient instaurer leurs commandements et préceptes comme règle du vivre ensemble, dans des quartiers, ou à la République. L’identité fondamentale de la France demeure dans le principe d’égalité. La France ne peut tolérer, par exemple, un statut inférieur imposé à la femme, sous quelque forme qu’il soit. L’identité de la France s’inscrit dans la fraternité. Elle ne saurait tolérer le communautarisme, et l’exclusion des étrangers à cette communauté, au nom de cet idéal du vivre ensemble. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-2730531503779061128?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/2730531503779061128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=2730531503779061128&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2730531503779061128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/2730531503779061128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/evolution.html' title='Evolution'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4541379513108507963</id><published>2011-04-05T08:08:00.000+02:00</published><updated>2011-04-05T08:08:00.596+02:00</updated><title type='text'>Collectif</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-Pierre Raffarin l’expliquait la semaine dernière. Pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, la Cinquième République, ce sont trois pôles complémentaires&amp;nbsp;: le président, qui incarne la vision, le gouvernement, qui incarne l’action, et le parlement, qui incarne la réflexion. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le parti socialiste ne voit pas les choses ainsi. Il n’exprime pas cette conception de la Cinquième République. La vision, pour les socialistes, appartient au parti. C’est lui qui fixe le programme du quinquennat, comme la secrétaire générale, Martine Aubry, va l’annoncer aujourd’hui même. Le président n’est pas maître et initiateur du programme. Il en est l’exécutant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Alors, selon cette logique, le choix du candidat, et du futur président, importe peu, qu’il s’appelle François Hollande, Martine Aubry, Emmanuel Valls, Arnaud Montebourg, Dominique Strauss Kahn… &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il n’est rien de plus que celui qui fait appliquer les consignes du parti. Ce n’est pas le candidat à la présidentielle qui conçoit, organise le programme politique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il n’est pas sûr que les candidats du PS soient disposés à s’aligner sur ce schéma. Et il n’est pas certain qu’ils soient disposés à épouser chaque paragraphe du programme du quinquennat. François Hollande entend déjà prendre ses distances sur le projet d’une allocation d’autonomie destinée à tous les jeunes, du fait de son coût exorbitant, pour les finances publiques. Il n’est pas sûr que Dominique Strauss Kahn soit très enthousiaste par le projet des 300&amp;nbsp;000 emplois publics destinés aux jeunes, du fait qu’il s’est toujours montré très attaché à la réduction des dépenses publiques, dans son poste de directeur du FMI. Il a encouragé, dans ses plans de redressement, la diminution du nombre de fonctionnaires, pour limiter l’endettement des Etats&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le parti socialiste offre désormais une visibilité dans le débat politique sur les présidentielles. Il prend de l’avance sur l’UMP, et sur son candidat potentiel, Nicolas Sarkozy, qui n’a encore rien précisé quant à son futur programme pour les cinq ans à venir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a là comme une interprétation de la Cinquième République. Et on préfère celle de Jean-Pierre Raffarin à celle de Martine Aubry. On attend du président la vision. Et en ce sens, on attend que ce soit l’initiateur de la future politique menée, et non un parti qui fixe la norme, et un président qui avalise. D’une certaine façon, le parti socialiste impose une véritable évolution à la Cinquième République. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Car c’est au président, et non au parti, qu’il revient de réagir, de comprendre, de discerner, d’analyser, au quotidien, au gré des aléas de la politique au jour le jour. Il n’a pas le parti derrière lui, en permanence, pour lui dicter ce qu’il faut penser, et comment il faut agir. La Cinquième République n’est pas une conception collective du pouvoir. Elle a au contraire une vision personnelle du pouvoir. Le président doit être un visionnaire, pas le porte-parole d’un parti. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il est probable que le candidat Strauss Kahn l’entende ainsi. S’il se porte candidat, il imposera sans doute de reprendre les reines du pouvoir, et s’offrira garant de la vision de la société, et le réel patron de l’Elysée. Et le parti s’inclinera. Sauf s’il pressent que le parti lui tiendra tête, et il préférera peut-être rester bien tranquille dans sa fonction de directeur du FMI. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4541379513108507963?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4541379513108507963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4541379513108507963&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4541379513108507963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4541379513108507963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/collectif.html' title='Collectif'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4473013427551311624</id><published>2011-04-04T08:42:00.000+02:00</published><updated>2011-04-04T08:42:01.575+02:00</updated><title type='text'>Désillusion</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy, en 2007, avait choisi, comme slogan de campagne&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ensemble, tout devient possible&amp;nbsp;». Il y avait comme un vent de renouveau, la certitude que la France allait enfin bouger, sortir de l’inertie, d’un certain immobilisme des années Chirac. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy a été élu, et il a gouverné. Il a été très présent sur le terrain, en déplacement en province, toutes les semaines, présent dans les faits divers bouleversant la société. Il a discuté avec les français, à la télévision. Il a procédé à de multiples remaniements des équipes gouvernementales, à chaque fois pour redonner un nouveau souffle. Et surtout, il n’a eu de cesse d’asséner qu’il engageait, puis qu’il poursuivait, vaille que vaille, les réformes. La majorité a abondé dans ce sens, et les ministres. Le gouvernement menait des réformes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais après quatre ans de présidence, le quotidien des Français n’a pas vraiment changé. La nouvelle société tant attendue n’est pas au rendez-vous. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy s’était engagé à remettre la France au travail. Il fustigeait les chômeurs, les rmistes, ceux qui vivent des allocations, les assistés, et louait la France qui se lève tôt. Mais le chômage reste à un taux particulièrement élevé. L’offre d’emploi n’est pas au rendez-vous. Le nombre de sans-travail reste particulièrement élevé. Le chômage des jeunes et des séniors demeure particulièrement préoccupant. Les travailleurs pauvres, ceux qui travaillent mais qui ne peuvent subvenir à leurs besoins, sont de plus en plus nombreux. Nicolas Sarkozy prônait de travailler plus pour gagner plus. Il a défiscalisé les heures supplémentaires. Mais l’heure n’est pas à la reprise d’activité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy s’était engagé à devenir le président du pouvoir d’achat. On nous assène que l’inflation est contenue. Mais la réalité est toute autre. Les prix des carburants atteignent des sommets, et s’y maintiennent. De ce fait, les déplacements coûtent de plus en plus cher, surtout pour les habitants des zones rurales. Le prix de l’énergie ne cesse d’augmenter, électricité, gaz, fioul. Se chauffer deviendrait presque un luxe. Le prix des denrées alimentaires ne cesse de monter, au fait de mauvaises récoltes, au niveau mondial, pour le blé, ou de troubles politiques, pour le chocolat, ou d’augmentation de la demande, pour le café. De plus en plus de français font appel aux associations caritatives, pour leur alimentation, pour régler des factures. Et le SMIC ne bouge pas, les salaires n’augmentent pas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy s’était engagé à réduire les dépenses publiques, et diminuer la dette. Mais la crise est passée par là. Il a fallu prêter aux banques, à l’industrie. La dette a explosé, le déficit de l’Etat. La France a largement dépassé les critères européens, en matière de déficit. Il lui faudra des années pour redresser la barre. Nicolas Sarkozy voulait réduire les dépenses publiques en réduisant le nombre de fonctionnaires. Le coût de la masse salariale des fonctionnaires n’a pratiquement pas diminué, au fait des primes et intéressements. Pire encore, les effectifs font cruellement défaut dans la police, la justice et la santé. Le service public se dégrade. L’enseignement est en crise. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La mondialisation continue de faire des ravages. Les entreprises n’ont cessé de délocaliser. Les licenciements se poursuivent. La désindustrialisation s’accélère. Les emplois se perdent. Le Front national prône le protectionnisme, la fermeture des frontières. Face à une Europe omniprésente, face à des directives qui arrivent d’on ne sait où, sans débat, sans véritable contrôle de l’opinion publique, le Front National propose le retour à l’indépendance &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;nationale, et la sortie de l’Europe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce même Front National fait une percée spectaculaire. Il surfe sur l’inquiétude de l’identité nationale. Beaucoup de français ont le sentiment d’être dépossédés de leur identité, notamment par un recours massif à l’immigration. Mais pour d’autres, l’immigration est une nécessité, au fait du vieillissement de la population. Les cultures étrangères sont honorées, au risque d’en venir parfois à oublier la nôtre, notre histoire nationale, nos grands hommes, nos héros. On n’ose plus parler de spécificité française, de liberté, d’égalité, de fraternité. La laïcité semble parfois en recul, face aux revendications identitaires de certaines religions, qui affichent leur visibilité, clament haut et fort leur différence, et leur particularisme. Mais d’autres nous disent qu’il n’en est rien, qu’il n’y a pas de problèmes. Mais un certain vivre ensemble semble bel et bien compromis. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On pourrait développer encore ce qui apparaît comme un tableau particulièrement sombre, insister aussi sur le sentiment d’insécurité, sur la crise du logement, sur les disparités encore plus grandes entre très riches et très pauvres, sur le politiquement correct, un sentiment de perte des libertés, les nouvelles polices de la pensée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nicolas Sarkozy a déçu. Il n’a pas eu de chance, c’est un fait&amp;nbsp;: il a du faire face à une crise économique sans précédent. Ses objectifs en matière d’emploi, de croissance, de dette, de pouvoir d’achat, ont été fortement remis en cause. On ne sait s’il aura l’énergie et la force, et la crédibilité, pour convaincre qu’il est encore capable de mener la France dans un renouveau auquel plus personne ne croit. Peu de Français espère encore que tout soit possible. La politique est entourée de doute et de suspicion. On ne croit plus qu’elle puisse encore changer le quotidien. Les propositions du Front National apparaissent comme un leurre, tout comme celles des extrêmes de la Gauche. Le Parti Socialiste peine à convaincre. Il ne reste qu’à se résigner, à accepter son sort, et à se taire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4473013427551311624?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4473013427551311624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4473013427551311624&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4473013427551311624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4473013427551311624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/desillusion.html' title='Désillusion'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4730656169074537409</id><published>2011-04-02T07:36:00.002+02:00</published><updated>2011-04-02T07:36:41.485+02:00</updated><title type='text'>Prudence en Libye</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il plane comme une certaine méfiance, en Libye. Il n’est pas exclu, selon les services de renseignements occidentaux, qu’Al-Qaïda puisse infiltrer la rébellion. L’information n’est pas certaine, mais elle va demander des vérifications. La CIA aurait dépêché sur place des groupes d’agents, pour en savoir plus. Le renseignement britannique et français aurait fait de même. L’enjeu est de taille. La coalition, en effet, se pose la question de fournir des armes à la rébellion, pour l’aider concrètement à venir à bout de l’armée du colonel Kadhafi. Mais il y a un risque, que cet armement soit détourné vers le Sahel, pour équiper l’AQMI. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La prudence s’impose. La France n’a pas l’intention, dans l’immédiat, de fournir des armes à la rébellion. Et puis il faudrait aussi des formateurs, pour enseigner le maniement de ce matériel. Ce qui supposerait d’introduire des militaires au sol, sur le territoire libyen. Et une telle perspective est contraire à la résolution de l’ONU, qui stipule de s’en tenir à un contrôle de l’espace aérien, et à la protection des civils. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Des rumeurs de plus en plus incessantes font état de possibles tractations entre le gouvernement libyen et le Royaume-Uni, pour négocier une reddition honorable du colonel Kadhafi. Les défections dans ses rangs se feraient de plus en plus nombreuses. Dernier en date, Moussa Koussa, son ministre des Affaires Etrangères, et par ailleurs ancien chef des services de renseignements. La coalition serait également disposée à un cessez-le-feu, demanderait le départ du colonel Kadhafi, et s’engagerait vers un gouvernement d’union nationale, en attendant des élections libres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il convient maintenant de laisser faire les choses, et pour la coalition, de s’en tenir au strict cadre de la résolution de l’ONU. Même si la situation doit encore durer quelques semaines. La plus grande prudence s’impose sur la possible présence d’islamistes au sein des insurgés. La plus grande circonspection s’impose également sur la vraie nature de la rébellion. Les emballements de Bernard Henri Levy sont une chose, pour la défense de la démocratie, et pour l’éveil de la conscience occidentale, mais la réalité pourrait s’avérer beaucoup plus complexe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Plus que jamais, c’est au peuple libyen de prendre son destin en main. L’unité de la Libye n’est pas un dogme. Le pays peut aussi décider d’une scission entre l’Est et l’Ouest. Et on ne sait qui sont réellement les chefs de la rébellion, ce à quoi ils aspirent, pour leur pays, s’ils veulent une démocratie, une nation musulmane inspirée par la charia, ou pire encore, s’il y a risque d’une dérive islamiste. Il ne semble pas se profiler une véritable recomposition du champ politique, hors du cadre de cette rébellion. On ne voit pas se manifester courants politiques d’opposition. A l’exception de l’héritier du trône, en exil à Londres, garde l’espoir d’être rappelé par sa population, pour restaurer l’ancien régime monarchique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’occident a déjà beaucoup fait pour la Libye. Son honneur est sauf, par son intervention militaire, qui a sans doute empêché le colonel Kadhafi de se lancer dans de sanglantes représailles contre son peuple, ce bain de sang qu’il avait promis. Mais l’intervention de la coalition à ses limites. C’est au peuple libyen qu’il revient de se déterminer, et maintenant à la diplomatie d’entrer en action. Quitte à ce que le conflit dure encore quelques semaines, voire quelques mois. En espérant que le maître de Tripoli ne soit pas complètement fou, et totalement suicidaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4730656169074537409?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4730656169074537409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4730656169074537409&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4730656169074537409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4730656169074537409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/prudence-en-libye.html' title='Prudence en Libye'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6382985177529853178</id><published>2011-04-01T08:08:00.000+02:00</published><updated>2011-04-01T08:08:06.945+02:00</updated><title type='text'>Les écologistes, ou l'autre société</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On parle volontiers de menace frontiste. On accuse le parti de Marine le Pen de fasciste. On se demande en effet ce qu’il en irait, si cette formation politique arrivait au pouvoir, des valeurs de la République, des libertés individuelles, de l’économie nationale, de la place de la France dans le monde. On est moins prolixe quand il s’agit des partis d’extrême-gauche. Qu’en irait-il de l’économie, des libertés, de cette même place de la France, si ces partis, familiers d’un marxisme pur et dur, arrivaient au pouvoir&amp;nbsp;? Pour la doctrine d’Olivier Besancenot, l’opinion est volontiers plus indulgente que pour le front national. Alors que le marxisme tient un passif sidérant, en matière d’atrocités, en ex-URSS, en Chine, au Viêt-Nam, des dizaines de millions de morts, au goulag, dans des massacres, dans des famines, en matière économique, en matière de libertés. Mais tout cela est arrivé bien loin de nos frontières, et on tend largement à l’ignorer. Mais en matière d’horreur, et comme projet de société, l’extrême gauche ne vaut pas mieux que l’extrême droite. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il est un courant politique dont on parle peu, en ces mêmes termes de projet de société&amp;nbsp;: ce sont les écologistes. Au fait du drame de Fukushima, ils revendiquent la tenue d’un grand débat sur l’énergie nucléaire. Bien plus, ils souhaitent l’arrêt pur et simple de son exploitation. Leur revendication mérite une certaine attention, car il n’est pas établi qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire en France. Les centrales ne sont pas à l’abri d’un tremblement de terre, d’un raz-de-marée, mais surtout d’un avion lancé par un groupe terroriste, ou d’une coupure générale d’électricité, entraînant un problème de refroidissement, ou d’une série d’erreurs humaines. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais le problème de la position écologique, c’est qu’ils ne proposent aucune énergie de masse en substitution au nucléaire. Ils parlent des énergies renouvelables, l’éolien, mais il coûte fort cher, et ne fonctionne que lorsqu’il y a du vent. Ils parlent du solaire, mais il demande de vastes installations, et il n’est pas très opérationnel dans un pays comme le nôtre, à l’ensoleillement limité. Ces deux sources d’énergie ne peuvent qu’être limitées. Les écologistes refusent le charbon, à cause de la population, les gaz de schiste, pour préserver l’environnement, et à cause de ses dangers potentiels. Ils n’ont pas d’offre d’énergie pour remplacer le nucléaire, et donc l’énergie électrique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les écologistes prônent de fortes réductions de la consommation. Il faudrait isoler les maisons, les bâtiments publics. Mais les particuliers, au pouvoir d’achat de plus en plus en plus restreint, ont-ils les moyens financiers pour de tels travaux&amp;nbsp;? Et l’Etat, les collectivités territoriales, ont-ils des ressources pour isoler les bâtiments publics&amp;nbsp;? Rien n’est moins sûr. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce que veulent les écologistes, finalement, et qu’ils ne disent pas, c’est une toute autre société. Avec les écologistes au pouvoir, nous renoncerions à la consommation énergétique de masse. Nous renoncerions au tout pétrole, à cause de la pollution, à l’utilisation des voitures, au transport aérien, aux matières plastiques, au chauffage. Nous renoncerions au tout électrique, et donc au transport ferroviaire, à l’éclairage public, ce qui entraînerait sans doute une montée des agressions dans les zones urbaines, et des accidents sur les routes, pour ce qu’il resterait de transports individuels. Nous renoncerions à une grande part de l’électricité dans les habitations, faute de production, à nos formes d’éclairage, au chauffage, aux appareils électroménagers, à la télévision et à l’ordinateur, faute d’énergie suffisante. L’industrie manquerait d’énergie, et s’effondrerait. De même pour les entreprises, qui subiraient de plein fouet le manque d’énergie électrique, et le renoncement au tout-pétrole. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est une autre société, aux antipodes de la société de consommation, de la société de confort, de la croissance économique, que nous préparent les écologistes, en renonçant à la production énergétique de masse, et en particulier au nucléaire. C’est un autre projet de société, tout aussi contestable que celui du front national, ou celui de l’extrême-gauche, bien que très différent, que nous préparent les écologistes. Mais ils ne le disent pas. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Sans compter l’interrogation que suscite le profil de certains de leurs leaders politiques. Rien n’est fait, rien n’est décidé, dans l’immédiat, mais il se pourrait que Nicolas Hulot annonce sa candidature aux présidentielles. Les idées en matière écologique sont une chose, mais la compétence en matière économique, en matière financière, la connaissance de l’administration, des réseaux associatifs, de la législation, des institutions, des rouages des ministères, une vision de la politique étrangère, de la connaissance des pays étrangers, une vision de la défense, bref, une vision de la France et du monde en son ensemble, c’est autre chose. Non seulement les écologistes nous préparent une toute autre société, mais ils nous préparent des candidats qui n’ont pas fait toutes leurs preuves en termes de multi-compétence pour la fonction présidentielle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Etrange courant que celui des écologistes, qui veut pour nous une autre société, et qui nous fait peur, finalement. Mais ça ne se dit pas. On ne craint que l’extrême-droite. On ne dit rien sur l’extrême-gauche. Malgré tout, il faut croire ici au bon sens des électeurs. Un candidat tel Nicolas Hulot aurait peut-être fort à faire dans un débat présidentiel, au fait de la technicité et de la complexité de la fonction, qu’il affronte des citoyens, ou des journalistes très au fait de leurs dossiers. Et ces mêmes interlocuteurs ne manqueraient pas de lui demander ce qu’il nous préparerait, comme type de société. En attendant le verdict, et peut-être la sanction des urnes. A moins que Nicolas Hulot ne se prépare activement à la fonction, et dans tous les domaines. A moins qu’un nombre majoritaire de français ne veuille finalement changer de société, et de mode de vie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-6382985177529853178?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/6382985177529853178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=6382985177529853178&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6382985177529853178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6382985177529853178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/04/les-ecologistes-ou-lautre-societe.html' title='Les écologistes, ou l&apos;autre société'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8266031478172158008</id><published>2011-03-31T10:01:00.000+02:00</published><updated>2011-03-31T10:01:03.284+02:00</updated><title type='text'>Beaucoup de bruit pour rien</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Après la Tunisie, ce fut le tour de l’Egypte. La population s’est révoltée, et Hosni Moubarak a été contraint de quitter le pouvoir. De grands espoirs sont apparus. On a parlé du printemps arabe, de l’ouverture à la démocratie, de la fin des régimes autoritaires. On a beaucoup spéculé sur le fait que le peuple Egyptien déciderait désormais de son destin. On a déduit que l’Egypte allait devoir s’inventer un modèle inédit de laïcité, parce que sa population revendiquait la liberté et l’autodétermination.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La constitution a fait l’objet d’un référendum, le 19 mars. Mais là, rien de nouveau. On vient d’apprendre que l’armée a décrété que la charia demeurait la principale source d’inspiration de la législation égyptienne. Et que l’islam demeurait religion d’Etat. Une seule nuance&amp;nbsp;: les partis politiques ne pourront être constitués sur une base religieuse. Exit donc toute velléité des Frères Musulmans à vouloir créer un parti politique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Certes, il a été dit aussi que l’Egypte était un état démocratique, fondé sur le principe de la citoyenneté. Mais là, rien de nouveau non plus&amp;nbsp;: il l’était avant, d’une certaine manière, puisque les citoyens égyptiens se rendaient bel et bien aux urnes, à échéances régulières. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il n’y aura donc pas de création d’un Etat laïc, en Egypte, contrairement à ce que beaucoup de commentateurs ont cru et espéré, surtout en occident. Le pays reste, d’une certaine façon, une nation islamique. La minorité copte, qui représente 10 à 15% de la population, gardera son statut de marginalité. Ses membres seront sans doute toujours exclus des hauts postes de responsabilité. Et ils devront se plier aux préceptes de l’Islam, même si ce n’est pas leur religion et leur croyance. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Rien n’a donc vraiment changé en Egypte. Sinon qu’il y aura des élections libres. Mais on peut se demander, à ce rythme, qui l’emportera. Sans doute l’armée, sous couvert d’un candidat habillé en civil. L’armée contrôle des pans entiers de l’économie, et ne sera sans doute pas décidée à perdre ses intérêts et son influence. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Avec la charia comme principale source d’inspiration de la législation, il est certain que l’Egypte a d’ors et déjà renoncé à la démocratie. C’est une loi révélée qui dictera les orientations de la société, la manière de vivre au quotidien. On est aux antipodes de la démocratie, où les citoyens vivent comme ils l’entendent, pensent comme ils le veulent, élisent des représentant qui défendent et promeuvent leurs intérêts, sous réserve qu’ils correspondent au bien commun, et n’empiètent pas sur la liberté d’autrui. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’occident s’est beaucoup passionné pour le printemps arabe. Mais la réalité des urnes est toute autre. Il n’y a pas de grands changements politiques, de changements de société. L’Egypte restera la même. On attend maintenant de voir ce qui se passera en Tunisie. Tandis que la crise libyenne pourrait fort bien se solder par une partition du pays. Et le gouvernement syrien va sans doute faire face au mouvement de contestation. On doute désormais de la capacité et même de la volonté des pays arabes à changer de modèle de société. Et plus que jamais, nous prendrons nos distances, plus que jamais, avec l’euphorie suscitée par ces révolutions. Beaucoup de bruit pour rien, au bout du compte. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8266031478172158008?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8266031478172158008/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8266031478172158008&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8266031478172158008'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8266031478172158008'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/beaucoup-de-bruit-pour-rien.html' title='Beaucoup de bruit pour rien'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-7175842159844777620</id><published>2011-03-30T10:27:00.002+02:00</published><updated>2011-03-30T10:27:50.068+02:00</updated><title type='text'>La droite</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;De vives tensions sont apparues entre les ténors de l’UMP. D’abord à propos du débat sur la laïcité. Jean-François Copé s’en est pris à François Fillon, au Grand Journal de Canal Plus, lundi soir, lui reprochant de ne pas jouer collectif. François Baroin a pris ses distances avec le principe de ce débat. A cela s’ajoute la menace Jean-Louis Borloo, qui n’exclut pas de quitter les rangs du parti présidentiel, pour fonder un mouvement indépendant, qui rassemblerait les courants centristes rattachés actuellement à l’UMP. Et Jean-Louis Borloo pourrait viser les présidentielles. Sa candidature affaiblirait encore Nicolas Sarkozy, pour l’instant mis à mal dans les sondages. Divisée, l’UMP risquerait de ne pas réussir à se hisser au second tour, face à Marine le Pen, face aux socialistes. Même si rien n’est joué encore. Mais dans la situation d’un duel gauche droite, Nicolas Sarkozy pourrait fort bien avoir besoin du report des voix du front national, pour l’emporter. Se pose alors la question d’une alliance – sujet tabou – avec l’extrême droite, et la promesse de postes ministériels, un gouvernement d’alliance UMP front national. Rien ne va plus pour la droite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais ces questions ne sont que stratégie électorale. Car ce n’est pas ce qui pourrait apparaître comme le fond du problème. La question qui se pose, bien au contraire, c’est le projet de la droite, sa vision de la société, ce qu’elle veut proposer aux Français. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et dans cette perspective, la droite souffre d’un très fort déficit. Nicolas Sarkozy prônait la rupture avec les années Chirac, marquées par un certain immobilisme, l’idée qu’il fallait gérer la France, mais que le pays était irréformable. Nicolas Sarkozy a mené des réformes. Mais elles ne se sont pas traduites en forte visibilité. Elles n’ont pas vraiment changé la vie des Français, qui se heurtent toujours à des problèmes de pouvoir d’achat, de cohésion nationale, de craintes économiques, craintes pour l’emploi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Quand on évoque la figure de Nicolas Sarkozy, c’est moins l’idée de réforme qui prime, qu’une image, plutôt caricaturale. Une certaine opinion publique retient de lui, avant toute chose, avant l’idée d’un président réformateur, des faits en apparence anodins. Il y a d’abord la fameuse soirée de l’élection présidentielle, son dîner au restaurant parisien le Fouquet’s, avec les grands patrons français, puis ses vacances sur le bateau privé du richissime Vincent Bolloré. C’est ce qu’on a appelé l’esprit «&amp;nbsp;bling-bling&amp;nbsp;». Nicolas Sarkozy incarne volontiers le luxe et l’argent, et la connivence avec les grandes fortunes. Aux antipodes des années Mitterrand, président lettré, familier de la littérature française, ou de Jacques Chirac, grand connaisseur de la culture japonaise. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La droite souffre d’un déficit d’image. Nicolas Sarkozy en est pour une part largement responsable. Mais l’UMP a besoin de se redonner bien plus qu’une image. Il lui faut une nouvelle vision de la société, compréhensible par tous les Français. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et les défis ne manquent pas. La droite va avoir à se situer, et donner des orientations claires, face à la question cruciale de la mondialisation, la place de la France dans le grand espace mondial dérégulé, et comment l’accompagner dans ce vaste paysage aux accents impitoyables. Il faudra expliquer comment maintenir l’emploi, empêcher les délocalisations. Elle aura à se situer sur le rôle de l’Etat, si l’Etat doit être omniprésent, dans la vie des individus, auprès des entreprises, si l’Etat est pourvoyeur d’emploi public, fonctionnaires, contrats aidés, au risque d’accroître les déficits. Le gouvernement a réduit le nombre de fonctionnaires, mais n’a pas vraiment clarifié cette question du rôle de l’Etat. Elle devra préciser si elle veut promouvoir une société de liberté et d’initiative, liberté économique, liberté de pensée, contre les lobbies et certains réseaux qui agissent en véritables polices de la pensée, ou au contraire une société extrêmement encadrée, en termes économiques, et sur le plan des libertés. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais de vision, Nicolas Sarkozy ne semble plus en avoir. Il se déplace peut-être trop sur le terrain de l’extrême-droite. On ne sait si les Français sont autant préoccupés de l’immigration qu’on veut bien le dire, et du nombre et de la place des étrangers. On ne sait si les Français s’inquiètent tant des problèmes d’insécurité. Ils sont peut-être beaucoup plus soucieux de l’emploi, de leur pouvoir d’achat, de leurs salaires, de l’augmentation des prix. Et la droite semble avoir déserté ces débats. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La vision politique, le choix des véritables ancrages, la perception des soucis des Français, semble faire cruellement défaut à la droite. Le verdict des urnes pourrait être fatal. Au point que l’UMP risquerait d’exploser, avec les présidentielles, et devenir un parti très secondaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-7175842159844777620?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/7175842159844777620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=7175842159844777620&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7175842159844777620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7175842159844777620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/la-droite.html' title='La droite'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-669346545728160258</id><published>2011-03-29T10:16:00.002+02:00</published><updated>2011-03-29T10:16:12.906+02:00</updated><title type='text'>Nécessaire débat sur la laïcité</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Jean-François Copé y tient. Le président de la république également. Le débat sur la laïcité aura bien lieu. Malgré une forte opposition, y compris au sein de la majorité. Au début du 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, la question de la laïcité s’est posée de façon rude, face à une Eglise catholique puissante et influente. La querelle a débouché sur une loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et conféré la grande tradition et le principe constitutionnel de la laïcité à la française. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais la donne a changé, depuis quelques décennies. Une autre religion, au fait de mouvements migratoires, s’est établie dans le paysage français. L’Islam est devenu deuxième religion de France. Les musulmans seraient présents au nombre d’environ 2, 1 millions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ils ont leur traditions religieuses, et les revendiquent, et les expriment&amp;nbsp;avec force de visibilité. Nombre de femmes musulmanes sortent voilées dans la rue. Les rayons boucherie, dans les supermarchés, offrent à la vente de la viande hallal, c’est-à-dire une viande dont les animaux ont été tués selon les préceptes de l’Islam. Certaines cantines ne proposent plus de la viande de porc, interdite par cette religion. Des piscines offrent des créneaux uniquement dédiés aux femmes. Des musulmans prient dans la rue, faute de place dans leurs mosquées. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les exemples se multiplient. Les situations sont parfois complexes et problématiques. Des chefs d’entreprises, des responsables de DRH, ne savent plus que faire, face à certaines revendications de leurs salariés musulmans, qui demandent un coin pour la prière, et qui devient parfois mosquée, des restrictions alimentaires, ou des femmes qui portent un voile, sur leur lieu de travail, éventuellement face aux clients. La République a voté des lois, pour marquer certaines limites. Ainsi, le voile n’est pas autorisé dans les collèges et les lycées. Le voile intégral, qui dissimule entièrement le visage, n’est plus autorisé sur la voie publique. On accepte que des animaux soient tués dans des abattoirs, à vif, dans des souffrances, du fait de la tradition islamique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’émergence de l’Islam pose des questions, en termes de visibilité, en termes de revendications, dans l’espace public. C’est une nouvelle donne qui s’est instaurée, pour la tradition de la laïcité à la française. C’est pourquoi le président de l’UMP a voulu un grand débat public sur cette question, profondément modifiée, dans le paysage français. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a des risques, du fait des tensions face aux revendications de la religion musulmane. Ce débat pourrait se traduire comme une forte opposition, une critique virulente, de cette religion. Il y aurait alors stigmatisation d’une communauté. Et une telle perspective est bannie de la tradition française, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Les années Trente ont connu de graves dérives, en ce sens, pour la population de confession juive, et l’on sait où de telles pratiques ont mené. Alors pas question de stigmatiser l’Islam. D’autant que cette religion souffre déjà d’une image fortement dégradée, du fait de ses courants fondamentalistes, dont les médias nous rapportent des échos souvent choquants, en provenance de l’étranger, en Afghanistan, en Iran, au Soudan… Et il y a aussi le terrorisme islamique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais en fait, on peut se demander si un tel débat serait pertinent, mais pour une toute autre raison. Il y aurait en fait un problème d’outils intellectuels. Car pour aborder une question religieuse, il faut comprendre ce qu’est une approche théologique du monde, de la vie en société, de l’existence. Et cette perspective est fort peu présente dans le champ médiatique, et en particulier chez les intellectuels, et encore moins chez les politiques. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’Islam est une religion révélée. Elle croit en un prophète, Mahomet, qui a dicté un livre, le Coran, qui donne une loi, qui a ses interprètes autorisés, et qui demande à ses fidèles obéissance et soumission. C’est ainsi que fonctionne l’Islam, et c’est ainsi que raisonnent ses fidèles. Or, on peut se demander dans quelle mesure cette vision de l’existence est compatible avec une tradition démocratique de liberté, de libre examen, ou la loi est décrétée par des élus désignés par le peuple. Pas de révélation en démocratie à la française, avec un régime de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Pas d’interprètes religieux. Pas d’obéissance à une loi divine. Mais des lois dictées par des membres élus du peuple. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Voilà deux traditions, deux manières de faire aux antipodes l’une de l’autre. Et toute la question est de savoir et de comprendre comment la tradition religieuse de l’Islam, fondée sur une révélation et sur la soumission, peut se fondre à la tradition de liberté et d’autodétermination de la tradition démocratique. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et de réfléchir à la compatibilité entre les deux traditions, et la nécessaire prééminence de la pratique démocratique sur une religion qui se veut révélée. Et de s’interroger sur les limites que la démocratie est en droit de poser à la visibilité et aux revendications d’une religion. En ce se sens, le débat sur la laïcité, et sur la place de l’Islam en France, paraît plus que nécessaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et ce débat concerne tout autant la religion catholique, beaucoup plus discrète néanmoins, largement fondue dans la société française. Car le catholicisme est une religion révélée, en la personne de Jésus, a un texte révélé, la Bible, et des interprètes autorisés, le pape et les évêques, et des fidèles tenus d’obéir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et tout autant pour le judaïsme, lui aussi fort discret, et bien adapté à la laïcité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-669346545728160258?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/669346545728160258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=669346545728160258&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/669346545728160258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/669346545728160258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/necessaire-debat-sur-la-laicite.html' title='Nécessaire débat sur la laïcité'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-468498549425682634</id><published>2011-03-27T21:35:00.000+02:00</published><updated>2011-03-27T21:35:13.550+02:00</updated><title type='text'>La France gendarme du monde ?</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est sans grand enthousiasme que nous avons considéré l’intervention de la coalition, et plus particulièrement l’intervention de l’armée française, en Libye. Comme si finalement il fallait bien le faire, qu’on ne pouvait, sur un plan moral, prendre le risque de laisser une part de la population d’un pays voisin se faire massacrer, en représailles d’une tentative de révolution, par un dictateur fou. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais nous aurions préféré que ce soient les pays arabes qui se chargent de l’opération, les armées égyptiennes, marocaines, algériennes, et les pays du Golfe. Parce que la Lybie est un pays arabe, et qu’un conflit le concernant relève d’abord de la cause et de la solidarité de sa région et de sa culture. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les médias parlent du coût de l’opération, en termes financiers. Ils donnent le prix d’un missile, le prix d’une heure de vol d’un avion de chasse, le prix d’une heure d’intervention du Charles de Gaulle. Les sommes sont pharaoniques. La France est fortement endettée. L’heure est aux réductions de budgets. Celui de la Défense ne peut soudain s’envoler. L’intervention aurait déjà coûté quelques millions d’Euros. Les frappes françaises pourraient devenir très vite impopulaires, dans l’hexagone, si elles venaient à trop durer, à l’heure où l’on demande des sacrifices au Français, notamment en réduisant le nombre de fonctionnaires. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On se demanderait presque ce qui a poussé Nicolas Sarkozy à intervenir pour la Libye, et à faire pression sur l’Occident avec une telle virulence. Il se dit que le philosophe Bernard Henri-Lévy y est pour une grande part. Il a rencontré les chefs des insurgés, sur place, a appelé le président, a mis l’Elysée en contact avec l’insurrection. Nicolas Sarkozy aurait-il été influencé par le virulent philosophe&amp;nbsp;? Aurait-il agit avec la même détermination, sans une telle pression&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais que faisons-nous, finalement, en Libye&amp;nbsp;? Y sommes-nous présents pour ces raisons morales, pour empêcher le massacre d’une population par ce dictateur fou&amp;nbsp;? Mais est-ce vraiment notre devoir&amp;nbsp;? N’est-ce pas aux pays arabes d’intervenir eux-mêmes, comme nous l’avons souligné&amp;nbsp;? Ou ne fallait-il pas laisser le peuple libyen se démêler avec son destin, au risque d’un drame&amp;nbsp;? Car la France et l’Occident ne vont quand-même pas intervenir militairement sur tous les fronts armés de la planète&amp;nbsp;? Alors pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre, peut-être bientôt en Syrie, par exemple, ou encore à Bahreïn&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nous sommes peut-être plutôt en Libye pour empêcher une vague d’immigration massive, en essayant de restaurer au plus vite un gouvernement qui nous sera favorable, et qui retiendra ses candidats au départ, après accord avec Paris et l’Europe. Nous y sommes sans doute aussi parce que les sous-sols libyens regorgent de pétrole et de gaz. Et puis le Colonel Kadhafi est réputé pour apprécier les actions terroristes. Nous n’avons peut-être pas intérêt à le voir rester à son poste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et en cette période de réductions budgétaires, on peut se demander légitimement à quels domaines d’intervention l’armée française doit s’en tenir. Car nous n’avons pas les moyens, financiers, en matériel et en hommes, de devenir les gendarmes du monde. Il faut savoir si l’armée française a un rôle sur la scène internationale, ou si sa mission n’est pas seulement et uniquement de protéger l’intégrité du territoire français contre toute menace extérieure potentielle. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nous souhaitons que l’intervention en Libye soit une exception, et que l’armée se recentre sur ses missions&amp;nbsp;: protéger les frontières de la France, et son indépendance. A l’obligation peut-être aussi d’en diminuer les effectifs, le matériel, et le budget. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-468498549425682634?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/468498549425682634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=468498549425682634&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/468498549425682634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/468498549425682634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/la-france-gendarme-du-monde.html' title='La France gendarme du monde ?'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-3836627308691180051</id><published>2011-03-25T10:02:00.000+01:00</published><updated>2011-03-25T10:02:12.653+01:00</updated><title type='text'>Signes religieux</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Après un propos maladroit, parlant de croisade, pour qualifier l’intervention de la coalition contre la Libye, Claude Guéant surenchère, par cette déclaration, sur I Télévision et Radio Classique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les agents des services publics évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne le doivent pas non plus&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;La proposition a suscité aussitôt un tollé général, et pour cause&amp;nbsp;: il ne serait plus possible de manifester une appartenance religieuse dans le service public. Et ceci ne concernerait pas, bien entendu, que les musulmans, mais aussi les chrétiens et les juifs. Une femme voilée ne pourrait plus se rendre à la Poste dans cette tenue, mais un prêtre en clergyman ne pourrait plus non plus prendre le bus ou le métro. Une religieuse ou un moine ne pourrait plus se rendre dans un hôpital, à moins de revêtir des vêtements civils. Des juifs ne pourraient plus porter leurs vêtements traditionnels lorsqu’ils se rendraient à la mairie ou à la préfecture, pour une démarche administrative. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Les mesures et les législations pourraient alors s’étendre à l’infini. A vouloir une stricte laïcité, on interdirait ensuite l’usage des cloches, avant et après les offices, ou pour donner l’heure, par les églises des villes et des villages. On pourrait aussi interdire toute référence religieuse, signes, enseignements, dans les établissements scolaires privés, du fait qu’ils sont sous contrat, et qu’ils dépendent des subsides de l’Etat. On pourrait aussi revenir sur l’institution des aumôneries, dans les lycées publics, dans les prisons, dans les hôpitaux, dans l’armée. On pourrait interdire aussi à une patiente hospitalisée de prier son chapelet dans sa chambre, de déposer un crucifix, une icône, une statue, sur sa table de chevet… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Bien sûr, le ministre de l’Intérieur s’est repris, et a tenu à préciser son propos. Il aurait fait soi-disant allusion au fait que des femmes musulmanes exigent d’être prises en charges seulement par des médecins femme dans les hôpitaux, ce qui n’est pas possible, et n’est pas acceptable. Pourtant, sa phrase est on ne peut plus claire&amp;nbsp;: il s’agit bel et bien d’interdire les signes religieux, et pour toutes les religions, dans les services publics, administrations, transports publics, équipements collectifs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Il y a comme un malaise, autour de la laïcité, et de la manifestation du fait religieux dans notre pays, et plus généralement, du rapport que nous entretenons aux religions. Mais on se finit par se tromper, à vouloir légiférer à tout va. Il a fallu des lois, ces derniers temps, effectivement, pour marquer quelques limites, l’interdiction du voile dans les établissements scolaires, l’interdiction du voile intégral dans l’espace public. Mais il faut savoir s’arrêter, avant d’en venir à interdire toute manifestation d’ordre religieux, et de remettre en cause, en définitive, la liberté religieuse. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Ce n’est pas sur le terrain de la visibilité qu’il faut s’étendre. C’est sur le terrain des idées. Et prendre les religions pour ce qu’elles sont. On peut critiquer l’Islam autrement que par sa visibilité, sur les interdits alimentaires, sur les vêtements, sur les prières dans la rue. On peut le critiquer sur sa proposition, dire tout simplement qu’on ne croit pas en cette révélation, en cette prophétie, en sa loi, en son interprétation, en ses interprètes autorisés, en son devoir de soumission et d’obéissance. Et on peut l’interroger sur sa compatibilité avec la laïcité et sur la notion fondamentale de liberté, mais aussi de tolérance religieuse. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Et on peut faire de même pour le catholicisme. On peut dire qu’on ne croit pas en la divinité du Christ, en l’incarnation de Dieu, en l’enseignement de Jésus, et expliquer pourquoi, en prenant les textes un à un, et en les critiquant. On peut dire qu’on ne croit pas en l’Eglise, comme héritière du Christ. On peut dire qu’on ne croit pas en l’autorité de l’Eglise, en son enseignement, à sa hiérarchie. On peut dire qu’on ne croit pas en la transsubstantiation, que le pain et le vin deviendraient corps et sang du Christ, dans le rite de la messe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Et on pourrait dire de même pour le judaïsme, qu’on ne reconnaît pas la loi de Moïse, son autorité, ses interprétations, ses interprètes autorisés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;Ce n’est pas sur le terrain de la visibilité des religions qu’il faudra toujours se battre, même s’il faut parfois poser des limites. C’est sur le terrain des idées, sur la contestation des propositions religieuses, qu’il faut se battre. Finalement comme si les religions n’étaient pas des espaces sacrés, inviolables, mais des partis politiques à conception transcendantale, partis qui peuvent faire l’objet d’analyse et de critique, comme n’importe quel parti. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-3836627308691180051?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/3836627308691180051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=3836627308691180051&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3836627308691180051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/3836627308691180051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/signes-religieux.html' title='Signes religieux'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-7510762799252215248</id><published>2011-03-24T10:59:00.002+01:00</published><updated>2011-03-24T10:59:04.087+01:00</updated><title type='text'>Prix alimentaires</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il y a eu des incendies spectaculaires en Russie, des inondations on ne sait où, des sécheresses encore ailleurs. Les récoltes ont été mauvaises, un peu partout sur la planète. La production a baissé. La demande est de plus en plus forte, du fait de la croissance démographique. Le résultat est simple&amp;nbsp;: les prix des denrées alimentaires augmentent, et ils augmentent même très fort. Toutes les nations sont concernées. Pour les populations les plus pauvres, c’est une véritable catastrophe. Et aussi pour les pays développés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce sont ces derniers jours que l’augmentation des prix sur les denrées alimentaires est effective en France. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les variations de prix concernent les produits de base&amp;nbsp;: le chocolat, la farine, les pâtes et le pain, le beurre et le fromage, l’huile et le café. Et le poisson et la viande pourraient bientôt suivre. Seul le riz semble épargné. Et les hausses de prix ne sont pas moindres, de 2 à 20 %, notamment pour le café et la farine. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et ces hausses de prix sur l’alimentaire arrivent à un moment où les carburants atteignent des prix records, et pourraient encore monter, au fait des variations des prix du brut. La hausse du prix des carburants va avoir des effets dans d’autres secteurs, du fait de la hausse des matières plastiques et des transports. EDF s’y met, en annonçant son intention d’augmenter ses tarifs de 30% sur cinq années. Démenti du gouvernement, mais personne n’y croit. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais sans doute d’autres prix seront revus à la baisse, ordinateurs, téléviseurs, hi-fi, textile. Et de ce fait, tout mis l’un dans l’autre, les statistiques affirmeront haut et fort que les prix n’augmentent que de très peu. On nous soutiendra, sans le moindre scrupule, en fin d’année, que l’inflation est contenue, que les prix n’auront augmenté qu’environ de 2%, que les prévisions sont honorées. Et de ce fait, les salaires, le SMIC, les minimas sociaux, le taux du Livret A, n’augmenteront qu’à la mesure de l’inflation officielle. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais pour le consommateur, ce sera tout autre chose. La baisse de son pouvoir d’achat sera réelle et effective. Il dépensera de plus en plus pour se déplacer, pour se chauffer. Il dépensera de plus en plus pour s’alimenter. Il épargnera sans doute encore moins. Il renoncera à certains biens de consommation, à des loisirs, à de la culture. La consommation diminuera. Pour les plus modestes, les travailleurs pauvres, les salariés à temps partiels, les bénéficiaires des minimas sociaux, les chômeurs, la situation sera encore plus tendue. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il n’y a rien à y faire. C’est la loi du marché, de l’offre et de la demande. Les économistes, les gouvernements, auraient-ils quand-même des solutions&amp;nbsp;? Pourraient-ils éviter la spéculation sur les denrées agricoles, en donnant une meilleure prévision des récoltes, une meilleure estimation des stocks&amp;nbsp;? Mais que faire d’autre&amp;nbsp;? Sinon, au moins, de calculer l’inflation de façon plus proche de la réalité, qu’elle corresponde réellement aux dépenses des consommateurs. Et que les salaires suivent. Mais il ne faut surtout pas que les salaire augmentent, pour ne pas mettre les entreprises en difficulté. A moins de décrocher les salaires du taux de l’inflation, mais la mesure serait impopulaire. L’inflation est la grande crainte des économistes, et un tabou. Alors, mieux vaut faire comme si elle était dérisoire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;En attendant, les consommateurs perdent de leur pouvoir d’achat, se plaignent de l’Euro, constatent que les prix flambent, et de plus en plus, depuis l’instauration de la monnaie unique. Il y a comme un fossé entre les économistes et les consommateurs. Gare à la tentation des partis qui prônent le retour au Franc.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-7510762799252215248?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/7510762799252215248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=7510762799252215248&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7510762799252215248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7510762799252215248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/prix-alimentaires.html' title='Prix alimentaires'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8627512526327084049</id><published>2011-03-23T09:58:00.000+01:00</published><updated>2011-03-23T09:58:09.938+01:00</updated><title type='text'>Et la suite, en Lybie ?</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’ONU a donné son feu vert pour une intervention militaire internationale en Lybie. La résolution stipule de protéger les populations civiles menacées par les attaques de l’armée du Colonel Kadhafi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Dès samedi, les forces de coalition ont lancé des offensives massives contre les moyens aériens du maître de Tripoli. Il s’agissait aussi de détruire son matériel susceptible de menacer les avions occidentaux. La coalition a également attaqué ses cohortes de chars, les obligeant à renoncer à attaquer des villes aux mains de l’insurrection, et les empêcher de progresser vers l’Est. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Malgré les apparences, l’heure n’est pas au consensus, dans la coalition. Il apparaît que l’armée américaine occupe le devant de la scène, en centralisant le commandement. Mais rien ne garantit qu’elle poursuive dans cette direction. Il est possible que les Américains se retirent sans trop tarder. On ne sait alors à qui reviendrait la coordination des opérations, à la France, ou à l’Otan, jusque là largement en retrait. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et puis il y a le volet diplomatique, avec la voix contradictoire de l’Allemagne, qui n’a pas voulu s’engager dans le conflit. Il lui est reproché de ne pas avoir privilégié ses alliés, dont la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, et de s’être alignée sur la position de régimes moins recommandables, la Russie, et la Chine, en l’occurrence. Et puis il y a la réaction négative de la Ligue Arabe, qui n’approuve pas la tournure des frappes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La question se pose maintenant de ce qu’il faut désormais faire, après le temps des premières frappes. La résolution de l’ONU enjoint de protéger les populations civiles. Mais la chose est délicate, avec une force aérienne, si le colonel Kadhafi utilise des chars et des troupes au sol au milieu des centres-villes. Difficile en effet de mener des opérations, avec des avions de chasse, des frappes chirurgicales, sans risquer de tuer de nombreux civils. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il y a l’option aussi de frapper jusqu’à obtenir la capitulation de Kadhafi. En décimant son armée, y compris au sol, on peut envisager une reddition de celle-ci. Se retrouvant sans force de frappe, le maître de Tripoli n’aurait plus d’autre choix que d’abdiquer. On peut aussi imaginer des bombardements intensifs sur son quartier général, où il trouverait la mort. Mais cette option est fort aléatoire, et pourrait demander des mois et des mois d’offensive. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et puis la résolution de l’ONU ne stipule pas une ingérence internationale dans la vie politique interne de la Libye. Le feu vert est donné pour protéger les populations, rien de plus. Alors il n’y a rien d’autre à faire, que de surveiller l’espace aérien, et d’intercepter toute tentative de frappe aérienne, en supposant que l’armée libyenne dispose encore de matériel pour s’y risquer. Et il n’y a rien d’autre à faire que de surveiller les mouvements de troupes et de matériel au sol, et de frapper, dans la mesure du possible, en veillant à ne pas massacrer de civils innocents, s’il s’avère que des chars ou des soldats tenteraient de mener une offensive contre les populations. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il n’y a rien d’autre à faire. Ce ne sera pas une guerre, finalement, mais une simple opération de contrôle, et de dissuasion. C’est au libyens qu’il revient de poursuivre la révolution engagée. C’est à l’insurrection qu’il revient de poursuivre son mouvement. L’occident a juste à empêcher le colonel Kadhafi de martyriser sa propre population. Les militaires resteront donc en veille, et lanceront des opérations dès que nécessaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le statut quo pourrait durer longtemps. Mais ce n’est pas à l’Occident de s’ingérer dans les affaires libyennes. C’est à ce peuple de mener sa révolution. Ainsi il n’y aura pas de ressentiment contre un Occident «&amp;nbsp;croisé&amp;nbsp;» ou colonialiste. Ainsi les peuples arabes resteront maîtres de leurs révolutions. L’occident n’aura fait qu’empêcher un massacre. A charge, aux libyens, de prendre en main leur destin politique. A charge à eux de décider du sort de leur actuel leader politique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8627512526327084049?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8627512526327084049/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8627512526327084049&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8627512526327084049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8627512526327084049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/et-la-suite-en-lybie.html' title='Et la suite, en Lybie ?'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4166445239584662607</id><published>2011-03-22T09:23:00.002+01:00</published><updated>2011-03-22T09:23:37.307+01:00</updated><title type='text'>Solidarité</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;J’aime discuter avec les gens de mon quartier, situé en zone sensible. C’est là aussi que l’on prend une certaine température de la société française, au-delà des sondages et des analyses des médias. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’autre jour, je discutais avec un carreleur. Il me disait qu’il était partisan de la suppression du RSA, qui ne faisait qu’entretenir des «&amp;nbsp;fainéants&amp;nbsp;» qui ne le méritaient pas, et qui coûtait trop cher à la collectivité. Il me disait aussi qu’il en avait assez de payer des impôts et des charges pour des gens qui n’avaient pas le courage de se lever le matin. Je lui demandais alors ce qu’il adviendrait des quelques millions de bénéficiaires du RSA, et de leurs enfants. Il me répondait qu’ils n’avaient qu’à aller vivre chez leurs parents, chez leurs frères et sœurs, ou chez des amis. Je lui rétorquais qu’il n’y avait peut-être pas de place dans les maisons et les appartements, et qu’une telle disposition poserait peut-être quelques problèmes de cohabitation. Je lui expliquais alors ce qui se passerait&amp;nbsp;: que des millions de personnes, dont des enfants, n’auraient d’autre choix que de partir vivre dans la rue, de mendier, auprès des passants, auprès des associations caritatives. On verrait aussi s’installer d’immenses bidonvilles, des gens vivant dans la misère, sans nourriture, sans soins, sans eau, sans électricité. Mais le carreleur fort éclairé n’en avait que faire&amp;nbsp;: ce qu’il voulait d’abord, c’était ne plus payer de charges pour des fainéants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je discutais l’autre jour avec un ami. Il me citait sa bouchère, qui lui expliquait récemment qu’il valait mieux, aujourd’hui en France, vivre du RSA plutôt que de travailler. D’autant que les services sociaux et les associations complètent largement et grandement l’allocation de base. Je demandais alors à mon ami pourquoi sa bouchère continuait d’exploiter son commerce, et n’avait pas plutôt mis la clef sous la porte, et demandé le revenu de solidarité active. Je demandais aussi à mon ami, qui travaille dans une entreprise publique, à emploi protégé, avec un très bon salaire, s’il accepterait de vivre avec 466 euros par mois. Il me répondait que non, que ce revenu ne lui suffirait pas pour faire face à ses besoins. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce carreleur et cette bouchère ne sont pas la France à eux seuls, mais ils incarnent quand-même une certaine tendance dans les mentalités d’aujourd’hui&amp;nbsp;: l’assistance a mauvais presse. Je me souviens encore de ces images à la télévision, il y a presque dix ans de cela, quand un «&amp;nbsp;rmiste&amp;nbsp;» avait pu, par la solidarité, effectuer un vol Concorde au départ de Toulouse. On vantait alors l’égalité entre tous, et la solidarité envers les plus démunis. Inconcevable aujourd’hui, qu’on offre un vol de prestige à un rmiste. Aucun d’ailleurs n’a voyagé sur l’A380. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Bien souvent, les gens ne connaissent pas la réalité du marché de l’emploi, et pensent qu’il y a du travail pour qui le veut. Tout serait affaire de volonté&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quand on veut travailler, on trouve&amp;nbsp;», me disait un jour un coiffeur, qui ne m’a d’ailleurs jamais revu. Mais la réalité est qu’il y a beaucoup plus de demandeurs d’emploi que d’offres disponibles. La réalité est aussi que les offres d’emploi ne correspondent pas nécessairement aux qualifications des demandeurs. Et la réalité est qu’il y a énormément d’offres biaisées, des entreprises qui veulent faire croire à leur dynamisme, en faisant croire qu’elles embauchent, et beaucoup d’offres pour des emplois de quelques jours, voire de quelques heures, voire de moins d’une heure. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Le Rmiste est mal vu, le chômeur aussi. Car une chose paraît certaine&amp;nbsp;: la notion de solidarité est en net recul. Et la notion de fraternité tout autant&amp;nbsp;: on ne veut plus soutenir son prochain dans la détresse. Nous sommes dans le temps du chacun pour soi, et le chômeur d’aujourd’hui est tenu comme responsable de sa situation. Une certaine opinion publique ne fait pas le lien entre croissance économique et emploi, ne comprend pas ce qu’est une politique de l’emploi. Chacun est responsable de sa situation, et la société ne doit plus lui venir en aide, et on ne veut plus «&amp;nbsp;payer&amp;nbsp;» pour aider l’autre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Nous souhaitons finalement à ce carreleur que son employeur ne trouve plus de marchés, et qu’il licencie, et que ce carreleur se retrouve en fin de droits. Il appréciera de mendier et de s’installer dans un bidonville. Et nous suggérons à cette bouchère de vendre son commerce, de solliciter le RSA, de rencontrer régulièrement une assistante sociale, de justifier ses démarches à Pôle Emploi, d’accepter un contrat de vingt minutes, d’aller chercher ses repas aux Restos du Cœur. Mais pourquoi finalement elle ne le fait pas&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La solidarité est une valeur en recul, la fraternité également. Les mécanismes économiques sont ignorés. Chacun est responsable de son sort. Mais le carreleur appréciera la sécurité sociale s’il vient à tomber malade, et que d’autres assurés cotisent à sa place, pour payer ses soins. Et la bouchère appréciera que des gens cotisent pour sa retraite, quand elle arrêtera son activité. A moins que chacun se débrouille, et paye, s’il en a envie, des assurances privées. Mais ce serait le chaos, quand les gens qui n’auraient pas cotisé s’apercevraient de leurs besoins réels en termes de solidarité. Heureusement que l’Etat nous protège du populisme, et de l’individualisme. La France reste une nation sociale, dans ses institutions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4166445239584662607?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4166445239584662607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4166445239584662607&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4166445239584662607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4166445239584662607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/solidarite.html' title='Solidarité'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-8329109637852509708</id><published>2011-03-21T09:13:00.002+01:00</published><updated>2011-03-21T09:13:39.156+01:00</updated><title type='text'>Premier tour des cantonales</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il n’y a pas grand-chose à dire de ce premier tour des élections cantonales. Les médias nationaux ont d’ailleurs peu relayé l’évènement, largement occulté par l’actualité internationale, le Japon et la Lybie. Et peut-être aussi parce que cette élection n’intéresse pas beaucoup les français, au fait aussi de la prochaine réforme de 2014, quand il faudra élire un conseiller territorial. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il y a donc peu de choses à rapporter. On retient d’abord que l’abstention a été forte, estimée à 55 %. Ce&lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;chiffre signifie que plus de la moitié des électeurs ne s’est pas prononcée. Côté résultats, le PS arrive en tête, comme souvent, pour les élections locales. L’UMP arrive loin derrière, suivie de peu par le FN. Le parti de Marine le Pen a fait un très bon score, mais les résultats ne correspondent pas à sa position lors des derniers sondages pour les présidentielles&amp;nbsp;: le FN n’est qu’en troisième position, dans les urnes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On retient surtout, dans cette actualité électorale, la prise de position des grands partis face à la montée du front national. François Hollande appelle à un front républicain, mais pas Jean-François Copé. Le responsable de l’UMP n’appelle pas ses électeurs à voter pour le parti socialiste, pour contrer le front national, quand la situation se présente. Il ne veut pas non plus d’alliance avec le parti frontiste, et laisse ses électeurs libres de leur choix.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On sait donc à quoi s’en tenir aux prochaines présidentielles. Si le scénario du 21 avril 2002 se reproduit, le parti socialiste appellera sans doute à voter Nicolas Sarkozy, s’il se représente, et l’actuel président de la République l’emportera haut la main, comme Jacques Chirac, en son temps. A moins que les électeurs de gauche voient les choses autrement, n’en fassent qu’à leur tête, et ne suivent pas les consignes de vote de leurs responsables. Mais s’il se produit un scénario à l’envers, candidat PS contre front national, alors l’UMP n’appellera pas à un front républicain. Le candidat sera sans doute quand-même élu, mais avec une bien moindre ampleur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Une chose paraît sûre&amp;nbsp;: le secrétaire général de l’UMP n’aime pas le front national, mais il déteste tout autant, sinon plus, le parti socialiste. Au point de ne pas vouloir un front républicain. Les valeurs de la république ont finalement moins d’importance, à ses yeux, que la haine et la rancœur, et un certain mépris pour l’adversaire. Il faut quand-même savoir ce qu’on veut, en termes de projet de société, un gouvernement antirépublicain, qui pourrait mener la France dans des directions plus qu’incertaines, ou un parti républicain, fut-il dirigé par son adversaire, quand bien même on méprise la politique et la vision de la société. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il faut prendre ses responsabilités, comme l’a fait François Hollande, qui certainement n’a guère de sympathie pour l’UMP, mais dont il reconnaît l’enracinement républicain, comme l’avait fait en son temps Dominique Strauss Kahn, sur les plateaux de télévision, le soir du 21 avril, en appelant la Gauche à voter Jacques Chirac. Souhaitons que les électeurs de l’UMP aient un autre réflexe, que celui de leur responsable. Il faut savoir ce que l’on veut, en termes de société, dans ses grandes références, dans ses grandes valeurs, au-delà de ses clivages politiques, quand la situation l’impose. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-8329109637852509708?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/8329109637852509708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=8329109637852509708&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8329109637852509708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/8329109637852509708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/premier-tour-des-cantonales.html' title='Premier tour des cantonales'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-4651998400085354827</id><published>2011-03-19T10:22:00.002+01:00</published><updated>2011-03-19T10:22:15.597+01:00</updated><title type='text'>Je vis dans le multiculturalisme</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’association SOS Soutien Ô Sans papiers a annoncé qu’elle portait plainte contre le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, qui a déclaré «&amp;nbsp;que les Français avaient l'impression qu'à force de ne pas contrôler l'immigration, ils ne se sentent plus chez eux&amp;nbsp;». L’association estime qu’il s’installe là un racisme d’Etat, de la provocation à la haine, de la discrimination et de la violence. Le ministre a répondu qu’il maintenait ses propos. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je vis dans un quartier populaire, particulièrement pauvre, en province, dans un endroit reculé et oublié de la France, sur une presqu’île. Dans mon quartier se côtoient pourtant pas moins de 44 nationalités différentes. Ainsi, quand je me promène, quand je vais faire mes courses, quand je vais acheter mon journal, mon pain, je rencontre souvent mes voisins chinois. Je croise aussi des femmes voilées, parlant arabe, venant récupérer leurs enfants à l’école, des hommes d’origine maghrébine, habillés comme je les voyais dans leur pays, quand j’y ai résidé. Les enfants de ces femmes elles-mêmes maghrébines sortent de l’école de la République, mais parlent en langue arabe. Puis je croise des gens qui parlent encore une autre langue, peut-être des gens d’origine africaine. Leurs femmes portent des grandes robes aux couleurs éclatantes, des tissus sur les cheveux. Je croise aussi des gens qui parlent des langues des pays de l’Est, des Bulgares, ou des Roumains, peut-être, ou des Polonais. Je vois souvent ces gens incapables de répondre aux hôtesses de caisse, au supermarché, car ne connaissant visiblement pas le français. Je ne sais si tous ces gens sont des immigrés. Je ne sais s’ils ont acquis la nationalité française, ou s’ils ont une carte de résidence, ou s’ils sont en situation irrégulière. Je n’en sais rien, et je n’ai pas à le savoir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais je constate ceci&amp;nbsp;: mon quartier est une mosaïque de communautés. Chacun y parle sa langue. Chacun y revendique sa culture, ses vêtements particuliers, sa cuisine. Chacun y a sa religion. Certains peut-être se revendiquent de la Charia. Je me demande toujours ce que ces gens pensent de la devise de la République française&amp;nbsp;: liberté, égalité, fraternité. Je me demande quel rapport ces gens ont à l’histoire de France, depuis ses origines. Je me demande comment ils s’accommodent de la langue française, que parfois ils ne semblent pas connaître, comment ils se débrouillent, dans les administrations, pour leurs démarches. . Je me demande ce qu’ils peuvent bien penser de la valeur de la laïcité. Je pense qu’ils apprécient tout particulièrement la consommation de masse, les hypermarchés, le soutien financier de l’aide sociale, pour le logement, pour élever les enfants, pour un revenu minimum de base. Je me demande souvent quelle est la raison de leur présence dans ce quartier, et en France&amp;nbsp;: travail, mais lequel, dans une région comme la mienne, fortement touchée par le chômage, regroupement familial&amp;nbsp;? Peut-être sont-ils là depuis l’époque des grands chantiers des centrales nucléaires&amp;nbsp;? Je me demande de quoi ils vivent, de leur travail, de l’aide sociale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ces gens ne sortent pratiquement pas du quartier. On ne les voit jamais en ville. On ne les voit jamais en campagne, à la plage. Je vis dans un ghetto, finalement. Je vis dans le multiculturalisme. Je n’ai pourtant pas le sentiment de ne pas me sentir chez moi. Je me sens bien dans mon quartier. Je me sens en France. Loin de moi d’éprouver le moindre ressentiment, encore moins de la haine contre ces gens. Ce n’est pourtant pas le cas, et loin de là, de bon nombre de mes voisins d’origine française, qui ne s’en cachent pas, dans nos conversations de voisinage. Mais je me pose toujours la question, dès que je sors de chez moi&amp;nbsp;: qu’est-ce qui constitue notre vivre ensemble&amp;nbsp;? Et à cela, je n’ai pas de réponse. J’ai finalement admis que nous n’étions qu’une mosaïque de cultures, de langues et de religions, et que rien ne constituait notre vie ensemble. Jusqu’où cela ira-t-il&amp;nbsp;? Peut-être qu’un jour certains revendiqueront la Charia comme la loi légitime pour réguler leur propre existence, et celle de leur communauté&amp;nbsp;? Peut-être que d’autres, de religion chrétienne, revendiqueront le Droit canonique, et l’enseignement de l’Eglise, comme norme de leur vivre ensemble et de leur législation&amp;nbsp;? Peut-être qu’une loi autorisera ces gens à proposer des services soumis aux cotisations sociales de leur pays d’origine&amp;nbsp;? Et on ne leur demandera peut-être plus d’apprendre la langue française… Mais que sera alors la République française&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-4651998400085354827?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/4651998400085354827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=4651998400085354827&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4651998400085354827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/4651998400085354827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/je-vis-dans-le-multiculturalisme.html' title='Je vis dans le multiculturalisme'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-7250895009823140401</id><published>2011-03-18T10:03:00.000+01:00</published><updated>2011-03-18T10:03:27.253+01:00</updated><title type='text'>Sans enthousiasme</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;On commençait à parler de la fin du printemps arabe. Le colonel Kadhafi, en effet, contrairement à tout ce qu’on aurait pu croire, il y a quinze jours encore, regagnait progressivement les territoires perdus, et reprenait bientôt le contrôle de son pays. Il avançait de façon inexorable vers l’Est, et semblait sur le point de mettre un terme définitivement à l’insurrection. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et puis, coup de théâtre, la nuit dernière. Pour une part sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, l’ONU a donné son feu vert pour une intervention militaire d’une coalition internationale, en vue de protéger les populations civiles, et d’obtenir un cessez-le-feu. Il ne saurait donc être question en aucun cas d’envahir militairement la Lybie. Il ne pourrait y avoir d’occupation militaire. Et la résolution ne prévoit pas la reddition du maître de Tripoli, simplement un cessez-le-feu. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Tout devrait basculer dans les prochaines heures. L’OTAN va se réunir pour décider d’une frappe. La France devrait y participer. La Norvège également. Le Canada prévoit d’envoyer dix-huit avions de chasse. Le Royaume-Uni et les Etats-Unis devraient se joindre à l’action. Et surtout, le Qatar et les Emirats ont annoncé leur intention de participer à l’offensive. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’idéal aurait été que les Libyens réussissent leur révolution de par eux-mêmes, sans intervention extérieure, et surtout sans intervention de l’Occident. Mais le colonel Kadhafi et son armée ont été les plus forts. Les insurgés manquaient d’armes, d’entraînement, de coordination. L’Occident aurait pu leur fournir des munitions, mais il fallait aussi les entraîner à leur manipulation, et l’art de la guerre moderne ne s’apprend pas en une journée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;L’idéal aurait été encore une intervention militaire des seuls pays arabes. Il n’y aurait pas eu de ressentiment contre l’Occident. Et une telle option aurait été un signe de solidarité des pays arabes entre eux, pour le renouveau de leurs structures politiques, et pour les aspirations de leurs peuples. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Certains détracteurs n’auraient pas osé parler d’ingérence. Mais on n’en est plus à ce type de craintes. Les insurgés libyens attendent désormais une intervention occidentale. Et le monde arabe ne semble pas réagir négativement à la décision de l’ONU, au moins jusque là.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ce sera finalement une frappe étrangère, en partie occidentale. Mais ce n’est pas sans risques. L’action pourrait s’avérer longue et coûteuse en matériel, voire en vies humaines, de nos soldats. Il faut le dire&amp;nbsp;: la France entre en guerre. Mais elle n’a plus vraiment le choix. Tout comme la communauté internationale. Elle ne peut laisser se préparer un bain de sang de représailles du régime libyen contre les insurgés. C’est devenu un devoir moral. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il faudra aller jusqu’au bout&amp;nbsp;: la reddition du colonel Kadhafi. Il est hors de question qu’il se maintienne à la tête de son pays. Un cessez-le-feu ne suffira pas&amp;nbsp;: il faudra une abdication. Et son départ nous vaudra peut-être d’être épargnés par des attaques terroristes sur le territoire français, ou en Méditerranée, sur les bateaux ou sur les avions. Et son départ nous vaudra de renouer avec les intérêts pétroliers et gaziers. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Une intervention devenue nécessaire, mais sans grand enthousiasme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-7250895009823140401?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/7250895009823140401/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=7250895009823140401&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7250895009823140401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/7250895009823140401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/sans-enthousiasme.html' title='Sans enthousiasme'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-9126912149986164233</id><published>2011-03-17T08:18:00.002+01:00</published><updated>2011-03-17T08:18:30.343+01:00</updated><title type='text'>Choix énergétique</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;C’est le propre de l’actualité&amp;nbsp;: un sujet en chasse un autre. Il y a eu la révolte tunisienne, égyptienne, libyenne. Il y a eu les réfugiés de Lampedusa. Et puis il y a eu les sondages qui plaçaient Marine le Pen en bonne position pour les prochaines présidentielles. Il y a maintenant le drame japonais, une catastrophe nucléaire qui succède à une terrible catastrophe naturelle, un tremblement de terre et un tsunami. On en viendrait à oublier le sort de l’Egypte, qui risque de voir une montée en puissance des islamistes, faute d’une classe politique constituée. On oublierait le chaos tunisien, l’économie du pays qui ne redémarre pas, les migrants qui continuent de fuir sur leurs bateaux. On s’apercevrait à peine que le colonel Kadhafi est en voie de reprendre le contrôle de son pays, que l’insurrection est presque anéantie, que le maître de Tripoli promet un bain de sang, en représailles. On oublierait la révolte bientôt étouffée de l’île de Bahreïn. On oublierait que les réfugiés continuent d’accoster à Lampedusa. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les sujets d’actualité se succèdent, et se chassent les uns les autres. Ce qui domine les esprits, en ces jours, c’est bel et bien le drame que vit le Japon. L’actualité évolue d’heure en heure, et on est dasn le temps de la compassion. Mais il a des répercussions immédiates sur la politique française. Un sujet qui faisait jusque là consensus revient soudainement au-devant de la scène&amp;nbsp;: le choix du nucléaire. Le PS se refuse à toute polémique, de même l’UMP, dans l’immédiat. Mais les Verts avancent leurs pions, et rappellent haut et fort un des grands leitmotivs de leur doctrine: l’abandon du nucléaire. Surfant sur la vague de l’émotion, et des craintes soudaines de l’opinion publique, ils réclament ni plus ni moins un référendum sur la question. Il faudrait que dans un avenir proche, les français votent pour ou contre le choix du nucléaire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les autorités compétentes ne manquent pas de rappeler que les centrales sont prévues pour résister à des tremblements de terre d’une intensité relativement importante, surtout pour certains sites. Pour les centrales en bord de mer, il y a vraiment peu de risque d’un tsunami, ou d’un raz-de-marée. Mais on n’est pas à l’abri d’un avion gros porteur venant s’écraser sur une centrale, ou sur l’usine Areva de la Hague. On n’est pas à l’abri d’un grave problème de refroidissement, dans le cas d’une panne générale d’électricité, lors des pics de consommation d’hiver ou d’été, par exemple&amp;nbsp;; on ne sait si les équipements électriques de substitution prendraient effectivement le relais. Et on est encore moins à l’abri d’une erreur humaine, dans le pilotage d’une centrale, comme ce fut le cas à Tchernobyl. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La chancelière allemande a ordonné l’arrêt technique des centrales les plus anciennes, pour vérification. Les centrales françaises vont faire l’objet de vérifications pointues. Mais il n’est pas question pour l’instant de les arrêter, et encore moins de sortir du nucléaire. Le débat s’invitera sans doute dans la présidentielle. Il pourrait faire l’objet de graves oppositions entre le PS et l’alliance écologique. L’Allemagne va certainement décider de diminuer encore plus son programme nucléaire, sinon de l’abandonner, sous la pression de son opinion publique. Elle se tournera sans doute vers le charbon, au risque de ne plus respecter ses engagements en termes de réduction d’émissions de CO2. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;En France, on ne parle pas du charbon. L’énergie éolienne généralisée est irréaliste, de même le solaire. Et les écologistes ne proposent en fait aucune alternative. Il serait question de diminuer notre consommation. Il faudrait limiter l’éclairage public, au risque de voir les accidents de la circulation se multiplier, les agressions. Il faudrait isoler les maisons, les immeubles, les bâtiments publics, les hlm. Mais la facture serait considérable, et ni les particuliers, ni les collectivités, n’en ont les moyens. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il n’y a pas le choix. La France ne renoncera pas au nucléaire. Elle a besoin de beaucoup d’électricité, et d’une électricité bon marché, pour ne pas perturber son économie, et le budget des ménages. Elle ne renoncera pas à l’EPR, actuellement en construction. Elle continuera d’exploiter ses centrales. Car il ne faut pas rêver&amp;nbsp;: il n’y a pas d’alternative. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-9126912149986164233?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/9126912149986164233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=9126912149986164233&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/9126912149986164233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/9126912149986164233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/choix-energetique.html' title='Choix énergétique'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6693858309178113662</id><published>2011-03-16T08:58:00.000+01:00</published><updated>2011-03-16T08:58:01.628+01:00</updated><title type='text'>Une certaine "France profonde"</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les spécialistes des sondages l’ont affirmé&amp;nbsp;: l’enquête d’opinion, réalisée en début de semaine dernière, qui plaçait Marine Le Pen en tête pour la présidentielle, n’était pas fiable. Parce que les questions ont été posées sur internet. Parce qu’il y avait un cadeau pour ceux qui répondaient. Parce que ce n’était pas en face à face, au téléphone, ou à domicile. Et puis, un sondage, si éloigné encore de l’échéance, n’est pas significatif. Le passé l’a démontré, pour Lionel Jospin, pour Jean-Pierre Chevènement, pour Edouard Balladur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Je n’ai pas un réseau de connaissances particulièrement étendu. Mais je constate une chose. Il y a cinq ans seulement, je connaissais une seule personne qui votait Front national. Aujourd’hui, je connais quatre personnes qui m’ont garanti qu’elles voteraient pour ce parti, aux prochaines présidentielles. Et je «&amp;nbsp;soupçonne&amp;nbsp;» trois autres personnes de mes connaissances, des mêmes intentions. Mais elles gardent le secret.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les sondages se trompent peut-être, mais le quotidien indique une toute autre réalité, tout au moins le mien. A moins bien sûr que je ne connaisse que de mauvais français. Et bien sûr, j’aime bien discuter avec ces gens, pour essayer d’en savoir plus sur leur vision de la société. Elles sont toutes les mêmes, dans ce qu’ils rapportent. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Ils ont peur de l’islam. On aura beau leur dire qu’il existe un islam modéré, que la plupart des musulmans français se fondent dans la République, qu’ils sont démocrates, ils n’en croient rien. Ils se fient à ce qu’ils voient et entendent à la télévision. Ils constatent qu’un ministre d’une minorité chrétienne, au Pakistan, a été assassiné. Ils entendent parler de loi contre le blasphème, dans ce même pays, qu’une chrétienne risque la peine de mort, pour avoir soi-disant offensé le prophète. Ils constatent que l’exercice du culte chrétien est interdit en Arabie Saoudite, alors que certains suggèrent que l’Etat français subventionne les mosquées. Ils voient les attentats perpétués contre les Coptes, en Egypte, contre les chrétiens d’Irak, qui fuient massivement leur pays. Ils entendent parler de Ben Laden, de l’islamisme radical, en Afrique subsaharienne. Ils entendent parler du Jihad, de projets d’attentats. Il y a eu le 11 septembre. Ils entendent dire qu’on coupe la main des voleurs, que des femmes sont condamnées à recevoir des coups de fouet, parce qu’elles sont accusées d’adultère, ou simplement parce qu’elles portent un pantalon. Bref, bien des gens ne croient pas à un islam modéré. Et Marine Le Pen surfe sur le thème de la montée de l’Islam en France. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les télévisions ont à juste titre décidé de donner plus de place à l’antenne aux minorités, qui n’étaient pas assez représentées. C’est ainsi qu’on voit interviews plus de personnes d’origine africaine ou maghrébine. C’est une réalité, à Paris, dans des grandes villes. Mais ce n’est pas une réalité en province, dans les campagnes. Une personne me disait récemment qu’elle ne se reconnaissait plus dans les interviews du journal télévisé, qu’elle ne se sentait plus en France. Alors pourtant que ces gens interviewés sont des Français, dans la plupart des cas. Mais il y a un sentiment, et je l’ai entendu à deux reprises, qu’une trop large part est faite aux étrangers, qu’on ne se sent plus chez soi, aujourd’hui, et qu’il y a trop d’étrangers en France. Et Marine le Pen surfe sur le thème de l’immigration. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et puis il y a la mondialisation. Le chômage est endémique. Malgré les créations d’emplois, ces derniers mois, le nombre de chômeurs ne diminue pas. L’industrie est en recul. Nous importons une grande part de nos produits manufacturés. Les entreprises se délocalisent. Les ouvriers et employés perdent leur emploi, et ne retrouvent rien. Et pendant ce temps, Marine Le Pen surfe sur le thème de la mondialisation, propose le retour au protectionnisme, la fermeture des frontières. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il y a l’Europe qui impose ses directives, à tout va. On ne sait d’où elles viennent, qui les a promulguées. Les marins pêcheurs se voient imposer des quotas de pêche. Il y a eu la crainte du «&amp;nbsp;plombier polonais&amp;nbsp;», la directive Bolkestein, la proposition que les charges sociales, pour les services, seraient ponctionnées non pas selon la législation du pays d’activité, mais selon le pays d’origine du prestataire. Il y a le sentiment que l’Europe régule tout, sous la houlette de technocrates anonymes, qu’on ne connaît pas, et qui imposent leur volonté hors de tout contrôle démocratique, sans débat national. Et Marine Le Pen surfe sur la sortie de l’Europe, la souveraineté nationale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les spécialistes sont convaincus que la candidate frontiste ne pourra jamais se hisser au second tour. Elle pourrait toutefois franchir le cap du premier tour. Mais j’entends dire aussi, dans mes «&amp;nbsp;connaissances de gauche&amp;nbsp;», qu’ils ne referont pas le vote Chirac, comme en 2002, en cas de duel Sarkozy-Le Pen. Et l’UMP fait bien savoir qu’elle ne serait pas forcément prête à un front républicain, autrement dit un vote PS, en cas de duel PS/Front National. Et il y a tous ces gens, de plus en plus nombreux, qui se sentent ignorés par les élites des médias, ceux qu’ils appellent les bien-pensants des microcosmes parisiens. Ils ne se sentent pas écoutés. Ils se sentent même méprisés par les bien-pensants du politiquement correct. Mais ils sont de plus en plus nombreux. Et ils ne se posent pas la question de savoir si Marine le Pen a l’envergure et les connaissances nécessaires pour le poste de président de la République. Et ils ne se demandent pas si elle dispose des équipes et de gens compétents pour gouverner. Ils savent par contre quel bulletin ils mettront dans l’urne. On peut ignorer cette France, la mépriser&amp;nbsp;: il n’empêche qu’elle existe, et il faudra bien en tenir compte. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4369083812050416321-6693858309178113662?l=chroniquesremy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/feeds/6693858309178113662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4369083812050416321&amp;postID=6693858309178113662&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6693858309178113662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4369083812050416321/posts/default/6693858309178113662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://chroniquesremy.blogspot.com/2011/03/une-certaine-france-profonde.html' title='Une certaine &quot;France profonde&quot;'/><author><name>Rémy HELPIQUET</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15282700982604960845</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://2.bp.blogspot.com/-ILw6cD6RNtw/Tl6PIDuVzNI/AAAAAAAAATk/gWSy6MGpVJA/s220/P5202856.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4369083812050416321.post-6911447820750486891</id><published>2011-03-15T09:02:00.000+01:00</published><updated>2011-03-15T09:02:00.591+01:00</updated><title type='text'>Problèmes énergétiques</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Les écologistes s’en donnent à cœur joie&amp;nbsp;: il faut un grand débat sur le nucléaire, aux prochaines présidentielles. Le grave accident en cours, à la centrale de Fukushima, au nord-est du Japon, relance effectivement la question. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et de rappeler les grands accidents de l’histoire du nucléaire, en Angleterre, aux Etats-Unis, en ex-Union Soviétique. Et de se poser la question des risques du nucléaire français, risques de raz-de-marée pour les centrales en bord de mer, et risques sismiques, pour certains sites hypothétiquement exposés. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La centrale de Fukushima était construite pour parer à un tremblement de terre. Mais les équipements n’y ont pas suffi. Il ya eu un problème de refroidissement, quand la terre a tremblé, et une explosion. Cette centrale est ancienne. Elle devait bientôt fermer. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et on relance le débat, également, sur la vétusté du parc nucléaire français, du bien-fondé des prolongations de centrales au-delà de leur durée initialement prévue. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais il y a trois questions, derrière ces débats sur la sécurité du nucléaire&amp;nbsp;: les besoins énergétiques de la France, la nécessaire indépendance énergétique, à une époque où le pétrole atteint des prix inégalés, pour ne pas creuser le déficit de la balance commerciale, et la question de l’emprunte écologique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Car le nucléaire est une énergie propre, lorsqu’elle est bien maîtrisée. Elle ne rejette pas de CO2, contrairement à une centrale à charbon, ou une centrale au fioul. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Et la facture énergétique serait extrêmement couteuse, si, dans les années soixante-dix, n’avait pas été fait le choix du vaste programme nucléaire français, s’il fallait encore produire avec des centrales au fioul. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Mais on peut renoncer, à moyen terme, au nucléaire, si on juge qu’il y a danger, si on juge que le stockage des déchets &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;est problématique. Mais dans ce cas, il faut des énergies de substitution. L’éolien et le solaire ne suffisent pas. Et d’ailleurs, dès qu’un projet éolien est lancé, des associations de riverains se constituent, et crient haut et fort à la nuisance engendrée par les hélices. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;Il reste deux autres solutions, en matière énergétique&amp;nbsp;: l’exploitation des vastes réserves de gaz de schiste, dans le sud-est de la France, les hypothétiques réserves de pétrole et huiles de schiste, dans le bassin parisien, et les probables vastes champs de pétrole au large de la Guyane. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Calibri;"&gt;La France a peut-être les moyens d’un grand virage énergétique. Mais les écologistes refusent l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste, pour préserver les paysages, et parce qu’il y aurait des dangers, et parce que cette technique serait dangereuse. Et ils refusent la recherche pétrolière, et une éventuelle exploitation, du pétrole guyanais, au nom de la préservation de la faune et de la flore. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: jus
